ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

par Jean-Pierre DELAPERRELLE
selon ses articles du quotidien Le Maine Libre
Recopie intégrale.



- Index des patronymes étudiés en 2010-

ANGOT - AUDOIN, AUDOUIN - BAYSSE - BEDOUINEAU - BESSON - BODY - BROHAN - BLOT - CASSIN - CEDELLE - CHIRON - COIFFARD - COUAILLIER - COURATIN - DAVEAU - DESNOS - DEVEAU - DOUTRELOUP - FAURE - FESSARD - FOULON - GABORY - GAIGNON - GAUFRETEAU - GIROD - HUAUMÉ - HUBLAIN - HUET - JARRY - JOYER - JUBIN - LAMOUREUX - LANTERNIER - LASNE - MALHERBE - MEIGNANT - MERCIER - MOIZEAU - MORILLE - PELLÉ - PELTIER - PINARD - POUPAULT - POURRIAU - SURIRAY - TAUBIN - VALLÉE - - -




Edition ... septembre 2010

DOUTRELOUP
Il habitait la maison construite de l’autre côté du Loup, comme le fleuve côtier (48 km) des Alpes-Maritimes. Jadis, beaucoup de Doutreloup habitaient en Belgique.

FESSARD
Homme doté de grosses fesses.
Des Fessard à Gené vers 1775 en Maine-et-Loire, Saint-Rémy-du-Plain (1623), Saint-Julien-sur-Sarthe (1754) dans la Sarthe.

GAIGNON
Jadis un "gaignon" désignait un chien méchant puis, avec le temps, un homme de même caractère.
Des Gaignon à Niort-Fontaine (1745) en Mayenne, Athenay (1698), Moncé-en-Belin (1730), Souligné-sous-Vallon (1698), Fercé (1678) dans la Sarthe. Le salon de coiffure de Gaston Gaignon se tenait rue Gambetta, au Mans, en 1925.
650 Gaignon de nos jours, vers le 12.600e rang. La Sarthe domine nettement.

GIROD
Équivalent de Giraud, découle du nom germanique "Gerhard" formé avec "ger-" lance et "-hard" dur, fort.
Ce patronyme se rencontrait souvent, autrefois, dans le Jura, la Savoie.
Aujourd’hui, 4.700 Girod proches de la 1.100e position.

HUAUMÉ
Ce nom pourrait évoquer l’orme (l’arbre). Des Huaumé demeuraient à Sablé (1663) dans la Sarthe.
Un ébéniste Huaumé vivait à Sablé-sur-Sarthe dans les années 1960.

HUET
Patronyme d’origine germanique construit avec "Hugo" dérivant de "hug-" intelligence.
Des familles Huet à Contigné (1612), Mazé (1652), Longué (1654), Morannes (1624), Vergonnes (1639) en Maine-et-Loire, Le Bailleul vers 1705, Loué (1694) dans la Sarthe.
Le cocher Raoul Huet résidait rue Saint-Pavin-des-Champs, au Mans, en 1925.
26.000 Huet, en ce siècle, vers le 125e rang.

JUBIN
Dérive de Jaubert qui provient du nom germanique "Gautberht" de "gaut-" les Goths et "-berht" brillant, illustre.
Des familles Jubin à Saint-Germain-des-Prés (1663), Le Petit-Paris (1716), Bouchemaine (1668), Épiré (1666), Angers (1571) en Maine-et-Loire, Laigné-en-Belin (1579), Écommoy (1572) dans la Sarthe, Brecé (1700) en Mayenne.
Le forgeron Jacques Jubin résidait rue du Cornet, à Angers, en 1931.
Les 1.100 Jubin pointent, aujourd’hui, vers la 7.200e place.

LASNE
Vient de l’"asne", l’âne de nos jours, surnom d’un homme têtu.
Des lignées Lasne à Huillé (1713), Durtal vers 1760, Daumeray (1696) en Maine-et-Loire, Crissé (1784), Mont-Saint-Jean (1707), Semur-en-Vallon (1719) dans la Sarthe.
Lasne, un sculpteur, résidait rue du Pré-Pigeon, à Angers, en 1931.
Un rang proche du 2.900e pour 2.300 Lasne. La Sarthe vient en tête.



Edition ... Juin 2010

BAYSSE
Baysse ou Vaysse ont été attribués à des personnes originaires de lieux nommés La Vaisse souvent plantés de noisetiers. Il peut aussi désigner un chemin creux, donc celui qui demeure auprès. Des familles Baysse seulement dans le sud du pays voici bien longtemps (Tarn, Aveyron). Des Baisse à Bonnétable (1694), Parigné-l’évêque (1732) en Sarthe. Ce patronyme peu répandu de nos jours, compte approximativement 150 représentants.

COIFFARD
Il portait, fabriquait ou vendait des coiffes. Des familles Coiffard à Jallais (1677), Andrezé vers 1750, La Jubaudière (1694), Saint-Pierre-Montlimart vers 1625 en Maine-et-Loire, Les Epesses (1709) en Vendée. 1500 Coiffard aujourd’hui principalement en Maine-et-Loire. Le cocher Coiffard résidait rue de l’Ile-Neuve, à Saumur, en 1931.

FAURE
Dans le sud de la France, Faure est une des formes de forgeron. Des souches Faure à Ballon (1756), Les Loges (1782), Bonnétable (1721), Sainte-Croix (1686) dans la Sarthe, Angers (1660) en Maine-et-Loire, Laval (1677) en Mayenne, Jonzac (1770) en Charente-Maritime. L’étude du notaire Faure se situait boulevard Delhumeau-Plessis, à Cholet, en 1931.

GABORY
Patronyme évoquant une plaisanterie, une moquerie. Des souches Gabory à Chalonnes (1677), Liré vers 1665, Drain (1720), La Pommeraye (1719) en Maine-et-Loire, Assé-le-Boisne (1670) dans la Sarthe, Craon (1620) en Mayenne, Nantes (1667) en Loire-Atlantique. Mme Gabory tenait un commerce de modes rue Jean-Bodin, à Angers, en 1931. Aux environs de 600 Gabory de nos jours, surtout en Maine-et-Loire.

HUBLAIN
Forme de Hubert qui dérive du patronyme germanique "Hugberht" formé avec "hug-" intelligence et "-berht" brillant, illustre. Des souches Hublain à Parthenay (1707) dans les Deux-Sèvres, Conlie (1686) dans la Sarthe, Montourtier (1776) en Mayenne. Des Hublin au Mans (1680) dans la Sarthe.

MALHERBE
Schématiquement "mauvaise herbe". Des lignées Malherbe à Angrie (1708), Neuville (1645), Challain-la-Potherie (1730), Loiré (1725) en Maine-et-Loire, Athis-de-l’Orne (1741) dans l’Orne, Izé (1696), Chammes (1753) en Mayenne, Conlie (1682), Thorigné-sur-Dué (1663), Parennes (1612), La Flèche (1769), Tennie (1692) en Sarthe. Hippolyte Malherbe était distillateur, en 1925, avenue Yzeuville, au Mans. Un millier de Malherbe vivent aujourd’hui.

MOIZEAU
Il résidait près d’une rive humide, d’une rivière. De nombreux Moizeau, jadis, en Vendée comme à Landevieille (1764). N’oublions pas une famille Moiseau à Saint-Cosme-de-Vair (1788) dans la Sarthe.

PELLÉ
"Petit poil" est un sens possible. Toutefois, on ne peut éliminer le surnom d’un chauve, attribué à Pelier. Des familles Pellé à Noyen (1777), La Flèche (1675), Le Mans (1720) dans la Sarthe, Saint-Aubin-de-Luigné (1743), Chemillé (1753) en Maine-et-Loire. En 1925, l’affaire du ferblantier Honoré Pellé, se tenait rue Nationale, au Mans. Une place voisine de la 1200e pour les 4500 Pellé, de nos jours.

PINARD
Vient de pin désignant l’arbre ou la pomme de pin. Pinard, terme apparu en 1616, pour désigner un vin ordinaire, fut popularisé pendant la Première Guerre Mondiale. Les familles Pinard ne manquent pas en Maine-et-Loire comme à épiré (1660), Gené vers 1655, Bécon-les-Granits (1681), Angers vers 1690, Longué (1659), en Sarthe à La Flèche (1641), Auvers-le-Hamon (1684), Loué (1692), Chassillé (1723), Brûlon (1651). Joachim Pinard, visiteur au réseau des chemins de fer de l’état, demeurait rue de la Corderie, au Mans, en 1925. En ce siècle, environ 4 500 Pinard, se situent bien après le 1000e rang.

POUPAULT
Dérivant du latin "puppa", il désigne une personne à visage d’enfant. Patronyme du centre de la France comme à Amboise (1643) en Indre-et-Loire, mais aussi à Thuré (1673) en Vendée. Des lignées Poupeau à Assé-le-Boisne (1605), Les Loges (1676) dans la Sarthe. La famille Poupault gérait l’établissement Brisset de la place Grégoire-Bordillon, à Angers, en 1931.

SURIRAY
Ce serait le surnom d’un homme souriant. Des Suriray jadis en Normandie à Cahan (1686), Caligny (1730) dans l’Orne, évron (1789) en Mayenne. De nos jours il faut compter environ 250 Suriray.

TAUBIN
Patronyme qui pourrait dériver de "taub", "sourd" en allemand. Les familles Taubin étaient absentes de nos régions dans les temps anciens. Le patronyme Taubin était classique en Poitou-Charente, comme à Poitiers (1678) dans la Vienne.



Edition ... Avril 2010

AUDOIN, AUDOUIN
Patronyme d’origine germanique "Aldowin" de "alt-" vieux et "-win" ami. La forme Audoin était la plus courante dans les temps anciens. On la trouvait à Villevêque (1625), Bouchemaine (1602), Villemoisan (1677), épiré (1619), Savennières (1618), Beaupréau (1621) en Maine-et-Loire. De nos jours, les Audouin sont les plus nombreux, plus de 2.000 alors qu’il faut compter un bon millier d’Audoin. Dans les 2 cas, le Maine-et-Loire domine.
HAUDOIN : Des souches Haudoin à Brain-sur-Authion (1651), Pouancé (1708) en Maine-et-Loire.

BEDOUINEAU
Nom de famille pouvant dériver de la racine "bed-" dont le sens s’approche de "personne sans grande culture". Des familles Bedouineau à Saint-Georges-sur-Loire (1672), épiré (1712) en Maine-et-Loire.

BODY
Patronyme d’origine germanique découlant de "bod-" messager. Des souches Body à Yzernay (1782), Coron (1689) en Maine-et-Loire. En 1931, M. Body vendait bois et charbons rue Vauvert, à Angers. Aux alentours de 1.200 Body, aujourd’hui. Le Maine-et-Loire en comporte le plus, suivi de la Loire-Atlantique.

BROHAN
Une origine bretonne en raison d’un nom de lieu ou encore dérivant de "broc’h" le blaireau, en cette langue. De nombreuses lignées Brohan en Bretagne comme à Limerzel (1772) dans le Morbihan, ou Créhen (1773) en Côtes-d’Armor. En ce XXIe siècle, les Brohan sont un petit millier.

CEDELLE
Deux origines possibles avec "ceda" signifiant abandonner en occitan, ou "cedat" personne rédigeant les écrits. Patronyme typique de l’Indre comme à Chavin (1695). Environ 200 Cedelle de nos jours vers la 45.000e place.

CHIRON
Chiron est un nom de lieu d’origine en Maine-et-Loire, Charente, Vendée… Des familles Chiron à épiré (1762), Freigné (1742), La Renaudière (1722) en Maine-et-Loire, Saint-Symphorien (1745) en Vendée, Bouloire (1759), Le Grand-Lucé (1640), Parigné-l’évêque (1671), Ruaudin (1737) dans la Sarthe. E. Chiron fabriquait des toiles, rue de Nantes, à Cholet, en 1931. Approximativement 5.500 Chiron, en ce début de siècle, vers le 900e rang. Le Maine-et-Loire en regroupe le plus.

COURATIN
Il s’agit vraisemblablement d’un maquignon, d’un revendeur. Des Couratin en Indre-et-Loire comme à Ligueil (1653). En 1925, édouard Couratin, résidant rue Mangeard, au Mans, était employé de magasin. Il faut compter plus de 200 Couratin de nos jours.

DAVEAU
Daveau désigne une personne qui demeure en aval du village. Des souches Daveau à Châteauneuf-sur-Sarthe (1719), écouflant (1811) en Maine-et-Loire, Mézeray (1671), Chemiré-en-Charnie (1731), Montbizot (1791) dans la Sarthe. En 1931, le magasin de nouveautés Daveau bordait la rue du Puits-Neuf, à Saumur. Environ 700 Daveau pour une place proche de la 12.000e aujourd’hui.

DESNOS
Il peut s’agir du fils d’Enos, ou énoch, personnage biblique, ou désigne celui qui provient d’une "noue", un endroit humide, ou encore d’un lieu de ce nom. Ce patronyme s’écrit aussi Desnoes. Des Desnos à Crissé (1725), Tennie (1670), Vivoin (1743), Le Mans (1700) dans la Sarthe, Voutré (1753) en Mayenne. En 1925, Mme veuve Théophile Desnos était sabotière place édouard-de-la-Boussinière, au Mans. A peu près 2 000 Desnos de nos jours, occupant une position voisine de la 2 500e. La Loire-Atlantique domine, 2e la Sarthe, 4e la Mayenne.

JARRY
Il peut évoquer un rat, un bâton de chêne, ou être un toponyme désignant un hameau, voire un terrain inculte ! Des Jarry à Sargé-lès-Le Mans (1656), Le Mans (1650), Noyen-sur-Sarthe (1652), Changé (1699) dans la Sarthe, Argentan (1579) dans l’Orne, Saint-Quentin-en-Mauges (1768), Le Lion-d’Angers (1732), Angers (1506), Le Louroux-Béconnais (1686), Neuvy-en-Mauges (1719) en Maine-et-Loire. En 1925, si Albert Jarry occupe le poste de sous-directeur aux Nouvelles Galeries au Mans, Alfred… est chauffeur d’auto ! Environ 8.000 Jarry aujourd’hui, approchant la 600e place.

JOYER
"Joye" est l’ancienne forme de "joie", et Joyer en dérive, il désigne quelqu’un de joyeux. Des lignées Joyer à Botz-en-Mauges (1741), La Romagne (1672), Le Pin-en-Mauges (1676), Le Puiset-Doré (1683) en Maine-et-Loire. Joyer est principalement un nom de familles du Nord-Pas-de-Calais. Aux alentours de 200 Joyer en ce XXIe siècle.

LANTERNIER
Patronyme en rapport avec les lanternes : il les fabriquait, les vendait, ou devait allumer et entretenir les lanternes publiques. Nom de familles inconnu dans nos régions, dans les temps anciens, hormis au Mans, paroisse de la Couture (1627). Aujourd’hui, les Lanternier avoisinent le 22.000e rang avec plus de 400 représentants.

MEIGNANT
Nom de famille que l’on trouve aussi écrit Maignan ou Lemaignan, attribué à un chaudronnier ambulant ou découle du terme germanique "magin" force. Des Meignant à Houssay et Maisoncelles-du-Maine vers 1650 en Mayenne, Champtocé-sur-Loire (1827), Angers (1691), Le Voide (1602) en Maine-et-Loire. Ce département en regroupe le plus, de nos jours.

MERCIER
L’origine en est le latin "merciarius". Au Moyen Age un mercier était un commerçant, souvent non spécialisé. Des souches Mercier à Longué (1687), Varennes (1531), Saumur (1588), Vernantes (1714), Le Pin-en-Mauges (1653) en Maine-et-Loire, Beaumont-sur-Sarthe (1627), Fyé (1719), Piacé (1683), Le Lude (1627), René (1684) dans la Sarthe, Bellou-le-Trichard (1729) dans l’Orne. En 1925, Louis Mercier tenait une maison de blanc, place de la République, au Mans. En 1931, l’hôtel de l’écu de Bretagne, place de Bretagne, à Angers, était tenu par la famille Mercier. Les actuels porteurs du nom vivent plutôt dans le Nord-Pas-de-Calais. Pour l’ensemble du pays, il faut en compter aux alentours de 55.000, vers la 30e position.



Edition ... 1er trimestre 2010

ANGOT
Origine germanique avec "Ansgaud" de "ans-" nom de dieu et "-gaud" les Goths. Des souches Angot à Moncé-en-Saosnois (1720), Champaissant (1757), Nauvay (1771) dans la Sarthe, Villepot (1772) en Loire-Atlantique. L’abbé Angot, un véritable érudit, écrivit des ouvrages d’une grande utilité pour tous les historiens concernés par la Mayenne. En 1925, l’hôtel-bar des Messageries, boulevard de la Gare, au Mans, est tenu par M. Angot. L’épicerie Angot se dresse rue de Paris, à Angers, en 1931. De nos jours, la Mayenne vient en 3e position pour ce nom de famille.

BESSON
Nom de famille découlant de "bes" double, besson a signifié jadis, en français, "jumeau". Des lignées Besson à Bécon-les-Granits (1601), Villemoisan (1658), Saint-Georges-sur-Loire (1671) en Maine-et-Loire, Bouloire (1793), Tresson (1736) dans la Sarthe. En 1925, au Mans, Marcel Besson vend des meubles quai Ledru-Rollin, et Raymond est coutelier, rue de la Galère. Au Café du Nord, tenu par Louis Besson, rue de la Chalouère, à Angers, chacun peut pratiquer le jeu de boules. Près de 20.000 Besson de nos jours, aux alentours de la 200e place.

BLOT
Il peut provenir de bel : beau, grand, agréable, ou d’un nom de lieu. Des familles Blot ou Belot, patronymes extrêmement fréquents jadis en Sarthe à Ségrie (1653), Assé-le-Riboul (1622), Montreuil-le-Henri (1618), Volnay (1630), en Maine-et-Loire à Vergonnes vers 1630, échemiré (1779). J. Blot, jardinier-fleuriste, demeure rue de Bourgneuf à Cholet, en 1931. Plus de 13.000 Blot, de nos jours, vers la 330e place. La Sarthe se tient dans le peloton de tête.

CASSIN
Provient de "casse" le chêne ou de saint Cassianus. Des familles Cassin à Corzé (1657), Cerqueux-de-Maulévrier (1681), Saint-Laurent-de-la-Plaine (1730 en Maine-et-Loire, Dollon (1694) dans la Sarthe. En ce siècle, le Maine-et-Loire compte le plus de Cassin suivi de la Loire-Atlantique.

COUAILLIER
Le verbe "couaillier" signifiait crier comme un corbeau (kwa) donc ce nom a qualifié celui qui criait souvent. Des souches Couaillier à Pontvallain (1678), Laigné-en-Belin (1791), Spay (1751) dans la Sarthe. Dans le Saosnois (Sarthe) et le Perche-Gouet (Eure-et-Loir) vivaient des familles Couailler / Couaillier à la fin du XVIIe siècle. Dans les 350 Couaillier de nos jours, vers le 25.000e rang.

DEVEAU
Il peut désigner la maison construite dans la vallée, ou encore un personnage placide, nonchalant. Des lignées Deveau à Mozé-sur-Louet (1762), Doué-la-Fontaine (1701) en Maine-et-Loire. A. Deveau est menuisier rue de la Vendée à Cholet, en 1931. Environ 650 Deveau en ce début de siècle, pointant vers le 1.600e rang. Le Maine-et-Loire dans le peloton de tête.

FOULON
Le foulon était un ouvrier qui feutrait les étoffes de laine par le foulage. De nombreux moulins à eau étaient des moulins à foulon. Des familles Foulon à Vautorte (1684) en Mayenne, Saint-Rémy-de-Sillé (1720), Crissé (1663) dans la Sarthe. Parmi les Foulon, chefs de famille au Mans, en 1925, relevons Gustave, tailleur, avenue Jean-Jaurès, et Léonard, employé d’octroi, route de Ruaudin. 8.000 Foulon approximativement, de nos jours, après la 600e position.

GAUFRETEAU
Une origine germanique avec les racines "wald-" gouverner et "-frid" paix. Des lignées Gaufreteau à Précigné (1647) dans la Sarthe, Chemiré-sur-Sarthe (1680) en Maine-et-Loire. De nos jours, le Maine-et-Loire en concentre le plus.

LAMOUREUX
Ne pas chercher trop loin, c’est l’amoureux ! Des lignées Lamoureux à Teillé (1741), Saint-Mars-sous-Ballon (1669), Montaillé (1778) dans la Sarthe, Chéméré-le-Roi au XVIe siècle en Mayenne, érigné (1665), Grez-Neuville vers 1700 dans le Maine-et-Loire. Joseph Lamoureux est charpentier aux Sablons, au Mans, en 1925. Le menuisier Lamoureux réside rue Paul-Bert à Saumur, en 1931. Plus de 3.500 Lamoureux aujourd’hui.

MORILLE
Jadis la personne atteinte de la maladie dite "morille" devenait noire. Des souches Morille à Jallais (1687), La Jubaudière (1706), Saint-Martin-du-Bois (1629), La Poitevinière (1734) en Maine-et-Loire, Petit-Auverné (1728) en Loire-Atlantique. En 1925, Théophile Morille, domicilié route de Sablé, au Mans, est homme d’équipe. Le salon de coiffure pour dames Morille se tient rue de l’Aiguillerie, à Angers, en 1931. Aujourd’hui, 1.100 Morille environ, d’abord en Maine-et-Loire, puis en Vendée.

PELTIER
Le peltier ou pelletier préparait les peaux, il vendait les fourrures. On rencontrait des Peltier à Dollon (1664), Coudrecieux (1691), Yvré-le-Pôlin (1682) dans la Sarthe, Loiré (1683), Andigné (1678), érigné (1713) dans le Maine-et-Loire. Jules Peltier dirige les Nouvelles Galeries, au Mans, en 1925. Victor Peltier fabrique des bouchons, rue de la Poissonnerie à Angers, en 1931. En ce siècle, 15.000 Peltier au 280e rang. La Sarthe 3e et le Maine-et-Loire 5e.

POURRIAU
Il cultivait et vendait des poireaux. Des souches Pourriau à Sargé (1651), Yvré-l’évêque (1617), Savigné-l’évêque (1724) dans la Sarthe. Une centaine de Pourriau de nos jours vers la 88.000e position. La Sarthe domine.

VALLÉE
Il demeurait dans une maison construite dans un val ou il provenait d’un lieu nommé ainsi. Des lignées Vallée à Saint-Michel-de-Chavaignes (1708), Coudrecieux (1676), Saint-Mars-de-Ballon vers 1650, Soulitré (1798) dans la Sarthe, La Pommeraye (1786), Ségrie (1722), Les Alleuds (1662) dans le Maine-et-Loire. En 1925, au Mans, Auguste Vallée résidant rue du Halage, est porteur à la gare. Aujourd’hui, plus de 15.000 Vallée occupent une place voisine de la 250e. La Sarthe vient dans le peloton de tête.




 Retour à l'accueil  Retour aux Menus