ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

par Jean-Pierre DELAPERRELLE
selon ses articles hebdomadaires du quotidien Le Maine Libre
Recopie intégrale d'un article de chaque mois.



- Index des patronymes étudiés en 2007-

AUDRIN - AUGEREAU - ANGEVIN / LANGEVIN - BALTAIS - BERSON - BIDAULT - BLOUIN - BOISTEAU - BOURDIN - BOURGOUIN / BOURGOIN - BRÉCHET - BRECQUEHAIS - BURGAUD/BOURGAUD - CAQUINEAU ou CAQUINAUD - CHABOT - CHANTEAU - CHAUVIN - CHEVREUIL - COIGNARD / COGNARD - CORBION - CORLAY - CORMIER - COURTIN - COUSTURIER - COUTELLE - CRISON - CUREAU - EVANNO - ÉVEILLEAU - FENIOU - FILLON - FOUCHARD - FRÉMOND ou FRÉMONT - GARNAVAULT - GODEFLEAU - GRANZY - GRUDÉ - GUILLAUME - GUION ou GUYON - HAGUET - HAMELIN - HANTRAYE - HARDOUIN - HARDY/HARDI - HERBERT - HESNAULT - HUARD ou HUART - KOCH - LAMBERT - LANDREAU - LANGLOIS - LE HIR - LÉQUIPÉ - MABILLEAU - MAQUET - MAURETTA - MEIGNEN / MAIGNAN - MOIRET - MOREAU - PACOUREAU - PAILLAT - PATILLON - RAVIGNÉ - RÉTIF - RÉMIN - REVERDY - ROULLIER - SAUVAGE - SÉNÉGAL - SIRODEAU ou SIRODOT - THORETTON / TORETON - THYREAU - TOURNEMINE -




Edition ... novembre / décembre 2007

AUDRIN
Ancien nom de baptême breton, formé avec «alt» élevé et «roen» royal. Une famille Audrin est signalée à Naizin (1767) dans le Morbihan. En 1925, François Audrin employé de bureau, demeure boulevard Carnot, au Mans. De nos jours, près de 200 Audrin, situés vers le 60000e rang. La Loire-Atlantique vient en 3e position.

CHEVREUIL
Dérive du latin «capreolus» chevreau, a désigné celui qui est agile comme le chevreuil. Des Chevreuil à Vritz (1807), Villepôt vers 1775 en Loire-Atlantique, Poillé-sur-Vègre (1696), Teloché (1811), Sainte-Cérotte vers 1750, Auvers-le-Hamon (1768), Louplande (1726) dans la Sarthe. Louis Chevreuil, marchand de bestiaux, habite rue Coëffort, René, loueur de fiacres, loge rue des Deux-Frères, et Mme Chevreuil exploite un commerce de photographie, 102 rue Nationale, au Mans, en 1925. Aujourd’hui environ 750 Chevreuil, se situent aux environs de la 11000e position. La Sarthe et la Mayenne se situent dans les tout premiers départements.

CORMIER
Arbre qui caractérise une maison ; nom attribué à la personne qui vit dans cette maison, ou qui en vient. Des souches Cormier à Saint-Jean-de-la-Motte (1790), Rouillon (1780), Pontvallain (1610), Parigné-l’Évêque (1754), Changé (1630), Bouloire (1727) dans la Sarthe, Mazé (1724), Sermaise vers 1625, Beaufort-la-Vallée (1676) en Maine-et-Loire, Erbray (1691) en Loire-Atlantique, Niafles (1642) en Mayenne. En 1925, Camille Cormier tient une papeterie-librairie, place de la Préfecture. 6000 Cormier vers le 900e rang. La Sarthe et la Mayenne occupent les 2 meilleures positions.

COUTELLE
Et sa forme ancienne Coustelle proviennent de «couste» colline. Des familles Coutelle à Évron (1707), Daon vers 1670 en Mayenne, Mont-Saint-Jean (1743), Sillé-le-Guillaume (1630), Rouez (1650), Crissé (1783) dans la Sarthe. Dans les années 1945-1958, M. Coutelle dirigea avec bonheur l’école primaire Marceau, rue du Puits-de-la-Chaîne, et le cours complémentaires Marceau, rue Paul-Courboulay, au Mans. 600 Coutelle pour une 15000e place. Le Haut-Rhin domine.

LAMBERT
Patronyme d’origine germanique, venant de «Landberht» de «Land» pays et «berht» brillant, illustre. Les Lambert ne manquent pas dans nos régions : en Loire-Atlantique à Pannecé (1729), Belligné vers 1775, Joué-sur-Erdre (1760), en Maine-et-Loire à Gené vers 1635, Saint-Lambert-du-Lattay (1724), Andard (1642), Brion (1644), Pruniers (1706), dans la Sarthe à Écommoy (1718), Soulitré (1669), Jupilles (1741), Challes (1660), Moitron (1659), Le Mans (1676). En 1925, Charles Lambert, conseiller municipal du Mans, réside boulevard Jean-Jacques Rousseau ; Gustave, habitant Grande-rue, travaille aux tramways à vapeur; Henriette et Aline sont couturières, rue du Cogner. Ce nom très répandu dans le Maine-et-Loire est porté par plus de 50000 personnes, ce qui le place vers le 25e rang des patronymes en France.

SÉNÉGAL
Ce pourrait être une déformation de Sénécal, dérivant de sénéchal, nom de dignité. Le sénéchal, sorte d’équivalent de bailli, avait possédé au Moyen Age des pouvoirs politiques, administratifs, financiers, judiciaires et militaires. Avec le temps bien de ces attributions lui échappèrent. Voici quelques années, le nom de Sénégal (Jean-Michel) atteint les sommets du basket français !



Edition ... septembre / octobre 2007

BRECQUEHAIS
Ce pourrait bien être la composition des deux racines, l’une germanique «brecha» fracture, et l’autre latine «haisia» haie.

CORLAY
Nom de lieu, Corlay étant une commune des Côtes-d’Armor. Il s’agit donc d’un patronyme attribué à une personne originaire de Corlay ou de ses environs. Approximativement 400 Corlay pour une place de 2800e. En tête le Morbihan, 2e les Côtes-d’Armor.

FENIOU
Patronyme dérivant de l’ancien français «fenier» marchand de foin. 400 porteurs du nom, avec une place voisine de la 25000e. L’Aveyron domine.

GRUDÉ
Autrefois, le gru désignait le gruau, mais aussi le fruit sauvage. Grudé en découlerait-il ? François Grudé, devenu plus tard François Grudé de la Croix du Maine, naquit au Mans en 1552. Il édite à Paris, en 1584, une œuvre monumentale «La Bibliothèque Françoise (sic) écrite entre ses 17 et 27 ans. Il y traite de la vie des évêques du Mans, des comtes du Maine, des personnages les plus illustres de cette province... Des Grudé à Meigné-le-Vicomte (1640) dans le Maine-et-Loire, à Montourtier (1704), Torcé-en-Charnie (1773), Saint-Georges-sur-Erve (1676) en Mayenne, Coulombiers (1770), Vivoin vers 1780, Saint-Germain-de-la-Coudre (1821), Le Breil-sur-Mérize (1640), Le Mans Saint-Benoît (1732) dans la Sarthe. En 1925, Albert Grudet vend des crépins rue Gambetta et René est forgeron, rue de la Grande-Maison. Environ 500 Grudé de nos jours (19000e position). La Sarthe vient en tête.

HERBERT
Nom de personne d’origine germanique «Hariberht» de «hari-» armée et «-berht» brillant, illustre. Herbert Éveille-Chien fut comte du Maine dans la 1ère moitié du XIe siècle. On lui attribue - selon l’historien André Bouton – la première frappe des monnaies mansoises. Des souches Herbert à Beaupréau (1798), Maignanne (1766), Longeron vers 1540, Loiré avant 1700 en Maine-et-Loire, Nort-sur-Erdre (1691) en Loire-Atlantique. A peu près 3200 Herbert se situant vers le 2000e rang. 1er en Charente-Maritime, 4e dans l’Orne et 5e en Mayenne.

HUARD ou HUART
Patronyme dérivant de «Hue» lui-même découlant de Hugues ayant une origine germanique «Hugo» de «hug» intelligence. Des familles Huard à Saint-Georges-le-Gaultier (1631), Avesnes (1708), Voivres (1732), La Suze (1728) dans la Sarthe, Soudan (1673) en Loire-Atlantique, Vernantes (1757) en Maine-et-Loire et une foule en Mayenne à Courcité (1715), Ernée (1743), Launay-Villiers (1690), Saint-Pierre-des-Landes (1774), Mayenne (1734) … En 1925, Mme Georges Huard tient une épicerie avenue Léon-Bollée et Louis Huard exerce la profession de galochier rue des Ponts-Neufs. De nos jours, 4800 Huard environ, se plaçant vers le 1150e rang. C’est en Mayenne que ce nom occupe sa meilleure place. 4700 Huart (1200e), avec les Ardennes comme département de prédilection.



Edition ... août 2007

ANGEVIN / LANGEVIN
Nom attribué à celui qui provient de l’Anjou. Des souches Angevin à Mont-Saint-Jean (1639), Saint-Léonard-des-Bois (1669), Domfront (1600), Douillet-le-Joly (1717) dans la Sarthe, Izé (1716) en Mayenne, Bléré (1642),Chedigny (1774) en Indre-et-Loire. Pour les Langevin : Grez-Neuville vers 1750, Meignanne (1707), Vern-d’Anjou (1692), Breille-les-Pins (1695) en Maine-et-Loire, Parennes (1714), Rouessé-Vassé (1756) dans la Sarthe. Au Mans en 1925 : les frères Langevin sont menuisiers rue Carnot et Gustave, médecin rue Pierre-Belon. De nos jours 1200 Angevin pour un rang proche du 6500e. La Sarthe vient en tête. Au sujet des Langevin : 4000 personnes, 1500e. La Sarthe domine encore, 5e l’Orne.

BOURGOUIN / BOURGOIN
Plusieurs possibilités parmi lesquelles : originaire de la Bourgogne ou de la ville de Bourgoin, ou encore patronyme dérivé du nom de personne germanique Burgwin de «burg-» endroit fortifié et «-win» ami. Des familles Bourgouin à Trans (1684), Oisseau (1714)) en Mayenne, Saint-Paterne (1730) en Indre-et-Loire, Changé (1762), Tuffé (1730), Saint-Corneille (1580), Nogent-sur-Loir (1732), Bonnétable (1730) dans la Sarthe. Des familles portant l’un de ces noms résident au Mans en 1925 : Gabriel, sergent au 117e d’Infanterie ; Jean, tonnelier rue Crochardière. Aujourd’hui, un millier de Bourgouin (6000e). En premier l’Indre-et-Loire, 3e le Loir-et-Cher, 4e la Sarthe, 5e l’Ille-et-Vilaine. Pour les Bourgoin : 6500 et 8000e place environ. L’Aube en connaît la plus grande proportion, 2e l’Orne.

COIGNARD / COGNARD
Provient du latin «cuneus» coin, nom donné à un belliqueux. Des Coignard à Vern-d’Anjou (1732), Le Plessis-Grammoire avant 1750, Angers vers 1795 en Maine-et-Loire, Sainte-Suzanne (1748), Arquennay (1776) en Mayenne. Des familles Cognard à Chartres (1704) en Eure-et-Loir, L’Aigle (1753), Longny-au-Perche vers 1780 dans l’Orne, Loué (1714) en Sarthe. En 1925, Auguste Coignard, marchand forain, demeure au Mans, route de Sablé. A peu près 1800 Coignard pour une place proche de la 4200e. Beaucoup vivent en Corse, ensuite viennent la Mayenne, 4e le Maine-et-Loire. Au sujet des Cognard il faut en compter environ 3000 se classant aux alentours du 2000e rang. En premier la Vienne, 5e l’Indre-et-Loire.

COUSTURIER
Celui qui coud, patronyme attribué à un tailleur. Des Cousturier à Saint-Rémy-la-Varenne (1674) en Maine-et-Loire. Des Couturier à Saint-Georges-de-la-Couée (1797), Savigné-sous-le-Lude (1690) dans la Sarthe. 150 Cousturier avoisinant la 65000e place. C’est dans les Hautes-Alpes qu’ils occupent leur meilleure position.

FOUCHARD
Nom de personne d’origine germanique «Folchard» de «folc-» peuple et «-hard» dur, fort. Des Fouchard à Chalonnes-sur-Loire (1724), Montjean-sur-Loire (1775), Gennes (1765), Pommeraye vers 1670 en Maine-et-Loire, Degré (1700), Le Mans (1795), Piacé (1776), Meurcé (1670) dans la Sarthe. En 1925, quelques familles Fouchard résident au Mans, comme celles d’Ernest, boulanger, rue Nationale ; René, chauffeur boulevard Émile-Zola, sans doute à l’usine à gaz. Maintenant, aux environs de 2500 Fouchard avec un rang proche du 2500e. La Sarthe 3e, 4e la Loire-Atlantique.

GARNAVAULT
Nom de personne d’origine germanique dérivé de «wari-» protection. Une famille Garnevault à La Bigottière (1640) en Mayenne. Mlle Marie Garnaveau demeure rue Rachel, au Mans, en 1925. Au nombre de 200 environ pour une place voisine de la 5500e. L’Eure-et-Loir semble être leur département de prédilection.

HARDOUIN
Nom de personne d’origine germanique Hardwin de «hard-» dur, fort et «-win » ami. Des souches Hardouin à Angers (1703), Bohalle (1757), Lassé (1645), Chavagnes (1749) en Maine-et-Loire, Daon (1728), Gesvres (1705) en Mayenne, Écommoy (1592), Vancé (1702), Bousse (1731), Teloché (1636) dans la Sarthe. Gaston Hardouin est maître maçon au Mans, en 1925, rue de la Grande-Maison. Aujourd‘hui, 6000 Hardouin approximativement, venant vers le 900e rang. C’est en Sarthe que leur proportion est la plus grande.

MEIGNEN / MAIGNAN
Patronyme attribué à un chaudronnier ambulant. Des familles Meignan à Andard (1677), Aviré (1709), Louroux-Béconnais (1639) en Maine-et-Loire, Houssay (1746) en Mayenne. Pour les Maignan : Maumusson (1682) en Loire-Atlantique, Joué-lès-Tours (1740) en Indre-et-Loire, Laval (1700) en Mayenne, Assé-le-Riboul (1718), Neuvillalais (1735), Saint-Victeur (1768) dans la Sarthe. De nos jours, 1500 Meignan et une place de l’ordre de la 5500e. En tête le Maine-et-Loire, 2e la Mayenne. En 1925, au Mans, une dizaine de foyers Maignan, parmi lesquels ceux d’Henri, ferblantier rue de l’Ormeau ; Léonard, cabaretier rue Gambetta ; Marguerite, modiste rue de la Rose. En ce XXIe siècle, il faut compter Maignan 3500 (1500e). L’Ille-et-Vilaine domine, 2e l’Orne, 4e la Sarthe.

RAVIGNÉ
Ce patronyme peut provenir de Ravigny, commune de la Mayenne, ou encore découler du vieux verbe français «ravignier» renouveler la vigne, dans ce cas c’est un surnom donné à un vigneron. Une famille Ravigné à Voutré (1669) en Mayenne. Une centaine de personnes venant vers le 105000e rang. La Sarthe en concentre le plus.

RÉTIF
Personne très indocile, récalcitrante. Des souches Rétif à Erbray (1694), Soudan (1729) en Loire-Atlantique, Daon vers 1650 en Mayenne, Sablé-sur-Sarthe (1751), Saint-Calais (1727), Noyen-sur-Sarthe (1755) dans la Sarthe, Sceaux-d’Anjou (1747) en Maine-et-Loire, Blois (1668) en Loir-et-Cher. En 1925, au Mans, Raoul Rétif est maître de jeux, rue Bobillot. Aujourd’hui, 2000 approximativement pour une place proche de la 3500e. Leur meilleur rang se situe en Eure-et-Loir, 4e la Sarthe.

THORETTON / TORETON
Dérivé de thorel, le taureau. Des familles appartenant à l’une ou l’autre écriture à Saint-Léonard-des-Bois (1711), Fyé (1630), Saint-Paul-le-Gaultier (1666) dans la Sarthe. Aujourd’hui une dizaine de Thoretton seulement occupant une place proche de la 210000e.



Edition ... juillet 2007

AUGEREAU
Nom de personne d'origine germanique "Adalgari" de "adal-" noble et "-gari" prêt. Des Augereau à Coron (1727), Yzernay (1782), Savennières (1741) en Maine-et-Loire, Bruffière (1741) en Vendée, Lavaré (1745) dans la Sarthe, Saint-Paterne (1662) en Indre-et-Loire. Un nom célèbre pour deux raisons au moins. Antoine Augereau, graveur de poinçons et imprimeur français (1485-1534) développe l'emploi des caractères de type romain en typographie. Pierre François Augereau (1757-1816) se distingue pendant la Campagne d'Italie et particulièrement à la bataille de Castiglione, puis par la suite à Iéna et Eylau. En 1925, au Mans, Alfred Augereau est facteur d'État, ruelle aux Coqs (future rue Armand-Saffray) ; Alexandre tient une cordonnerie rue du Pré ; Pierre est officier d'administration, boulevard de la Gare. En ce début de siècle, 3600 Augereau pour un rang proche du 1700e. Le Maine-et-Loire domine, 3e la Loire-Atlantique, 4e la Vendée.

BOISTEAU et ses équivalents BOITEL et BOITEAU
Variantes de boisseau, ancienne mesure de capacité notamment pour les grains. Des souches Boisteau à Pin (1670) en Loire-Atlantique, Andard vers 1620, Saint-Florent-le-Vieil (1770), Savennières (1788) en Maine-et-Loire, Crissay (1784) en Indre-et-Loire. Près de 250 Boisteau, venant en 39000e position environ. En premier, la Loire-Atlantique.

CHABOT
Deux explications possibles. D'abord, portait ce patronyme celui qui provenait d'un lieu-dit éponyme, comme en Charente-Maritime, Puy-de-Dôme, Vendée. Ensuite, le chabot est un poisson à grosse tête et à large bouche. Son nom dérive du latin "capoceus". Des familles Chabot à Saint-André-d'Ornay (1751) en Vendée, Rahay (1737) dans la Sarthe. 5000 porteurs du nom venant vers le 1200e rang. La Vendée en possède, aujourd'hui, la proportion la plus conséquente, 4e la Sarthe.

COURTIN
Découle de "Court" petit, attribué à un homme de petite taille. Des familles Courtin à Mont-Saint-Jean (1646), Tuffé (1679), Lombron (1690), Chassillé (1713) dans la Sarthe, Corzé (1687), Villévêque (1694), Mazé (1606) en Maine-et-Loire, diverses communes de l'Eure-et-Loir comme Frazé (1733). Approximativement 7500 Courtin avec une place proche de la 650e. En tête, le Loir-et-Cher.

HESNAULT
Forme de Henault, qui dérive du patronyme d’origine germanique «Haginwald» de «hag-, hagin-» enclos et «waldan» gouverner. Il n’empêche que Hesnault peut aussi être une déformation au cours des temps de Esnault, qui provient de «Aginwald» constitué à partir de «agin» la lame de l’épée et «waldan». Des familles Hesnault à Pommerieux vers 1750 en Mayenne, à Loiré vers 1690 dans le Maine-et-Loire. Aujourd’hui, une centaine de porteurs du nom qui vient en 105.000e position environ. L’Indre-et-Loire en comporte le plus. Les Esnault, bien plus nombreux, approchent les 7.500 (600e). L’Eure-et-Loir vient en tête.

MABILLEAU
Nom de famille et de baptême dérivant du latin "amabilia, amabilis" qui a donné aimable. Des souches Mabilleau à Blou (1706), Breille-les-Pins (1739) dans le Maine-et-Loire, Saint-Nicolas-de-Bourgueil (1616), Villeloin (1659) en Indre-et-Loire, et diverses communes de l'Indre. 350 Mabilleau pour un classement avoisinant le 30000e rang. Le Cher en connaît la plus grande proportion, 3e la Loire-Atlantique.

MAURETTA
Ce pourrait bien être l’un des nombreux dérivés du terme latin «maurus» avec le sens de : brun de peau comme un Maure. Rien n’a pu être trouvé ni à Mauretta ni à Moretta.

MOREAU
Qui a le teint basané comme un Maure. Ce patronyme est particulièrement répandu dans nos régions : en Loire-Atlantique à Mouzeil (1744), Erbray (1703), Belligné vers 1700, Mésanger vers 1610, dans le Maine-et-Loire à Savennières avant 1600, Petit-Paris (1619), Épiré (1640), Daumeray (1654), Sainte-Gemmes-sur-Loire (1625), en Indre-et-Loire à Chinon (1650), Richelieu (1736, Noyers (1738), dans la Sarthe à Avoise (1659), Savigné-l’Évêque (1744), Dangeul (1749), Pezé-le-Robert (1732), en Mayenne à Laval en 1600, Azé (1748), dans l’Orne à Suré (1780), Dancé (1696). En 1925, Mme Gabrielle Moreau est ouvrière-giletière, place Saint-Michel, et le docteur Raymond Moreau, médecin boulevard du Général de Négrier. De nos jours, avec 80.000 personnes, Moreau vient en 10e place de tous les noms de familles de France ! C’est en Charente-Maritime qu’il est le mieux classé (1er), 3e en Vendée, 4e en Indre-et-Loire, 5e pour le Loir-et-Cher.

PAILLAT
Corbeille plate où on mettait le pain à lever, principalement en Picardie. Une souche Paillat en Vendée vers 1730. Dans nos régions il existe de nombreuses familles Paillard, peut-être que Paillat pourrait en être une altération ? Aujourd'hui environ 1500 Paillat se partagent une place de l'ordre de la 4800e. La Vienne domine, 2e le Maine-et-Loire.

REVERDY
Provient du verbe "reverdir" rajeunir. Il pouvait aussi avoir d'autres significations comme maltraiter, frapper… Des familles Reverdi ou Reverdy à Daon (1708) en Mayenne, Chantenay-Villedieu (1793), Amné et Coulans-sur-Gée vers 1630-1680 dans la Sarthe, Tours (1650), Boulleret (1723), Saint-Symphorien (1707) en Indre-et-Loire, et diverses communes du Cher. Pierre Reverdy, poète français né à Narbonne en 1889 et décédé à Solesmes (1960) écrivit des poèmes qui seront à l'origine du surréalisme. Il passa la deuxième partie de sa vie près de Solesmes, dans la solitude et la prière. De nos jours 2500 Reverdy occupent une place voisine de la 2700ee. En premier vient l'Isère.

SIRODEAU ou SIRODOT
Nom de personne d'origine germanique "Sipirod" avec le sens de vainqueur-glorieux. Des Siroteau à Brain-sur-Allonnes (1684) en Maine-et-Loire. Pour Sirodot, rien n'a pu être trouvé. 80 Sirodot avec un rang proche du 120000e. Le département qui en possède la plus grande proportion est celui du Nord.



TOURNEMINE
La racine «tourne» provient du verbe tourner, souvent avec le sens de tourneur. Quant à «mine» ce pourrait être une déformation de «hémine» mesure de capacité chez les Romains. Tournemine peut aussi avoir le sens de renverse-mine, la mine étant un jeu de dés (oïl). La seule localisation de souches Tournemine trouvée concerne la partie de la Beauce devenue l’Eure-et-Loir : Yèvres (1703), Unverre (1808), Brou (1757) et Bullou (1660). En ce début de siècle, il existe un peu plus de 200 Tournemine venant vers le 48.000e rang. En premier, la Seine-Saint-Denis, 2e la Loire-Atlantique.



Edition ... juin 2007

CAQUINEAU ou CAQUINAUD
«Caque» provient de «caken», verbe néerlandais qui signifie préparer les harengs, avant de les mettre en caque. En français, cela donna caque, dans le sens de barrique. Parmi les dérivés de caque, nous trouvons le nom de famille «Caquin» dont découlent Caquineau, Caquinaud. Au XVIIIe siècle, il existe des souches Caquin dans le Cher. Environ 1000 Caquineau aujourd’hui, qui se situent vers le 8000e rang. En tête la Vendée.

FILLON
Découle de fils, petit enfant. Des familles Fillon à Béhuard vers 1600, Juigné-sur-Loire (1646), Sainte-Gemmes-sur-Loire (1672) dans le Maine-et-Loire, Nogent-le-Bernard dans la Sarthe, Origny-le-Butin dans l’Orne. Ce patronyme est aussi très répandu dans le Cher, l’Eure-et-Loir, l’Indre-et-Loire. En 1925, Mlle Marie Fillon est professeur au lycée. Aujourd’hui, plus de 4500 Fillon, vers la 1200e position. Ce nom de famille connaît son meilleur rang en Eure-et-Loir. Madame Anne Fillon, ancien professeur d’histoire de l’Université du Maine, vient de voir l’un de ses fils accéder au poste de Premier Ministre.

HAMELIN
Diminutif de Hameau ou Hamel, désignant la personne vivant dans un hameau, en dehors du village. Des souches Hamelin foisonnent dans nos régions, à Gée (1663), Le Lion-d’Angers vers 1660, Daumeray (1682), Chambelley vers 1615, Tiercé (1695), Valandry vers 1675… en Maine-et-Loire, Savigné-l’Évêque (1694), Crannes (1712), Saint-Pavin-des-Champs (1700), Meurcé (1719), Saint-Pierre-des-Bois (1701) pour la Sarthe. Le conte «Le joueur de flûte de Hamelin» en français, c’est «Le joueur de flûte de Hameln» en allemand ! Et ce village de Hameln existe bel et bien, il se situe dans la région de Brême (Bremen), au nord de l’Allemagne. Vers 1925, Auguste Hamelin est bourrelier, avenue Jean-Jaurès, au Mans, et Eugène Hamelin, marchand des quatre-saisons, rue Porte-Sainte-Anne. De nos jours, aux alentours de 7500 Hamelin se plaçant aux environs de la 600e place. D’abord la Manche, 2e la Sarthe, 5e la Mayenne.



Edition ... mai 2007

BRÉCHET
Vraisemblablement un des nombreux diminutifs de Brèche, brèche-dent, enfant qui a perdu une ou plusieurs dents sur le devant. Terme qui provient du germanique «brecha» fracture. Des Bréchet à Pommeraye vers 1635, Montjean-sur-Loire (1788), Beaussé (1700), Mesnil-en-Vallée (1744) dans le Maine-et-Loire. 1700 Bréchet avec une 4300e place. Premier dans la Charente, 3e en Vendée.

CHANTEAU
Plusieurs sens sont possibles:
1. Côté, de l’ancien occitan «cantel».
2. Morceau coupé d’un grand pain, vers la fin du Moyen Age.
3. Bonde de tonneau.
Des familles Chanteau à Chemiré-sur-Sarthe (1692), Brissarthe (1798), Contigné vers 1750 dans le Maine-et-Loire, Rouez (1623), Brûlon (1660), Crissé (1751), Teloché (1765), Sillé-le-Guillaume (1702) en Sarthe. Les 500 Chanteau se classent aux alentours du 17000e rang. En tête dans les Pyrénées-Orientales.

CRISON
Forme de Grison dans certaines parties du pays. Grison dérive de «Gris», patronyme attribué à celui qui porte des cheveux gris. Des Crison à Mont-Saint-Jean (1696), Saint-Georges-le-Gaultier (1650) dans la Sarthe, à Courcité (1789) en Mayenne. Une centaine de Crison se positionnant vers la 85000e place. Dans le Maine-et-Loire les Crison occupent leur meilleure position.

ÉVEILLEAU
Surnom de la personne éveillée, vive. Une famille Éveilleau à Luché (1780) dans la Sarthe. Dominique Éveilleau est cabaretier rue de l’Australie, en 1925. De nos jours, 150 Éveilleau environ avec un rang voisin du 70000e. Ils sont très nombreux en Corse.

FRÉMOND ou FRÉMONT
Nom de personne d’origine germanique «Fridmund» de «frid-» paix et «-mund» protection. Des souches Frémond aux Ponts-de-Cé (1682), Vieil-Baugé (1812) et des Frémont à Angers vers 1770, Vivy (1769) dans le Maine-et-Loire, Saint-Pierre-de-Chevillé (1756), Luceau (1754) dans la Sarthe. 900 Frémond se classant vers la 10000e position. La Manche en concentre le plus. Pour les Frémont, 5500, et une place proche de la 1000e. En tête le Calvados, 4e la Sarthe.

KOCH
Ce nom de métier (origine Alsace-Lorraine) désigne le cuisinier. 4500 porteurs du nom avec un rang proche du 200e. En premier vient le Haut-Rhin. Dans nos régions de l’Ouest, les Koch sont peu nombreux car arrivés assez récemment.

LANGLOIS
Ou sa forme équivalente Langlais. A rappeler que des monnaies françaises ont porté «Louis XVI roi des François». Nom ethnique. Il n’a pas automatiquement été attribué à un descendant d’un Anglais! Des familles Langlois à Durtal (1792), Morannes (1706), Saint-Barthélémy-d’Anjou (1783) en Maine-et-Loire, Daon (1726) en Mayenne, Mont-Saint-Jean (1658), Rouez (1601), Mansigné (1697), Tennie (1642), Connerré (1697), Le Mans (1732) dans la Sarthe. 17000 Langlois environ pour une place approchant la 200e. L’Eure vient en tête. 7500 Langlais avec un classement de l’ordre du 650e. La Sarthe domine.

PATILLON
Surnom donné à un homme plutôt tatillon. Aujourd’hui les Patillon se concentrent plutôt en Loire-Atlantique. 150 Patillon se classent vers le 67000e rang.



Edition ... avril 2007

GODEFLEAU
Le préfixe est vraisemblablement germanique, «gode» signifiant Dieu, mais pour «fleau» ? Une souche Godefleau à Ballan (1630) en Indre-et-Loire. Bien peu de Godefleau et de Gaudefleau de nos jours !

GUION ou GUYON
Dérive de Gui (ou Guy) qui provient lui-même de «Wido» nom de personne d’origine germanique formé à partir de «wid-» bois. Des familles Guion à Bouloire (1738), Mayet (1685), Pontvallain (1703) dans la Sarthe, Assé-le-Béranger (1712) en Mayenne, Gené vers 1665, Armaillé (1677), Noëllet (1722) en Maine-et-Loire, Pierric vers 1755 en Loire-Atlantique. Plus de 1500 Guion occupent une place proche de la 4500e. La Charente en concentre le plus, 2e la Mayenne, 4e la Vendée. Environ 12000 Guyon (350e position). Le Jura en tête, 3e la Sarthe.

LÉQUIPÉ
Au Moyen Age, équiper pouvait avoir le sens de prendre la mer. Y a-t-il un rapport avec le patronyme Léquipé ? Ce pourrait être aussi le surnom de celui qui possède un bon équipement. Une souche Léquippé à Mayet (1629) dans la Sarthe. En 1925, Henri Léquipé était camionneur, rue de Villeneuve, au Mans. 150 Léquipé approximativement avec un classement de l’ordre du 72000e. Pour les Léquippé, 75 personnes environ (après la 121000e place). La Loire-Atlantique vient en premier.

PACOUREAU
On peut penser au surnom d’une personne née à Pâques… ou à un dérivé de Paquereau qui se rapporte à un pâturage. Encore un patronyme bien rare dans les temps anciens comme de nos jours.



Edition ... mars 2007

BIDAULT
Nom de personne d’origine germanique «Bidwald», de «bidan, bid-» espérer et «-waldan» gouverner. Des familles Bidault à Louvaines (1656), Daumeray (1682), Huillé (1713), Durtal (1746) dans le Maine-et-Loire, Clermont-Créans (1717), Courcelles-la-Forêt (1718), Villaines-sous-Malicorne (1685),Yvré-le-Pôlin (1650) dans la Sarthe. 6500 porteurs du nom qui se classent vers la 800e place. L’Indre en connaît la plus forte proportion. En 1925 vivent au Mans, plusieurs familles Bidault : un camionneur, une laveuse, un galochier, une directrice d’institution au 29 rue de la Fuye.

BLOUIN
Dérive de «Blu» de l’ancien français «blou» bleu (la couleur) qui caractérise celui qui a un teint pâle. Des quantités de Blouin en Maine-et-Loire à Jumellière (1672), Le Lion-d’Angers (1626), Brissarthe (1777), Chanzeaux (1687), Juigné-sur-Loire avant 1700, en Mayenne à Daon (1720). Environ 3200 Blouin aux environs du 2000e rang. Le Maine-et-Loire vient en tête, 2e la Vendée. En 1925, un seul Blouin au Mans, contrôleur, rue Guillot-Ami.

BURGAUD / BOURGAUD
Nom de personne d’origine germanique «Burgwald» de «burg» lieu fortifié et «waldan» gouverner. Des Bourgault à Bais (1752) dans la Mayenne, Ségrie (1632), Saint-Symphorien (1800) dans la Sarthe. Des Bourgaux à Nantes (1786) en Loire-Atlantique, à Gesvres (1814) en Mayenne. A peu près 2200 Burgaud (3200e). La Vendée en concentre le plus, 5e la Loire-Atlantique.

CHAUVIN
Découle de Chauve, du latin «calvus» chauve. Des familles Chauvin à Erbray vers 1760, Issé (1683), Pannecé (1756), Machecoul (1749) en Loire-Atlantique, à Pruillé (1726), Andigné (1703), Savennières (1630) dans le Maine-et-Loire, La Chapelle-Gaugain (1796), Beaumont-sur-Sarthe vers 1700, Solesmes (1683), René (1681), Le Mans (1802), Requeil (1593) dans la Sarthe. 16500 Chauvin pour un rang proche du 200e. En premier vient le Vaucluse, 2e la Loire-Atlantique. Parmi les Chauvin vivant au Mans en 1925 : un employé aux tramways, l’épicière du 8 rue du Père Mersenne, un fondeur, un boulanger de l’avenue Thiers…

CUREAU
Forme équivalente à celle de Curel qui découle de «curlier» ou «curelier», l’ouvrier cureur. Des familles Cureau en Sarthe à Ligron (1784), Clermont-Créans vers 1650, La Bazoge (1715), Teillé (1785), Tennie (1674), en Maine-et-Loire à Lassé (1662). Au cours du jeudi fou de Ballon, le 23 juillet 1789, Charles Pierre Cureau, très opulent négociant manceau dans l’étamine, et son gendre Balthazar Michel de Montesson furent tués, le premier à coups de faux, de fourches et de crocs, le second de 40 à 50 coups de fusil. Les assassins furent exécutés place des Halles (de la République, aujourd’hui) au Mans par le supplice de la roue, par pendaison pour un autre, d’autres encore envoyés aux galères. 600 personnes portent ce patronyme, donc un rang proche du 15000e. La Sarthe possède le plus de Cureau, devant l’Indre-et-Loire, 4e le Maine-et-Loire. Cureau est le nom d’un Sarthois, originaire d’Allonnes, qui a réalisé une belle carrière de crossman à la fin du XXe si&ezgrave;cle.

HARDY / HARDI
Dérive du vieux français «hardjan» qui ne se laisse pas intimider. Les souches Hardy étaient bien plus nombreuses dans nos régions que les familles Hardi. Des Hardy à Anetz (1643), Pouillé-les Coteaux (1692), Mésanger vers 1640, Vritz (1698) en Loire-Atlantique, Gené (1706), Mûrs-Érigné (1644), Durtal vers 1790, Soeurdres vers 1650, Bouchemaine (1607) en Maine-et-Loire, Précigné (1776), Ligron (1769), Noyen-sur-Sarthe (1720), Malicorne vers 1650, Marigné-Laillé vers 1650 dans la Sarthe, Chemilly-au-Perche (1793), Argentan (1612) dans l’Orne, Château-Gontier (1656) en Mayenne. 12000 Hardy se positionnant vers le 350e rang. L’Ille-et-Vilaine en possède la plus grande proportion. En 1925, au Mans, nous trouvions une ouvrière aux tabacs, le pharmacien du 13 rue des Minimes, des employés de chemins de fer…

ROULLIER
Nom de profession, voiturier. Celui qui mène dirige une voiture … à cheval ! De nombreux Roullier dans le Maine-et-Loire à La Chapelle-Saint-Florent (1673), Drain vers 1550, Pommeraye (1726), Gené vers 1605, Marillais (1696) … en Mayenne à Daon vers 1670, dans la Sarthe à Joué-en-Charnie (1711), Bernay (1762), Pontlieue (1760), Tennie (1754), Fâtines (1701). Voilà bien un patronyme de la région : en tête le Maine-et-Loire, 2e la Sarthe, 3e l’Orne, 4e la Mayenne, 5e L’Ille-et-Vilaine ! 1800 Roullier se classant vers le 4000e rang. Au Mans, en 1925, parmi les Roullier : une marchande d’alcools en gros rue Scarron, un menuisier, un valet de chambre, des employés d’usine.



Edition ... février 2007

EVANNO
Vraisemblablement une des formes dérivées du breton «Even», nom de personne et de bapt&ecric;me. Environ 1000 Evano (10000e rang) dont la plus grande proportion se situe en Mayenne, 5e la Loire-Atlantique. Victor Evano était directeur d’école au Mans, en 1925. A peu près 500 Evanno, pour une position approchant la 15000e. Le Morbihan en concentre le plus.

GRANZY
Une souche Granzy demeurait à Maumusson (1754) en Loire-Atlantique. Les porteurs du nom sont en très petit nombre aujourd’hui.

GUILLAUME
Patronyme d’origine germanique «Willhelm» de «will-» volonté et «-helm» casque. Des familles Buon à La Chapelle-Huon (1679), Vancé (1789), La Chapelle-Gaugain (1752) dans la Sarthe. Plus de 25000 Guillaume se classant vers la 110e place. La Corrèze vient en tête.

HAGUET
Diminutif de «Hagues» qui chez les Normands désignait la haie, la clôture entourant une maison. 300 Haguet avec un rang proche du 32000e. Le Bas-Rhin domine.

HANTRAYE
On peut imaginer que ce patronyme dérive d’un autre, attribué à celui qui demeure entre deux cours d’eau, comme pour Antraigues ou Entraigue. Environ 100 Hantraye pour une position de l’ordre de la 110000e. La Sarthe en comporte le plus.

LE HIR
Nom d’origine bretonne équivalent de «Le long» en français. Ils sont 2500 approximativement (2800e au classement des noms de famille). Le Finistère en concentre le plus, 2e le Maine-et-Loire, 3e la Loire-Atlantique.

MAQUET
Deux possibilités. 1. Un diminutif de «maque», la masse d’armes ; Maquet qualifie celui qui la manie. 2. En Champagne, en Poitou, c’est la meule, le tas de foin. Dans les années 1955-1965, le Français Michel Macquet fut un des plus éminents lanceurs de javelot au monde. Hélas il ne réussit jamais dans les grandes compétitions officielles. En 1925, deux familles Maquet vivaient au Mans, l’une rue du Tertre-Saint-Laurent, l’autre avenue Louis-Cordelet. 1500 Maquet aujourd’hui, pour un rang approchant le 5000e. En premier le Doubs.

MOIRET
Une des nombreuses formes de «Moirier», nom de métier désignant celui qui produisait l’étoffe appelée la «moire». Des souches Moiré à Mansigné vers 1700, Chevillé (1790), Saint-Christophe-en-Champagne (1780) dans la Sarthe. Une dame Moiret demeurait chemin des Cochereaux, au Mans, en 1925. De nos jours, 300 porteurs du nom avec une place proche de la 33000e. La Somme domine.

SAUVAGE
Surnom attribué à un individu peu sociable. Des familles Sauvage en Loire-Atlantique à Vertou (1770), en Sarthe à Moulins-le-Carbonnel (1697), La Quinte (1674), Louplande (1711), Yvré-l’Évêque (1726) Mayet (1550), dans la Mayenne à Bazougers (1673), Laval (1642). 16000 Sauvage se classant vers la 250e position. La Vienne en possède la plus grande proportion.

THYREAU
Un dérivé, parmi tant d’autres, de «Thierry», nom de personne d’origine germanique «Theoderic», de «theod-» peuple et «-ric» puissant. Des Thyreau à Averton (1694), Courcité (1759), Vimarcé (1680) dans la Mayenne. Une dizaine de Thyreau pour une place aux environs de la 210000e. Paris semble en comporter le plus.



Edition ... janvier 2007

BALTAIS
Il s’agit d’un patronyme particulièrement rare dans la région des Pays de la Loire mais aussi en France car rien n’a pu être trouvé à son sujet.

BERSON
Plusieurs possibilités nous sont proposées.
- dérive de «bers» baron, berceau
- forme de Bresson ou Bressot qui peuvent être des dérivés du nom de Bresse, la province de l’Est de la France
- découle du nom germanique «Berso» formé avec «ber-» ours et «-waldan» gouverner. Des familles Berson à Yzernay (1749), en Maine-et-Loire, Niort-Fontaine (1745), Villaines-la-Juhel (1788), Javron (1640), Loupfougères (1723) en Mayenne, Château-du-Loir (1778) dans la Sarthe. 1500 Berson, aux alentours de la 4500e place, surtout en Vendée, 4e le Maine-et-Loire, 5e la Mayenne.

BOURDIN
Provient du vieux français «borde» ou «bourde» affabulation, mensonge. Des souches Bourdin à Cherré (1609), Longnes (1647), Saint-Cosme-de-Vair (1747), Saint-Michel-de-Chavaignes (1680) dans la Sarthe, Viviers (1743) en Mayenne, Pellouailles-les-Vignes (1644), Gené vers 1610 dans le Maine-et-Loire, Igé (1798) dans l’Orne. Beaucoup de familles Bourdin dans l’Indre ainsi que dans l’Indre-et-Loire. 10000 Bourdin se classant vers la 500e place. L’Aisne en concentre le plus, 3e les Deux-Sèvres.

CORBION
Dérive vraisemblablement de «corbeillon» la petite corbeille. Il s’agit de celui qui les fabrique ou qui les vend. Des Corbion à Guédéniau (1750) en Maine-et-Loire, Saint-Denis-du-Tertre (1666), Marigné-Laillé (1706), Yvré-le-Pôlin (1678) dans la Sarthe. Ils sont une centaine pour un classement de l’ordre du 85000e. Peu nombreux, ils vivent surtout en Ile-de-France.

LANDREAU
Forme d’André qui provient du nom grec «Andréas», viril. Beaucoup de Landreau en Vendée aux Épesses (1752), à La Boissière-de-Montaigu et Saint-Michel-Mont-Mercure au début du XIXe siècle… dans le Maine-et-Loire à Chalonnes-sur-Loire (1756), Saint-Christophe-du-Bois (1798). Des Landereau à Courdemanche (1690) dans la Sarthe.
N’oublions pas que l’un des meilleurs gardiens de but français en football se nomme ainsi !
Aujourd’hui nous trouvons moins de 3000 Landreau avec un rang voisin du 2500e. Le Maine-et-Loire en regroupe le plus, 2e la Loire-Atlantique.

RÉMIN
Peut-on penser à un diminutif de Rémondin, lui-même provenant de Raymond ? Rien n’a pu être trouvé à Rémin, Rémain, Reimin, Raimin et Raimain ! Encore un patronyme très rare.




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