ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

par Jean-Pierre DELAPERRELLE
selon ses articles du quotidien Le Maine Libre
Recopie intégrale.



- Index des patronymes étudiés en 2008-

BOISSÉ - BONJOUR - BOUTRUCHE - BOUYER - BRETESCHE - BRION - BURET - CHEDHOMME - COMBREAU - DEROUET - FALET - FERRAND - GUILLARD - GUYARD - HUGRON - JOUET - LAFAY - LEDUC - LEVACHER - MASSERON - MAUNY, MAULNY - MIGNONNEAU - ROBERT - SERVAT - SIMONIN - SUAUD - SUET - TAILLANDIER - TOUPIN - -




Edition ... juillet 2008

BOUTRUCHE
Nom de tonnelier, "boutre" désignant un tonneau. Des familles Boutruche à Chemiré-en-Charnie (1764), Mont-Saint-Jean (1695), Saint-Denis-d’Orques (1789) dans la Sarthe, Bourgon (1656) en Mayenne, Angers (1601), Saint-Philbert-du-Peuple (1683) dans le Maine-et-Loire. Louis Boutruche domicilié rue Lafayette, au Mans, est représentant de commerce, en 1925. Une famille Boutruche vit dans le quartier Saint-Pavin, au Mans, à la fin du XXe siècle.

BRION
Deux étymologies possibles avec un dérivé du patronyme d’origine germanique Aubry ("elfe" et "puissant"); l’autre fait appel à un toponyme, les communes nommées ainsi ne manquant pas. Saint-Pierre-des-Bois (1694), Saint-Ouen-en-Champagne (1719), Vallon-sur-Gée (1625), Brûlon (1737) dans la Sarthe, Fontevrault (1601), Mazé (1604), Bourg (1645) en Maine-et-Loire. En 1925, au Mans, Albert et Robert Brion exercent la profession de boucher, au 96 du boulevard de la République (avenue de la Libération de nos jours); Paul, résidant rue de Mulhouse, est employé d’octroi. Plus de 3500 Brion de nos jours, avec une place de l’ordre de la 1600e.

FERRAND
La chevelure grise de celui qui se nomme ainsi est l’origine de ce nom. Des Ferrand à Savennières (1706), Saint-Martin-Fouilloux (1743), Briollay (1606) en Maine-et-Loire, Rahay (1706), Vancé (1662), Vibraye (1686), Le Breil-sur-Mérize (1659) dans la Sarthe, Nantes (1693), Le Bignon (1622), Saffré (1644), Héric (1600) en Loire-Atlantique. La Loire-Atlantique vient en 5e position de nos jours. Auguste Ferrand est menuisier rue de Belfort, au Mans, en 1925. Aujourd’hui, aux environs de 15000 Ferrand pour un rang voisin du 240e.

LEDUC
Nom de dignité attribué souvent à celui qui se tient au service d’un duc; il peut aussi être donné à l’homme qui se prend au sérieux comme un personnage très important. Des souches Leduc à Brissarthe (1701), Savennières (1631), Morannes (1640), Saint-Pierre-du-Lac (1629) en Maine-et-Loire, Rouez-en-Champagne (1684), Piacé (1683) dans la Sarthe. Parmi les chefs de famille Leduc vivant au Mans, en 1925: Gaston, plombier rue du Petit-Paradis; Henri, chapelier rue Gambetta; la veuve de Louis, résidant rue Saint-Victeur, ouvrière aux tabacs; Prosper, marchand d’huile en demi-gros… 13000 Leduc environ aujourd’hui aux alentours de la 250e place.

LEVACHER
Personne qui garde les vaches. Des familles Levacher à Rouessé-Vassé (1620), Parennes (1775), Mont-Saint-Jean (1719) dans la Sarthe, Grez-Neuville (1692), Louvaines (1700), Bouillé-Ménard (1706) en Maine-et-Loire. René Levacher, habitant chemin de Saint-Pavace, au Mans, est commis aux contributions en 1925. En 1er la Seine-Maritime, la Sarthe dans le peloton de tête en ce début de siècle.



Edition ... juin 2008

BOUYER
Forme de Bouvier, personne qui garde, qui mène les bœufs. Des souches Bouyer à Pruillé-l’Éguillé (1612), Jupilles (1616), Le Mans (1588) dans la Sarthe, Andezé (1635), La Renaudière (1605), Saint-Germain-sur-Moine (1650), Champtoceaux (1669) en Maine-et-Loire, Le Bourneuf-La Forêt (1770) en Mayenne. 4500 Bouyer de nos jours, avec un rang voisin du 1200e. La Loire-Atlantique domine suivie de la Charente-Maritime.

JOUET
Un nom de lieu d’origine constitue une des explications concernant l’origine de ce patronyme. Des Jouet à La Tourlandry (1599), Bourgueil (1666), Savennières (1619), Avrillé (1648) en Maine-et-Loire, Laval vers 1600, Louverné (1703) en Mayenne, Cogners (1618), La Chapelle-Huon (1647), Dollon (1766), Saint-Calais (1586) dans la Sarthe. François Jouet, résidant rue Nationale, exerce le métier de forgeron, Jean Jouet tient un estaminet rue Barbier, au Mans, en 1925. En ce début de siècle, 2800 Jouet approximativement, avec une position approchant la 2300e. Le Maine-et-Loire vient en 2e position.

TOUPIN
Nom attribué à un artisan qui réalise des pots de terre, ou qui les vend. Des Toupin à Chevillé (1737), Avessé (1711), Maigné (1653), Vallon-sur-Gée (1668), Joué-en-Charnie (1678) dans la Sarthe. Patronyme largement répandu en Bretagne. Fernand Toupin tient une épicerie chemin de Saint-Pavace, au Mans, en 1925. 1200 Toupin aujourd’hui, venant vers la 6700e place. La Sarthe en rassemble le plus.



Edition ... mai 2008

BONJOUR
Des Bonjour à Mamers (1707) dans la Sarthe, Levaré (1744) en Mayenne, Champteussé-sur-Baconne (1688), Marigné (1788), Montreuil-sur-Maine (1676) en Maine-et-Loire. En 1925, Émile Bonjour est cordonnier, rue du Pré au Mans. De nos jours bien peu de Bonjour résident dans nos régions.

BURET
Il fabriquait ou vendait des burettes, ces petits récipients qui contenaient l’eau ou le vin pour la messe. Des souches Buret à Bonnétable (1673), Nogent-le-Bernard (1701), Beaufay (1772) dans la Sarthe, Gené (1619), Angers (1665), Vern-d’Anjou (1780), Morans (1709) en Maine-et-Loire, Loiron (1761) en Mayenne, Sérigny (1724) dans l’Orne. En ce début de siècle, aux environs de 3000 Buret vers le 3000e rang.

CHEDHOMME
Chef, tête, celui qui mène des hommes. Des Ched’homme à Vezot (1727), Saint-Vincent-des-Prés (1793) dans la Sarthe. Des familles Chedhomme à Louvigné (1670) en Mayenne, Marolles-les-Braults (1680), Roullée (1698), Monhoudou (1723) dans la Sarthe. En ce début de siècle, aux environs de 300 Chedhomme ; la Sarthe vient en 2e position.

MAUNY, MAULNY
Nom de lieu. Des souches Maulny à La Bohalle (1676), Saint-Mathurin-sur-Loire (1705) en Maine-et-Loire, Mézières-sous-Ballon (1692), Souillé (1690) dans la Sarthe. Des Mauny à Rouez-en-Champagne (1683), Le Grez (1684) dans la Sarthe. Autour d’un millier de Mauny de nos jours, avec une place dépassant la 8000e. La Sarthe se tient dans le groupe de tête. En 1925, rue des Jacobins au Mans, demeurent deux Auguste Mauny, l’un, conducteur de travaux, l’autre, commerçant en appareils et fournitures pour l’électricité.

SUET
Homme doux, tranquille. Des familles Suet à Parennes (1740), Rouez-en-Champagne (1793), Neuvillette-en-Charnie (1707), Pirmil (1716), La Suze (1785) dans la Sarthe. En 1925, Louis Suet, de la rue de l’Ormeau, est ouvrier boulanger. Aujourd’hui le Finistère, le sud Bretagne et la Sarthe se placent dans les premiers.



Edition ... février 2008

BOISSÉ
Celui qui mesure une certaine quantité de blé à l’aide d’une boisse. Ce pourrait très bien être aussi le nom attribué à la personne originaire de villages nommés Boissé, Boisset qui ne manquent pas en France (Cantal, Hérault, Haute-Loire…). D’autre part il existe Boëssé-le-Sec, près de La Ferté-Bernard, dont la prononciation est pratiquement identique ! Une famille Boessé à la Suze vers 1700 dans la Sarthe, des Boisset à La Pouëze (1735) en Maine-et-Loire. En 1925, Pierre Boissé, employé aux chemins de fer, réside rue de Châteaudun, au Mans.

DEROUET
Forme dérivée d’ «Androu» venant lui-même d’André. De nombreux Derouet à Noëllet (1702), Épiré (1695), Angrie (1710), Loiré (1729) en Maine-et-Loire, Parennes (1718), Sillé-le-Guillaume (1785), Mont-Saint-Jean (1775), Ruaudin (1685) dans la Sarthe, Aron (1715), Évron (1682) en Mayenne. En 1925, bien des Derouet demeurent au Mans, tels Auguste, employé d’octroi route de Tours ; Désirée, rue Richedoué, ouvrière aux Tabacs; Henri, rue Jean-Nicot, sellier… De nos jours, plus de 3500 porteurs du nom avec une place proche de la 1500e. L’Orne et la Mayenne dans le peloton de tête.

GUYARD
Nom de personne d’origine germanique «Withard» de «wit» bois et «hard» dur, fort. Des souches Guyard à Laval vers 1600 en Mayenne, Gené vers 1690, Miré (1686) en Maine-et-Loire, Clermont-Créans (1654), Le Mans (1704), Prévelles (1733), Mézeray (1750), Marçon (1669) dans la Sarthe. Auguste, restaurateur place de la République et Madeleine, caissière, rue d’Isaac, font partie des familles Guyard du Mans, en 1925. Dans les 5000 Guyard vers le 1000e rang dans les années 2000.

MASSERON
Autre forme de Massier, nom attribué à celui qui est le porteur de masse, le sergent à masse. Une famille Masseron à Lonlay-l’Abbaye (1787) dans l’Orne, une autre à Lassay-les-Châteaux vers 1800 en Mayenne. Aujourd’hui, ils sont nombreux dans le Finistère et dans l’Orne.

ROBERT
Nom de personne d’origine germanique «Hrodberht» de «hrod-» gloire et «-berht» brillant, illustre. Les Robert sont très nombreux: Crulay (1716) dans l’Orne, Bourg-d’Iré (1719), Chazé-sur-Argos (1719), Drain (1611), Tiercé (1725), Épiré (1644) dans le Maine-et-Loire, Touches (1757), Erbray (1714), Grand-Auverné (1783) en Loire-Atlantique, Aron (1768), Poulay (1681) en Mayenne, Saint-Jean-de-la-Motte (1697), Soulitré (1736), Mayet (1697, Avoise (1820) dans la Sarthe. Parmi tous les Robert habitant Le Mans en 1925, relevons: Alice, rue de l’Abattoir, mécanicienne; Émile, rue Coëffort, apiculteur; le veuve Henri, restauratrice au Café de France, place de la République; Jules, rue d’Eichtal, corroyeur. Robert, un des patronymes les plus portés en ce XXIe siècle, avec environ 100000 porteurs du nom.

SIMONIN
Dérive de Simon, prénom biblique provenant de l’hébreu «Shim’on» avec le sens de « Dieu a entendu ». Des Simonin au Louroux-Béconnais (1630) en Maine-et-Loire. Aux alentours de 7000 Simonin dans notre pays avec une place voisine de la 700e, dans les années 2000. La Haute-Saône domine.

SUAUD
Patronyme d’origine germanique «Sudwald» de «sud-» le sud et «waldan» gouverner. Ce patronyme semble bien rare dans nos régions au cours des siècles passés. De nos jours, environ 400 Suaud en France, classant ce nom vers la 23000e position. La Sarthe vient dans le peloton de tête.

TAILLANDIER
Nom de métier attribué à celui qui fabrique les outils tranchants pour de nombreux artisans, notamment dans le domaine du bois. Plus tard taillandier va désigner aussi un tailleur d’habits. Des familles taillandier au Pin vers 1725 en Loire-Atlantique, au Louroux-Béconnais (1687) en Maine-et-Loire, d’autres à Beaumont-Pied-de-Bœuf et Luceau vers 1700 dans la Sarthe.



Edition ... janvier 2008

BRETESCHE
Terme de l’ancien français provenant de «brittisca» signifiant parapet crenelé. Breteche et Bretesche sont des patronymes assez courants en Loire-Atlantique et en Ille-et-Vilaine aujourd’hui.

COMBREAU
Nom de lieu d’origine, principalement en Anjou. En ce début de siècle, une petite centaine de Combreau classent ce patronyme vers la 110.000e place. Le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique viennent dans le groupe de tête.

FALET
Patronyme originaire du sud du pays qualifiant la personne aux cheveux couleur fauve, ou blond-roux. Un millier de Fallet placé vers le 7.000e rang de nos jours. Très peu de Falet.

GUILLARD
Nom de personne d’origine germanique dérivant de «Willihard» formé avec «will-» volonté et «-hard» dur, fort. Des Guillard au Mans (1731), Chahaignes (1692), Spay (1797) dans la Sarthe. Aujourd’hui, plus de 6.500 Guillard pour une place voisine de la 700e. La Sarthe en comporte beaucoup.

HUGRON
Il s’agit vraisemblablement d’une des nombreuses formes dérivées du nom de personne d’origine germanique «Hugo» dérivant de «hug» intelligence. Des familles Hugeron en Mayenne à Évron (1680), Saint-Georges-sur-Erve (1720). Pas de renseignements sur les Hugueron. Environ 200 Hugron assez nombreux en Loire-Atlantique aujourd’hui.

LAFAY
«fay» dé;rivant du latin «fagus» désigne le hêtre. Lafay correspond à une hêtraie, le lieu planté de hêtres. Des Laffay vivent à Laval vers 1600 en Mayenne. Déjà en 1925 et pendant longtemps, Pierre Lafay tient un atelier de photographe, avenue Jean-Jaurès au Mans. De nos jours, aux alentours de 800 Laffay (10.000e) et plus de 2.000 Lafay proches de la 3.000e place. Patronymes rares dans nos régions.

MIGNONNEAU
Découle de «Mignot» puis de «Mignon» avec le sens de gentil, gracieux. On trouve des souches Mignon à Saumur vers 1800 en Maine-et-Loire, Saint-Hilaire-le-Lierru (1703), Tuffé (1709) dans la Sarthe. Aux alentours de 200 Mignonneau bien rares dans nos régions aujourd’hui.

SERVAT
Forme du verbe «servare» garder, avec le sens de préserver du mal. De nos jours, un millier de Servat classés vers le 7.500e rang.




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