Chaque trimestre, en parallèle à l'édition du Bordager, le Président du C.G.M.P. fera sur cette page son édito.
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La Rose Préférée Epître à Madame R. C.. Par Mademoiselle Marie Carpantier |
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Dans ces calmes et frais jardins Créés par vous, pleins de vous-même Laissez-moi planter de mes mains Des roses la rose que j'aime, Non pas cette reine des fleurs Fixant des yeux la préférence, qu'on voit, belle avec assurance, Au grand jour livrer ses couleurs; - Mais une rose humide et pâle, Aux parfums même contestés, Une triste enfant du Bengale Qui ne plaît qu'aux yeux attristés. Hélas! Voilà pourquoi je l'aime! La nature, bonne aux humains, quelquefois, par un doux emblème, Sympathise avec nos chagrins. Le cœur, dans une fleur légère Croit se retrouver quelquefois ; La mienne est faible et solitaire : Son histoire a dicté mon choix. Elle se plaît loin de la foule, Elle est modeste en ses besoins ; Et, simple, son destin s’écoule Sans art, sans faste et sans témoins. Sous l’ombrage où l’aurore cueille Ses trésors purs et délicats, Inclinée, elle se recueille, Et puis semble rêver tout bas…. Qui sait ce qu’enferme son rêve ? Un sentiment peut l’animer ! … Par l’amour, vers Dieu tout s’élève : La fleur qu’on aime… doit aimer ! Oh ! berce ton rêve en silence, Timide rose au fond des bois ! Fuis ces jardins d’où l’opulence Chasse la nature aux abois. Là, vois-tu le dédain superbe, Le faux goût, la fausse grandeur, Te fouleraient ainsi que l’herbe, Sans deviner ta fraîche odeur. «Arrachez la plante insipide, Diraient-ils ; ses jets abondants Volent à l’arbuste splendide L’espace et les sucs fécondants.» Et de leurs édens, rejetée Bientôt sur d’arides guérets, De tous les biens déshéritée O ma pauvre sœur, tu mourrais !… |
Donnez à ma fleur un asile, Chère amie, et qu'auprès de vous, Dans quelque massif bien tranquille, Ses jours s'écoulent pleins et doux! - Qu’elle et moi, longtemps attachées Par le nœud d’un commun bonheur Nous ne soyons jamais fauchées De votre sol, de votre cœur ! - Que parfois, elle vous rappelle, Quand de vivre, j’aurai cessé, Qu’aimante et rêveuse comme elle, Un jour près de vous, j’ai passé !… Que surtout elle vous redise Les purs instants que je vous dois ! Et s’il se peut qu’elle traduise Mes pensers répétés cent fois, Elle dira que, sur la terre, Dieu n’a rien offert à nos yeux Qui plus que vous soit bon, sincère, Loyal quand même, et généreux ! - Elle dira que la souffrance En vous voyant perd son fiel ; Que vous lui rendez l’espérance, Et par vous qu’elle croit au ciel. - Que vous relevez dans l’orage Un esprit souvent abattu ; Que vous retrempez sa vertu En l’armant d’un nouveau courage. - Que de l’auguste Vérité, Par vos mains jamais travestie, Au monde de l’iniquité Vous n’avez point fait une hostie ! Et quand le siècle erre, sans foi, De tous ses intérêts complice, Elle dira que la justice Est votre unique et sainte loi ! Ah ! si de tant de nobles choses, Douce fleur, tu fais les récits, La plus somptueuse des roses Près de toi n’aura qu’un vain prix. Qu’elle s’enivre d’être belle ! Toi, dis ce qu’on a raconté, Et tu l’emporteras sur elle Comme le cœur sur la beauté ! |
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L'Article 61 du Code civil est ainsi rédigé : Toute personne qui justifie d'un intérêt légitime peut demander à changer de nom. La demande de changement de nom peut avoir pour objet d'éviter l'extinction du nom porté par un ascendant ou un collatéral du demandeur jusqu'au quatrième degré. Le changement de nom est autorisé par décret. Ainsi, légalement, dans le monde entier, ce patronyme Caffieri peut être porté par quiconque en ferait la demande; de plus cette affirmation d'extinction peut servir d'alibi à un farfelu qui voudrait le transformer en nom d'usage. Bien sûr, j'ai un droit d'opposition auprès de la CNIL mais le mensonge est public et elle ne pourra jamais contrôler tous les copier/coller. Nature des patronymes Cicéron, dans « La nature des dieux, Livre I, 121 » écrit : Nemo, nec deus nec homo » ,Personne, ni dieu ni homme Nemo est la définition de l'inexistence d'un être vivant, qu'il soit d'essence divine ou humaine. Ce mot décrit une matière inerte, un minéral. Une antithèse le «sui generis» a servi de fondement à l'application des Lois promouvant l'édification des monuments aux morts de la Guerre de 14-18. Le maire de la commune devait obtenir le consentement «sui generis» de la famille des disparus avant d'inscrire le nom sur le monument. Le philosophe Émile Durkheim définit cette expression comme étant la totalité du vécu d'un être humain avec les souvenirs laissés à ses proches qui en sont ses dépositaires. |
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Jean – Jacques CAFFIERI
Jean-Jacques CAFFIERI
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