ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

par Jean-Pierre DELAPERRELLE
selon ses articles du quotidien Le Maine Libre
Recopie intégrale.



- Index des patronymes étudiés en 2008-

BOISSÉ - BONJOUR - BOUTRUCHE - BOUYER - BRETESCHE - BRION - BURET - CHEDHOMME - COMBREAU - DEROUET - FALET - FERRAND - FONTENAY - GANDON - GAILLARD - GÉLINEAU - GENESLAY - GENTY - GENTIL - GIRON - GOBIN - GUÉRET - GUILLARD - GUYARD - HUGRON - JOUET - LAFAY - LEDUC - LEVACHER - LIGEON - LOGEAIS - LOGER - MASSERON - MAUNY, MAULNY - MEUNIER - MIGNONNEAU - NICOLAS - PAGEOT - ROBERT - SERVAT - SIMONIN - SUAUD - SUET - TAILLANDIER - TESSIER - TOUPIN - -




Edition ... fin 2008

FONTENAY
Cette personne est originaire d’un lieu possédant une source, une fontaine ou nommé tout simplement Fontenay voire Fontenai (une vingtaine de communes et énormément de hameaux). Des souches Fontenay à Dissé-sous-Le-Lude (1782), Le Lude (1700), Luché (1648), Mayet (1708), Aubigné-Racan (1711) dans la Sarthe, Gennes (1666) en Maine-et-Loire. En 1925, Clément Fontenay est inspecteur aux Tramways de la Sarthe, rue Paul-Courboulay, au Mans. 380 Fontenay de nos jours, vers le 26000e rang. La Charente-Maritime vient en tête, suivie de la Loire-Atlantique (4e).

GANDON
Gandon dérive du francique "ganti" désignant l’oie sauvage. Des Gandon à Bernay (1640), Avoise (1629), Rouez-en-Champagne (1635), Loué (1723) en Sarthe, Combrée (1664) et Brissarthe (1660) en Maine-et-Loire. "Les Gandon papiers peints" siégeaient place de l’Éperon, au Mans, en 1925. Entre 4500 et 5000 Gandon, en ce début de siècle, aux environs de la 1200e place.

GAILLARD
Une origine celtique avec le sens de personne physiquement et moralement solide. Des Gaillard à Béhuard (1619), Savennières (1631), Brissarthe (1625), Avrillé (1639), Combrée (1701) dans le Maine-et-Loire, Lhomme (1622), Sainte-Cérotte (1639), Saint-Jean-de-la-Motte (1583), Volnay (1724) en Sarthe. Bien des Gaillard en 1925, au Mans : le charcutier de la rue Dorée ; Désiré, aiguilleur, domicilié rue des Charmes ; Henri, chauffeur d’auto, rue de la Mariette ; Marius coiffeur place Thiers… Aux environs de 40000 Gaillard aujourd’hui se classant vers la 70e place. La Loire-Atlantique se tient dans le peloton de tête.

GÉLINEAU
Il s’agit du petit du gelin, c’est-à-dire du poulet. Des souches Gélineau à Gené (1634), Ponts-de-Cé (1723), Segré (1676), Loiré (1697), Freigné (1806) … Loches (Indre-et-Loire) en 1824, des Géliniau (en 1667) à Vimarcé en Mayenne. Une famille Gélineau vivait au Mans dans les années 1956-1959. Encore un patronyme typique de notre région. Près de 1500 familles donnant un classement dépassant la 5200e place. Le Maine-et-Loire est leur 2e département pour le nombre.

GENESLAY
Nom de la personne provenant de Geneslay, paroisse située près de Bagnoles-de-l’Orne (61). Une souche Genelay à Saint-Pierre-du Lorouër (1703) ; des Geneslay à Châtillon-sur-Colmont (1740) dans la Mayenne, Coulombiers (1757), René (1787) en Sarthe. Les Geneslay, une centaine aujourd’hui, sont concentrés dans Paris et sa couronne. Le socialiste Félix Geneslay fut maire du Mans dans les années 1930.

GENTY
Patronyme qui provient de Gent caractérisant la personne agréable, sympathique. Gentil qui a la même origine se trouve à Joué-en-Charnie (1766) et Poillé-sur-Vègre (1744) en Sarthe, Savennières (1696) en Maine-et-Loire, Leblanc (1718) dans l’Indre, Saint-Christophe (1740), Rouziers (1615) en Indre-et-Loire, Jargeau (1770), Baule vers 1600 dans le Loiret. Plus de 5500 Genty pour une place dans les 1000 premiers patronymes français. L’Ariège en comporte le plus.

GENTIL
Des familles Gentil à Chalonnes-sur-Loire dans le Maine-et-Loire (1675), dans le Loiret à Thoré (1750), Avaray (1647). Environ 5000 Gentil pour un nom se classant vers la 1200e place. L’Eure-et-Loir en tête, 3e l’Orne.

GIRON
1. Dérive du nom de saint Géréon.
2. Patronyme porté par celui qui est originaire du lieu de Géron, dans l’Ain. Les Giron foisonnent près de la vallée de la Loire : La Chapelle-Saint-Sauveur (1720), Mézanger vers 1660 en Loire-Atlantique, Daon (1727) en Mayenne, Marillais (1698), Jumellière (1640), Sainte-Christine (1692) dans le Maine-et-Loire, dans l’Indre à Baudres (1814) et Sublaines (1702) en Indre-et-Loire. 2500 Giron avec une 2700e place environ. La Creuse en regroupe le plus, 4e la Loire-Atlantique, 5e le Loir-et-Cher.

GOBIN
Patronyme d’origine germanique "Godaberht" de "dieu" et "brillant, illustre". Des Gobin à Nogent-le-Bernard (1738), Coulombiers (1752), Mamers (1769) dans la Sarthe, Savennières (1610) en Maine-et-Loire. 3700 Gobin vers la 1600e place, aujourd’hui. La Loire-Atlantique en 1er, le Maine-et-Loire dans le groupe de tête.

GUÉRET
Nom de lieu comme la ville de la Creuse ou de divers hameaux. Il dérive du latin "vervactum" terre labourée, pas encore ensemencée. Des familles Guéret à Saint-Paterne (1715) en Indre-et-Loire, en Mayenne à Aron (1711), dans la Sarthe à Courgenard (1872), et dans le Maine-et-Loire à Louerré (1783), Gennes (1763), en Loire-Atlantique à Vertou (1890), et dans les Deux-Sèvres à Aubiers en 1831. Plus de 3000 personnes de ce nom qui vient en 3300e position environ. La Loire-Atlantique en a le plus, suivie du Maine-et-Loire. L’Indre-et-Loire arrive 5e.

LIGEON
Nom de personne d’origine germanique "Lietgard", de racines "leot-" peuple et "-gard" maison. On trouve des Ligeon à Précigné (Sarthe) en 1743. Un classement voisin du 38000e pour 250 porteurs du nom à peu près. En 1er la Dordogne.

LOGEAIS
Ce terme dérive de "loge" cabane couverte de branches et de feuillage, donc Logeais désigne celui qui y habite. Demeurent dans les loges, installées le plus souvent dans les forêts, les familles très pauvres, mais aussi ceux qui vivent, ou survivent, de leur travail du bois dans ces mêmes forêts. A remarquer que Les Loges désigne aussi une ancienne paroisse sarthoise proche de Coudrecieux ; elle y fut rattachée en 1808. Ce patronyme figure à Entrammes (1770), Laval (1761), Livré-la-Touche (1676) en Mayenne, Brûlon (1761), Loué (1770) dans la Sarthe, Cerqueux-de-Maulévrier sur 1721-1750 pour le Maine-et-Loire. Une place supérieure à la 5200e pour 1500 Logeais. 1er le Gers, 2e la Vendée, 3e les Deux-Sèvres.

LOGER
phonétiquement très proche, se retrouve dans le Loiret à Boiscommun, en 1680. De nos jours, 280 Loger (environ 36000e), surtout situés dans la Loire-Atlantique.

MEUNIER
Équivaut à Lemeunier ; c’est dû bien sûr à son activité dans un moulin. Des Meunier en Loire-Atlantique à Nantes (1695), dans le Maine-et-Loire à Saumur (1757), Tiercé (1659), Guédéniau (1742), Savennières (1664) … en Mayenne à Assé-le-Bérenger (1721), Chailland (1781), Évron (1754), dans l’Orne à Courthioust (1665), Saint-Cyr-la-Rosière (1759), dans la Sarthe à La Chapelle-Huon (1716), Lamnay (1713), Bessé-sur-Braye (1741), Mamers (1680), Noyen-sur-Sarthe (1745), dans le Loiret à Saint-Benoit-sur-Loire (1570), et Cinq-Mars (1682) en Indre-et-Loire. N’oublions pas les nombreux Meusnier ni Lemeunier voire Monnier. 36000 Meunier vers le 70e rang. Le Loir-et-Cher domine, 2e le Cher, 3e l’Indre-et-Loire, 5e l’Eure-et-Loire.

NICOLAS
Nom de personne et de baptême, dont l’origine gréco-latine est "Nicolaus". Des familles Nicolas à Assé-le-Riboul en 1698, René (1729) pour la Sarthe, Beaupréau vers 1700, Chemillé (1687), Longeron (1680), Andrezé (1673) en Maine-et-Loire, Montbazon (1676) en Indre-et-Loire, Saint-Denis-de-Joubet (1700) dans l’Indre, Elven (1756) dans le Morbihan, Blois (1634) en Loir-et-Cher. 45000 personnes de ce nom soit un classement vers la 40e place. Le Puy-de-Dôme vient en 1er, 5e l’Orne.

PAGEOT
Pageot ou Pajot, formes dérivées de Page ou Lepage. Un page était un jeune garçon, un valet. On trouvait des Pageot à Bouillé-Menard (1729), Saint-Georges-sur-Loire (1868) en Maine-et-Loire, La Suze vers 1580, Saint-Ouen-en-Champagne (1753) dans la Sarthe. Des lignées Pajot, à La Cornuaille (1676) en Maine-et-Loire, Joué-en-Charnie (1781), Lamnay (1710) dans la Sarthe. Environ 1250 Pageot aux alentours de la 6100e place. 2e la Vendée, 5e la Loire-Atlantique.

TESSIER
Tessier et ses variantes Teissier, Tissier, Taissier, Texier, Tixier… signifient tisserand. Tous ces termes dérivent du latin "texere" ... Des familles Taissier à Cerelles (1659) en Indre-et-Loire, Changé (1778) dans la Sarthe. Les graphies les plus "classiques" sont Tessier et Texier. Pour les Tessier : Joué-lès-Tours (1684), Beaumont-Village (1590), Saint-Antoine-du-Rocher (1699), Noyant (1654), Tours (1696) en Indre-et-Loire, Clisson (1810), Pouillé-les-Coteaux (1729), Pannecé (1759), Pin (1627), Trans-sur-Erdre (1706) en Loire-Atlantique, Drain (1752), Rosiers (1683), Montigné (1724), Andard (1693) en Maine-et-Loire, Alençon (1736) dans l’Orne, Le Lude (1706), Tuffé (1779), Pontvallain (1706) dans la Sarthe, Vaiges (1655), Courcité (1707), Entrammes (1659) en Mayenne. Pour les Texier à Villerperdue (1626) en Indre-et-Loire, dans de nombreuses paroisses d’Eure-et-Loir comme Francourville (1634), Yèvres (1707), Sainville (1642)… Ferrière (1851) en Vendée, Longué (1717), Mouliherne (1768), Saint-Lambert-des-Levées (1679) en Maine-et-Loire. Beaucoup de Tissier dans le Cher, le Loiret…à Chaudron-en-Mauges vers 1660 dans le Maine-et-Loire, et de Tixier à Saint-Sigismond (1757) en Maine-et-Loire. 17000 Tessier à un rang proche du 200e. Ce nom vient en tête en Vendée, 2e dans la Mayenne, 3e en Indre-et-Loire, 4e dans le Maine-et-Loire, 5e dans le Cher.



Edition ... juillet 2008

BOUTRUCHE
Nom de tonnelier, "boutre" désignant un tonneau. Des familles Boutruche à Chemiré-en-Charnie (1764), Mont-Saint-Jean (1695), Saint-Denis-d’Orques (1789) dans la Sarthe, Bourgon (1656) en Mayenne, Angers (1601), Saint-Philbert-du-Peuple (1683) dans le Maine-et-Loire. Louis Boutruche domicilié rue Lafayette, au Mans, est représentant de commerce, en 1925. Une famille Boutruche vit dans le quartier Saint-Pavin, au Mans, à la fin du XXe siècle.

BRION
Deux étymologies possibles avec un dérivé du patronyme d’origine germanique Aubry ("elfe" et "puissant"); l’autre fait appel à un toponyme, les communes nommées ainsi ne manquant pas. Saint-Pierre-des-Bois (1694), Saint-Ouen-en-Champagne (1719), Vallon-sur-Gée (1625), Brûlon (1737) dans la Sarthe, Fontevrault (1601), Mazé (1604), Bourg (1645) en Maine-et-Loire. En 1925, au Mans, Albert et Robert Brion exercent la profession de boucher, au 96 du boulevard de la République (avenue de la Libération de nos jours); Paul, résidant rue de Mulhouse, est employé d’octroi. Plus de 3500 Brion de nos jours, avec une place de l’ordre de la 1600e.

FERRAND
La chevelure grise de celui qui se nomme ainsi est l’origine de ce nom. Des Ferrand à Savennières (1706), Saint-Martin-Fouilloux (1743), Briollay (1606) en Maine-et-Loire, Rahay (1706), Vancé (1662), Vibraye (1686), Le Breil-sur-Mérize (1659) dans la Sarthe, Nantes (1693), Le Bignon (1622), Saffré (1644), Héric (1600) en Loire-Atlantique. La Loire-Atlantique vient en 5e position de nos jours. Auguste Ferrand est menuisier rue de Belfort, au Mans, en 1925. Aujourd’hui, aux environs de 15000 Ferrand pour un rang voisin du 240e.

LEDUC
Nom de dignité attribué souvent à celui qui se tient au service d’un duc; il peut aussi être donné à l’homme qui se prend au sérieux comme un personnage très important. Des souches Leduc à Brissarthe (1701), Savennières (1631), Morannes (1640), Saint-Pierre-du-Lac (1629) en Maine-et-Loire, Rouez-en-Champagne (1684), Piacé (1683) dans la Sarthe. Parmi les chefs de famille Leduc vivant au Mans, en 1925: Gaston, plombier rue du Petit-Paradis; Henri, chapelier rue Gambetta; la veuve de Louis, résidant rue Saint-Victeur, ouvrière aux tabacs; Prosper, marchand d’huile en demi-gros… 13000 Leduc environ aujourd’hui aux alentours de la 250e place.

LEVACHER
Personne qui garde les vaches. Des familles Levacher à Rouessé-Vassé (1620), Parennes (1775), Mont-Saint-Jean (1719) dans la Sarthe, Grez-Neuville (1692), Louvaines (1700), Bouillé-Ménard (1706) en Maine-et-Loire. René Levacher, habitant chemin de Saint-Pavace, au Mans, est commis aux contributions en 1925. En 1er la Seine-Maritime, la Sarthe dans le peloton de tête en ce début de siècle.



Edition ... juin 2008

BOUYER
Forme de Bouvier, personne qui garde, qui mène les bœufs. Des souches Bouyer à Pruillé-l’Éguillé (1612), Jupilles (1616), Le Mans (1588) dans la Sarthe, Andezé (1635), La Renaudière (1605), Saint-Germain-sur-Moine (1650), Champtoceaux (1669) en Maine-et-Loire, Le Bourneuf-La Forêt (1770) en Mayenne. 4500 Bouyer de nos jours, avec un rang voisin du 1200e. La Loire-Atlantique domine suivie de la Charente-Maritime.

JOUET
Un nom de lieu d’origine constitue une des explications concernant l’origine de ce patronyme. Des Jouet à La Tourlandry (1599), Bourgueil (1666), Savennières (1619), Avrillé (1648) en Maine-et-Loire, Laval vers 1600, Louverné (1703) en Mayenne, Cogners (1618), La Chapelle-Huon (1647), Dollon (1766), Saint-Calais (1586) dans la Sarthe. François Jouet, résidant rue Nationale, exerce le métier de forgeron, Jean Jouet tient un estaminet rue Barbier, au Mans, en 1925. En ce début de siècle, 2800 Jouet approximativement, avec une position approchant la 2300e. Le Maine-et-Loire vient en 2e position.

TOUPIN
Nom attribué à un artisan qui réalise des pots de terre, ou qui les vend. Des Toupin à Chevillé (1737), Avessé (1711), Maigné (1653), Vallon-sur-Gée (1668), Joué-en-Charnie (1678) dans la Sarthe. Patronyme largement répandu en Bretagne. Fernand Toupin tient une épicerie chemin de Saint-Pavace, au Mans, en 1925. 1200 Toupin aujourd’hui, venant vers la 6700e place. La Sarthe en rassemble le plus.



Edition ... mai 2008

BONJOUR
Des Bonjour à Mamers (1707) dans la Sarthe, Levaré (1744) en Mayenne, Champteussé-sur-Baconne (1688), Marigné (1788), Montreuil-sur-Maine (1676) en Maine-et-Loire. En 1925, Émile Bonjour est cordonnier, rue du Pré au Mans. De nos jours bien peu de Bonjour résident dans nos régions.

BURET
Il fabriquait ou vendait des burettes, ces petits récipients qui contenaient l’eau ou le vin pour la messe. Des souches Buret à Bonnétable (1673), Nogent-le-Bernard (1701), Beaufay (1772) dans la Sarthe, Gené (1619), Angers (1665), Vern-d’Anjou (1780), Morans (1709) en Maine-et-Loire, Loiron (1761) en Mayenne, Sérigny (1724) dans l’Orne. En ce début de siècle, aux environs de 3000 Buret vers le 3000e rang.

CHEDHOMME
Chef, tête, celui qui mène des hommes. Des Ched’homme à Vezot (1727), Saint-Vincent-des-Prés (1793) dans la Sarthe. Des familles Chedhomme à Louvigné (1670) en Mayenne, Marolles-les-Braults (1680), Roullée (1698), Monhoudou (1723) dans la Sarthe. En ce début de siècle, aux environs de 300 Chedhomme ; la Sarthe vient en 2e position.

MAUNY, MAULNY
Nom de lieu. Des souches Maulny à La Bohalle (1676), Saint-Mathurin-sur-Loire (1705) en Maine-et-Loire, Mézières-sous-Ballon (1692), Souillé (1690) dans la Sarthe. Des Mauny à Rouez-en-Champagne (1683), Le Grez (1684) dans la Sarthe. Autour d’un millier de Mauny de nos jours, avec une place dépassant la 8000e. La Sarthe se tient dans le groupe de tête. En 1925, rue des Jacobins au Mans, demeurent deux Auguste Mauny, l’un, conducteur de travaux, l’autre, commerçant en appareils et fournitures pour l’électricité.

SUET
Homme doux, tranquille. Des familles Suet à Parennes (1740), Rouez-en-Champagne (1793), Neuvillette-en-Charnie (1707), Pirmil (1716), La Suze (1785) dans la Sarthe. En 1925, Louis Suet, de la rue de l’Ormeau, est ouvrier boulanger. Aujourd’hui le Finistère, le sud Bretagne et la Sarthe se placent dans les premiers.



Edition ... février 2008

BOISSÉ
Celui qui mesure une certaine quantité de blé à l’aide d’une boisse. Ce pourrait très bien être aussi le nom attribué à la personne originaire de villages nommés Boissé, Boisset qui ne manquent pas en France (Cantal, Hérault, Haute-Loire…). D’autre part il existe Boëssé-le-Sec, près de La Ferté-Bernard, dont la prononciation est pratiquement identique ! Une famille Boessé à la Suze vers 1700 dans la Sarthe, des Boisset à La Pouëze (1735) en Maine-et-Loire. En 1925, Pierre Boissé, employé aux chemins de fer, réside rue de Châteaudun, au Mans.

DEROUET
Forme dérivée d’ «Androu» venant lui-même d’André. De nombreux Derouet à Noëllet (1702), Épiré (1695), Angrie (1710), Loiré (1729) en Maine-et-Loire, Parennes (1718), Sillé-le-Guillaume (1785), Mont-Saint-Jean (1775), Ruaudin (1685) dans la Sarthe, Aron (1715), Évron (1682) en Mayenne. En 1925, bien des Derouet demeurent au Mans, tels Auguste, employé d’octroi route de Tours ; Désirée, rue Richedoué, ouvrière aux Tabacs; Henri, rue Jean-Nicot, sellier… De nos jours, plus de 3500 porteurs du nom avec une place proche de la 1500e. L’Orne et la Mayenne dans le peloton de tête.

GUYARD
Nom de personne d’origine germanique «Withard» de «wit» bois et «hard» dur, fort. Des souches Guyard à Laval vers 1600 en Mayenne, Gené vers 1690, Miré (1686) en Maine-et-Loire, Clermont-Créans (1654), Le Mans (1704), Prévelles (1733), Mézeray (1750), Marçon (1669) dans la Sarthe. Auguste, restaurateur place de la République et Madeleine, caissière, rue d’Isaac, font partie des familles Guyard du Mans, en 1925. Dans les 5000 Guyard vers le 1000e rang dans les années 2000.

MASSERON
Autre forme de Massier, nom attribué à celui qui est le porteur de masse, le sergent à masse. Une famille Masseron à Lonlay-l’Abbaye (1787) dans l’Orne, une autre à Lassay-les-Châteaux vers 1800 en Mayenne. Aujourd’hui, ils sont nombreux dans le Finistère et dans l’Orne.

ROBERT
Nom de personne d’origine germanique «Hrodberht» de «hrod-» gloire et «-berht» brillant, illustre. Les Robert sont très nombreux: Crulay (1716) dans l’Orne, Bourg-d’Iré (1719), Chazé-sur-Argos (1719), Drain (1611), Tiercé (1725), Épiré (1644) dans le Maine-et-Loire, Touches (1757), Erbray (1714), Grand-Auverné (1783) en Loire-Atlantique, Aron (1768), Poulay (1681) en Mayenne, Saint-Jean-de-la-Motte (1697), Soulitré (1736), Mayet (1697, Avoise (1820) dans la Sarthe. Parmi tous les Robert habitant Le Mans en 1925, relevons: Alice, rue de l’Abattoir, mécanicienne; Émile, rue Coëffort, apiculteur; le veuve Henri, restauratrice au Café de France, place de la République; Jules, rue d’Eichtal, corroyeur. Robert, un des patronymes les plus portés en ce XXIe siècle, avec environ 100000 porteurs du nom.

SIMONIN
Dérive de Simon, prénom biblique provenant de l’hébreu «Shim’on» avec le sens de « Dieu a entendu ». Des Simonin au Louroux-Béconnais (1630) en Maine-et-Loire. Aux alentours de 7000 Simonin dans notre pays avec une place voisine de la 700e, dans les années 2000. La Haute-Saône domine.

SUAUD
Patronyme d’origine germanique «Sudwald» de «sud-» le sud et «waldan» gouverner. Ce patronyme semble bien rare dans nos régions au cours des siècles passés. De nos jours, environ 400 Suaud en France, classant ce nom vers la 23000e position. La Sarthe vient dans le peloton de tête.

TAILLANDIER
Nom de métier attribué à celui qui fabrique les outils tranchants pour de nombreux artisans, notamment dans le domaine du bois. Plus tard taillandier va désigner aussi un tailleur d’habits. Des familles taillandier au Pin vers 1725 en Loire-Atlantique, au Louroux-Béconnais (1687) en Maine-et-Loire, d’autres à Beaumont-Pied-de-Bœuf et Luceau vers 1700 dans la Sarthe.



Edition ... janvier 2008

BRETESCHE
Terme de l’ancien français provenant de «brittisca» signifiant parapet crenelé. Breteche et Bretesche sont des patronymes assez courants en Loire-Atlantique et en Ille-et-Vilaine aujourd’hui.

COMBREAU
Nom de lieu d’origine, principalement en Anjou. En ce début de siècle, une petite centaine de Combreau classent ce patronyme vers la 110.000e place. Le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique viennent dans le groupe de tête.

FALET
Patronyme originaire du sud du pays qualifiant la personne aux cheveux couleur fauve, ou blond-roux. Un millier de Fallet placé vers le 7.000e rang de nos jours. Très peu de Falet.

GUILLARD
Nom de personne d’origine germanique dérivant de «Willihard» formé avec «will-» volonté et «-hard» dur, fort. Des Guillard au Mans (1731), Chahaignes (1692), Spay (1797) dans la Sarthe. Aujourd’hui, plus de 6.500 Guillard pour une place voisine de la 700e. La Sarthe en comporte beaucoup.

HUGRON
Il s’agit vraisemblablement d’une des nombreuses formes dérivées du nom de personne d’origine germanique «Hugo» dérivant de «hug» intelligence. Des familles Hugeron en Mayenne à Évron (1680), Saint-Georges-sur-Erve (1720). Pas de renseignements sur les Hugueron. Environ 200 Hugron assez nombreux en Loire-Atlantique aujourd’hui.

LAFAY
«fay» dé;rivant du latin «fagus» désigne le hêtre. Lafay correspond à une hêtraie, le lieu planté de hêtres. Des Laffay vivent à Laval vers 1600 en Mayenne. Déjà en 1925 et pendant longtemps, Pierre Lafay tient un atelier de photographe, avenue Jean-Jaurès au Mans. De nos jours, aux alentours de 800 Laffay (10.000e) et plus de 2.000 Lafay proches de la 3.000e place. Patronymes rares dans nos régions.

MIGNONNEAU
Découle de «Mignot» puis de «Mignon» avec le sens de gentil, gracieux. On trouve des souches Mignon à Saumur vers 1800 en Maine-et-Loire, Saint-Hilaire-le-Lierru (1703), Tuffé (1709) dans la Sarthe. Aux alentours de 200 Mignonneau bien rares dans nos régions aujourd’hui.

SERVAT
Forme du verbe «servare» garder, avec le sens de préserver du mal. De nos jours, un millier de Servat classés vers le 7.500e rang.




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