ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

par Jean-Pierre DELAPERRELLE
selon ses articles hebdomadaires du quotidien Le Maine Libre
Recopie intégrale d'un article de chaque mois.



- Index des patronymes étudiés en 2006-

AURY BARRAU - BENAITON - BENESTON - BENOI(S)T - BERGEOT - BERGEOT(3) - BERUYER et BERRUYER - BESSET - BEUROIS - BEZIER - BLONDEAU - BOMPAS - BONNET - BOUCHIER - BOURRIEN - BOURRON et BOURON - BOUSSARD - BOUVET - BOUVIER - BRARD - BRET - BRIQUET - BROCHET - CADIOU - CAILL(E)AU - CANTINEAU - CARBONEL - CASSIER - CÉLERIER - CELIAN - CELLIER - CHAMPLAIN(E) - CHESNEAU - CLÉMENCEAU - (LE)COUTEUX - COUTTON, COUTON, COUTHON - CROCHERIS - DANGEUL - DAVIAU - DELAUNAY - DELENTE - DELHOMMOIS - DEMESLAY - DESBOIS - DORIZON - DROUITEAU - DUMOULIN - DUPUY - ECHASSERI(E)AU - ESNAULT - ÉVEILLARD - FAVE - FAV(E)REAU - FERRON - FILLET - FLASSIÈRE - FLÉCHER - FOURMY - FOURNIER - FROMENT - GALLARG - GAGNEUX - GASNIER - GAUTIER ou GAUTHIER, GAULTIER - GELIBERT - GENETAY - GENEVAISE - GILLET - GOBEREAU - GONORD ou GOUNORD - GOULET - GUEMAS - GUÉRET - GUETTIER - GUIFFANT - GUILLET - HATTRY ou ATRY - HOMBOURGER - HOUDAYER - HOUDEAU - HUMEAU ou HUMEL - JAMEAU - JOB - JOL(L)IVET - JOUSSE - LANCELEUR - LAPOUS - LARVOL - LEBOULLEUX - LECHAUX - LE GODAIS Godais ou Godet - LEMASSON - LERAY - LETESSIER/TESSIER - LETOURNEAU - LIENARD - LIONNE - LOCHET - LYONNE - MADELIN - MALLET - MANCEAU - MASSACRY - MAUBOUSSIN - MAUDOUX - MEUNIER - MONTGOMERY - MOSSANT - NÉGARET - PALCOU, PALCOUD, PALCOUX - PANCHAUD - PANNEAU ou PENNEL - PASCALIS - PAUGOY - PÉAN - PÉROCHON - PESLE - POINTEAU - QUENIEUX, QUENIOUX - REDCENT - REMARS - REYMOND - RIBAUT - ROBERT - ROCHAS - ROMANTEAU - RONDET - ROUBAULT, ROUBAUD - RUEL - SAYAGH - SOUTISSE - SUROT - TAINON - TARAVEL - TESSIER - THEURIET - VADÉ - VARENNE - YOU -




Edition ... décembre 2006

BERGEOT
Bergeaud, Bergeault, Berjot… Au moins 2 propositions possibles : d’abord un dérivé du nom d’origine germanique «Bergwald» de «berg-» cacher, préserver et «-waldan» gouverner. Ensuite, il pourrait découler de «barica» terme gaulois désignant celui qui demeure sur une berge. Des Bergeot en Sarthe à Saint-Michel-de-Chavaignes (1719), Bonnétable (1720), Cherré (1767), Sillé-le-Philippe (1721), Bouloire (1776), Tuffé (1692). Environ 1300 Bergeot pour un rang voisin du 5500e. En premier l’Orne, 3e le Loir-et-Cher, 4e le Calvados, 5e la Sarthe.

CADIOU
2 possibilités : Contraction de Capdiou, tête de Dieu, juron. Patronyme donné à celui qui l’utilise souvent. Ou nom breton provenant de «cat» qui signifie combat, en breton ancien. Surnom porté par un combattant, un guerrier. Aujourd’hui, «kadour» désigne un guerrier en breton. Des Cadiou en Maine-et-Loire à Drain et Fillet avant 1790. 6200 Cadiou (800e) ; le Finistère vient en tête.

CHESNEAU
Une des nombreuses formes dérivant de «chêne». Il s’agit de l’arbre assez remarquable qui a donné son nom à celui qui habite auprès. Des Chesneau à Angers vers 1615, Bohalle (1670), Gené (1709), Bécon-les-Granits (1724), Durtal (1749)…pour le Maine-et-Loire, Villaines-sous-Malicorne (1711), Chassé (1793), la Chapelle-d’Aligné (1648), Lavaré (1721) dans la Sarthe, Marigny-Marmande (1679) en Indre-et-Loire, Chemazé vers 1670, Chemeré-le-Roi (1672) en Mayenne. 4000 porteurs du nom pour un rang voisin du 1500e. La Lozère vient en premier, 2e le Maine-et-Loire, 3e le Loir-et-Cher.

DAVIAU
Patronyme dérivant de David, d’origine biblique, signifiant «bien aimé». Des Daviau à Varades (1695) en Loire-Atlantique, Chaudefonds-sur-Layon vers 1760, Saint-Augustin-des-Bois (1731) en Maine-et-Loire, à Dame-Marie-des-Bois (1742) en Indre-et-Loire. Environ 1500 Daviau se classant vers la 5500e place. La Charente-Maritime vient en tête, 2e la Mayenne, 3e la Loire-Atlantique, 4e l’Eure-et-Loir.

DELAUNAY
Nom de famille attribué à la personne habitant près d’un aune. Des Delaunay à foison dans le Maine-et-Loire : à Longué (1680), Jumelles (1733), Bohalle (1716), Angers (1780), Saint-Georges-sur-Loire (1656)… dans la Sarthe à Savigné-sous-Le Lude (1760), Maisoncelles (1755), en Mayenne à Daon (1684), Neau (1690), en Loire-Atlantique à Ancenis vers 1800, en Indre-et-Loire à Antogny (1762), Chinon (1746), dans l’Orne à Livaie (1676), Saint-Ellier-les-Bois (1721), Échauffour (1724). A peu près 15000 avec un classement de l’ordre du 250e. En tête le Maine-et-Loire, 3e l’Ille-et-Vilaine.

GENETAY
Patronyme donné à une famille qui réside dans un endroit planté de genêts. Des souches Genetay à Clermont-Créans (1785), Luché (1739) en Sarthe. Environ 500 Genetay se classant vers la 18000e place.

GOBEREAU
Nom qui pourrait provenir de «Gaudberth» formé à partir de «gaut-» peuple gothique et «-berht» célèbre. Des souches Gobereau à Melay (1838) en Maine-et-Loire. Moins de 50 Gobereau venant vers le 190000e rang.

GOULET
Nom de famille provenant de l’ancien français «gola» ou «goula» désignant le gosier, la gorge. Ce surnom était attribué à un glouton. Des familles Goulet vivaient dans la Sarthe à Mansigné (1725), Aubigné-Racan (1720), Chenu (1786), Vaas (1638), dans le Maine-et-Loire à Clefs (1727), dans l’Indre-et-Loire à Saint-Paterne (1700). Aux alentours de 2300 pour un classement voisin du 3000e. La Creuse en comporte le plus, 5e la Mayenne.

GUILLET
Ce nom se confond souvent avec Guiet, en raison de leurs prononciations très voisines autrefois. On le trouve à Bazougers (1691), Izé (1722), Vimarcé (1696) pour la Mayenne, à Ancinnes (1707), Neuvillalais (1636) pour la Sarthe ; pour l’Indre-et-Loire à Tours (1618), Amboise (1750), en Loire-Atlantique à Bouguenais (1656), Maisdon (1738), Fégréac (1720). Le Maine-et-Loire connaît des multitudes de souches Guillet comme à Tremblay (1756), Yzernay (1782), Deon (1685) … et la Loire-Atlantique à La Rochementru (1689). Guiet/Guillet est un patronyme assez fréquent (environ 275e rang pour le pays) dans nos régions aujourd’hui ; il concerne environ 14000 foyers, surtout en Vendée, Maine-et-Loire, Vienne, Loire-Atlantique.

HOUDEAU
Une des nombreuses formes désignant le domaine d’un nommé Houde. Quelques souches Houdeau dans le Cher (Santranges, 1700). 250 Houdeau environ pour une place voisine de la 40000e. Le Tarn-et-Garonne en comporte le plus, 2e l’Eure-et-Loir, 3e le Loiret.

LANCELEUR
Patronyme classique du Maine, donné en raison d’un rapport avec la lance (l’arme) ou avec la selle de cheval, anceler signifiant seller un cheval. Des Lanceleur à Clermont-Créans (1687), Ligron (1750) dans la Sarthe, Montigné-les-Rairies (1620) en Maine-et-Loire. Un peu plus de 300 porteurs du nom avec un rang de l’ordre du 32000e. Les Deux-Sèvres viennent en tête.

LETOURNEAU
Patronyme provenant du latin «sturnus» désignant l’étourneau, l’oiseau, sobriquet d’un étourdi. Le Sarthois Jean Letourneau, né au Lude en 1907 et décédé à Paris en 1986, fut plusieurs fois ministre (1946, 1947, 1950, 1953). Des familles Letourneau à Saint-Lambert-des-Levées vers 1760, Jarzé vers 1700, Savennières (1715) dans le Maine-et-Loire, à Daon (1712), Saint-Georges-Buttavent (1789) en Mayenne, Chemilli (1675) dans l’Orne, Rouillon (1700), Viré-en-Champagne (1745), Aigné (1709), Mamers (1756) dans la Sarthe. Aux alentours d’un millier avec une place située après la 7500e. 2e le Maine-et-Loire.

LIENARD
Autre forme de Léonard. Des Liénard à Richelieu (1749) en Indre-et-Loire. A peu près 7000 porteurs du nom pour une place tournant de la 700e. Une forte proportion de Lienard dans les Deux-Sèvres.

MADELIN
Dérivé du germanique «Madalo» formé à partir de «madal» conseil, réunion. Le matronyme Madelaine se trouve à Saint-Aubin-de-Locquenay (1611) dans la Sarthe. 750 Madelin environ avec un rang proche du 12000e. En tête la Mayenne, 2e l’Eure-et-Loir, 4e l’Indre-et-Loire.



Edition ... novembre 2006

BENAITON
On trouve des Benaiston à Saint-Nicolas-de-Bourgueil (1615) en Indre-et-Loire. Le patronyme Benaiton semble très rare aujourd’hui dans notre région.

BENESTON
On peut penser qu’une des origines de ce nom est «benestant» de «ben» bien et «estant» du verbe «estar» signifiant être. Celui qui le porte est un homme courtois, bien élevé. Des familles Beneston à Heugnes (1698), Préaux (1736) dans l’Indre. 50 personnes pour un rang avoisinant le 190000e. Le Val de Marne en comporte le plus.

CÉLERIER
Voir à Cellier. 2000 Célerier se classant après la 3500e place. La Haute-Vienne en tête, 4e l’Orne.

CELLIER
Célerier est un patronyme provenant d’une profession, celle de célerier désignant celui qui a la charge du cellier dans une communauté religieuse ou un château. Par assimilation, Cellier possède le même sens. Des souches Celier ou Cellier à Châtillon-en-Dunois (1813), Cloyes-sur-le-Loir (1792) en Eure-et-Loir, Nouans (1762) dans l’Indre, Bourg-d’Iré (1717), Bouillé-Ménard (1715), Angrie (1667) dans le Maine-et-Loire. 4500 Cellier venant à un rang proche du 1300e. La Marne en concentre le plus, 4e la Vendée.

JAMEAU
et ses variantes telles que Jamaux, Jamot… : «jamel» ayant qualifié la corde, le càble, «Jameau» désigne le haleur, celui qui tracte un bateau sur un cours d’eau à l’aide d’une corde. Des Jamot à Saulzais-le-Potier (1796) dans le Cher, des Jameaux à Brissarthe (1609), des Jamau à Cherré (1721) en Maine-et-Loire, Messac (1800) dans l’Ille-et-Vilaine. Des Jameau à Villévêque (1664), Pellouailles-les-Vignes (1794), Cheffes (1780) en Maine-et-Loire. Des Jamaux à Bourgon (1745) en Mayenne. 400 Jameau environ pour un classement dépassant la 25000e place. La Sarthe domine, 2e le Maine-et-Loir. Plus de 1000 Jamot (7500e). Premier, l’Allier. Moins de 50 Jamaux (vers le 200000e rang) dont Paris occupe la meilleure place pour ce patronyme.

LETESSIER/TESSIER
et leurs variantes Teissier, Tissier, Taissier, Texier, Tixier… : tisserand. Tous ces termes dérivent du latin «texere». Après avoir été un élève brillant au lycée de garçons du Mans, Fernand Letessier (1914-1987) y effectua une longue carrière de professeur de lettres classiques. Il publia des études très appréciées sur Chateaubriand, Victor Hugo, Lamartine… Des Letessier au Lion-d’Angers (1721), à Foudon (1622) en Maine-et-Loire, à Arquenay (1702), Saint-Denis-du-Maine vers 1700, Le Genest (1751) en Mayenne, Changé (1716), Louplande (1768), Volnay (1755), La Bazoge (1685), Lavardin (1756) dans la Sarthe. A peu près 1000 Letessier avec un classement avoisinant le 10000e. 1ère la Mayenne, 2e la Manche, 3e la Sarthe, 5e l’Ille-et-Vilaine.

SOUTISSE
Curieusement si plusieurs familles Soutif ont vécu çà et là (Sarthe, Mayenne…), pas de Soutisse ! Faut-il y voir une erreur de lecture, les lettres «f» et «s» s’écrivant jadis pratiquement de la même façon ?

TESSIER
Voir à Letessier. Des familles Taissier à Cerelles (1659) en Indre-et-Loire, Changé (1778) dans la Sarthe. Les graphies les plus «classiques» sont Tessier et Texier. Pour les Tessier : Joué-lès-Tours (1684), Beaumont-Village (1590), Saint-Antoine-du-Rocher (1699), Noyant (1654), Tours (1696) en Indre-et-Loire, Clisson (1810), Pouillé-les-Coteaux (1729), Pannecé (1759), Pin (1627), Trans-sur-Erdre (1706) en Loire-Atlantique, Drain (1752), Rosiers (1683), Montigné (1724), Andard (1693) en Maine-et-Loire, Alençon (1736) dans l’Orne, Le Lude (1706), Tuffé (1779), Pontvallain (1706) dans la Sarthe, Vaiges (1655), Courcité (1707), Entrammes (1659) en Mayenne. Pour les Texier à Villerperdue (1626) en Indre-et-Loire, dans de nombreuses paroisses d’Eure-et-Loir comme Francourville (1634), Yèvres (1707), Sainville (1642)… Ferrière (1851) en Vendée, Longué (1717), Mouliherne (1768), Saint-Lambert-des-Levées (1679) en Maine-et-Loire. Beaucoup de Tissier dans le Cher, le Loiret…à Chaudron-en-Mauges vers 1660 dans le Maine-et-Loire, et de Tixier à Saint-Sigismond (1757) en Maine-et-Loire. 17000 Tessier à un rang proche du 200e. Ce nom vient en tête en Vendée, 2e dans la Mayenne, 3e en Indre-et-Loire, 4e dans le Maine-et-Loire, 5e dans le Cher.

VADÉ
Dérive de «Vadon» provenant lui-même de du nom de personne d’origine germanique «Wado» gage. La librairie Vadé, au Mans, fut pendant un demi-siècle (1905-1955) la plus célèbre et surtout le point de rencontre des enseignants de la Sarthe qui y effectuaient leurs achats en livres et fournitures scolaires pour eux et leurs établissements. Bien des souches Vadé à Brou vers 1750, Unverre (1760) en Eure-et-Loir, Vibraye (1859), Lavaré (1750), Courgenard et Lamnay au milieu du XVIIIe siècle, Saint-Martin-des-Monts (1708), Saint-Maixent (1751) dans la Sarthe, Céton (1682) dans l’Orne. L’Orne en possède le plus, 2e la Sarthe, 3e le Maine-et-Loire.



Edition ... octobre 2006

BENOI(S)T
Issu du nom latin «Benedictus» rendu célèbre par le fondateur d’un ordre monastique : saint Benoist de Nurcie. Ce patronyme se trouve notamment à Génillé (1684), Saint-Mars-la-Pile (1744), Saint-Flovier (1630) en Indre-et-Loire, de nombreux lieux de l’Eure-et-Loir, de l’Indre, du Loiret … à Savennières (1617), Villemoisan (1635), Bouchemaine (1633), Petit-Paris (1679), Botz-en-Mauges (1708) … en Maine-et-Loire, à Voultegon (1728), Saint-Aubin-du-Plain (1779) dans les Deux-Sèvres, Ambrières (1760) en Mayenne, Saint-Herblon vers 1680 en Loire-Atlantique, Maresché (1670), Voivres (1750), Pirmil (1646), Sillé-le-Guillaume (1784) dans la Sarthe. 25000 Benoit se classant vers la 120e place. L’Ain en comporte le plus, 3e le Loir-et-Cher. A peu près 10000 Benoist et un rang proche du 425e. Le Loir-et-Cher en tête, 2e l’Eure, 3e la Sarthe.

CAILL(E)AU
Vient du vieux français «caillou», dérivant du gaulois «caljo» signifiant endroit caillouteux. Joseph Caillaux, né au Mans en 1863, décédé à Mamers en 1944, fut Président du Conseil (1911-1912) et souvent ministre, notamment aux finances (1899-1902). Il créa l’impôt sur le revenu. Son père, Eugène Caillaux, fut associé à la création du Tunnel, au Mans, inauguré en 1877. Des Caillau (d, lt, t, x) fort nombreux à Louans (1690), Marcilly-sur-Vienne (1637), Artannes (1642) en Indre-et-Loire, Saint-Aubin-Baubigné (1786) dans les Deux-Sèvres, à Longué (1723), Longeron (1746), Chemillé (1757), Andrezé vers 1700 en Maine-et-Loire. 2700 Cailleau occupant un classement voisin du 2400e. En premier le Maine-et-Loire. Pour les Caillau : 500 environ, 17000e. En tête, les Landes.

CELIAN
Pas de certitude pour ce patronyme, par contre plusieurs hypothèses peuvent être formulées. Il pourrait dériver de l’occitan «cel» action de garder une information, sans la dévoiler (penser à «celer»). Ce peut être une forme de «célerier» personne responsable du cellier dans un château, un monastère. Enfin il pourrait avoir pour origine le terme latin «celestinus» qui appartient au ciel. Rien n’a pu être trouvé pour les Celian ! Ils pourraient se trouver en tout petit nombre.

CHAMPLAIN(E)
Personne ayant un rapport avec un champ situé en plaine. Samuel de Champlain (vers 1567-1635), explorateur et colonisateur français, fonda Québec en 1608. Rappelons que l’émigration locale vers le Canada concerna La Flèche (avec entre autres de la Dauversière), Saint-Cosme-en-Vairais et Tourouvre (dans l’Orne) … Aucun renseignement numérique concernant les Champlain.

(LE)COUTEUX
Vient de «costor», clerc responsable de l’entretien des vases sacrés, du trésor et du matériel de l’église. Lionel Lecouteux fut un artiste sarthois, aussi une place du Mans, l’ex-place de l’Étoile, porte son nom. Des Couteux à Savennières vers 1800, Saint-Augustin-du-Bois (1696), Saint-Georges-sur-Loire (1612) en Maine-et-Loire, des Lecouteux à Daon vers 1670 en Mayenne, à Montrichard (1699) dans le Loir-et-Cher. Environ 400 porteurs du nom et une 22000e place approximativement. Le Maine-et-Loire en comporte le plus.

DANGEUL
Il semble que l’on ne puisse trouver qu’une explication, il s’agit de celui qui est originaire de la paroisse de Dangeul, dans la Sarthe. Quelques souches Dangeul à Cérans (1645), Mézeray (1757) dans la Sarthe. Aux alentours de 450 Dangeul se classant vers le 20500e rang. Le Jura domine.

ECHASSERI(E)AU
Vient de «échassier» surnom d’un boiteux, de celui qui se déplace seulement à l’aide d’une béquille, d’une jambe de bois. Des souches Echasseriau ont été signalées dans le Maine-et-Loire et en Vendée au XVIIIe siècle, sans précision de lieu. Ce patronyme semble bien rare de nos jours.

FAV(E)REAU
Découle de «Favier», nom du producteur ou du marchand de fèves. On trouve des Favreau à Loches (1701), Saint-Benoist (1663), Braslou (1678) en Indre-et-Loire, à Montrelais (1733) en Loire-Atlantique, Nueil-sur-Argent (1754) dans les Deux-Sèvres. Environ 5500 Favreau et une place proche de la 1000e. La Vendée domine. Dans le cas des Favereau, un millier de personnes, et un rang voisin du 7500e. En tête la Haute-Vienne.

GUIFFANT
Ils sont aujourd’hui plus de 500 pour un classement de l’ordre du 17000e. 1ères les Landes, 4e l’Ille-et-Vilaine, 5e la Loire-Atlantique.

HATTRY ou ATRY
Forme d’un ancien nom germanique «Hadrich» de «had-», combat, et «-rich» riche. Des familles Atry à Chabris (1657) dans l’Indre, Villeny (1747) dans la Vienne. Des souches Hatry à Bonneveau (1694) dans le Loir-et-Cher. 250 Hattry (38000e), en 1er le Gers. Une vingtaine d’Attry (200000e), en tête les Hauts-de-Seine. Une centaine d’Atry (100000e), la Loire-Atlantique devant tous les autres départements.

HOMBOURGER
Personne originaire du lieu de Hombourg-Budange ou de celui de Hombourg-Haut, tous deux en Moselle. En Belgique, il existe aussi la commune de Homburg, proche de Verviers. L’étymologie donne «Hunburc» de «Hun-», Huno, et «-burg», forteresse, l’ensemble donnant : forteresse de Huno. Environ 300 personnes pour un rang proche du 30000e. La Haute-Savoie en compte le plus.

HUMEAU ou HUMEL
Dérive du latin «hulmus», orme. Des Humeau à Tours (1777) en Indre-et-Loire, à Beaussé (1764), Prévière (1684), Pommeraye (1757), Brissac vers 1740, Cernusson (1743) en Maine-et-Loire, le Bourgneuf-la-Forêt (1684) en Mayenne. Plus de 4000 Humeau se classant vers le 1400e rang. La Vienne devant le Maine-et-Loire.

JOL(L)IVET
Dérive de «joli» provenant de «jolif» du vieux norois «jol» fête scandinave se déroulant vers Noël. Maints Jollivet dans le Cher à Civray (1751), Primelles (1733), Issoudun (1690), Le Gravier (1650) … dans le Maine-et-Loire à Jumellière (1655), Chalonnes-sur-Loire vers 1670, Aviré vers 1710, Denezé-sous-Doué (1653), en Indre-et-Loire à Chinon (1670), dans la Sarthe à Mayet (1788), Saint-Georges-du-Bois 1688), en Mayenne à Bourgon (1699), dans le Morbihan à Vannes (1774). 1500 Jollivet approximativement avec une place voisine de la 5000e. 1er le Loiret, 3e le Maine-et-Loire. Aux environs de 9500 Jolivet (450e). En 1er l’Ille-et-Vilaine, 2e la Vendée, 3e la Sarthe.

MAUDOUX
Nom de personne d’origine germanique «Maldwulf» de «mald-» et «-wulf», loup. Une famille Maudoue à Gené vers 1630 en Maine-et-Loire. Des Maudoux à Requeil (1593), Yvré-le-Pôlin vers 1600 dans la Sarthe. Pas plus de 300 Maudoux, soit une place tournant de la 30000e. En 1er l’Aube.

SUROT
Peut être assimilé à sureau /surel, arbuste du même nom. La graphie Sureau est énormément plus courante. Des familles Sureau à Chinon (1829) en Indre-et-Loire, Bouillé-Ménard (1708), Louvraines (1758), Trémentines (1670), Angrie (1706) en Maine-et-Loire, Daon (1687), Chatelais (1771) en Mayenne, Vritz (1807) en Loire-Atlantique, Oiron (1722) dans les Deux-Sèvres. Un peu plus de 150 Surot pour un rang de l’ordre du 58 000e. L’Eure-et-Loir devant le Maine-et-Loire.

VARENNE
Nom de lieu provenant du terme pré-latin «vara», eau (étang). Pour d’autres auteurs, il s’agit d’un pays sablonneux. De nombreuses paroisses Varenne(s) ont certainement donné leur nom à des personnes partant vers d’autres horizons (Allier, Dordogne, Indre-et-Loire, Yonne …). Des souches Varenne à Binas (1666) en Loir-et-Cher, à Courcelles-de-Touraine (1721) en Indre-et-Loire. Ils sont environ 2300 se classant vers la 3000e place. En tête la Haute-Loire.



Edition ... septembre 2006

BERGEOT
Bergeaud, Bergeault, Berjot… Au moins 2 propositions possibles : d’abord un dérivé du nom d’origine germanique «Bergwald» de «berg-» cacher, préserver et «-waldan» gouverner. Ensuite, il pourrait découler de «barica» terme gaulois désignant celui qui demeure sur la berge. Des Bergeot en Sarthe à Saint-Michel-de-Chavaignes (1719), Bonnétable (1720), Cherré (1767), Sillé-le-Philippe (1721), Bouloire (1776), Tuffé (1692). Environ 1300 Esnault pour un rang voisin du 5500e. En premier l’Orne, 3e le Loir-et-Cher, 4e le Calvados, 5e la Sarthe.

BOUVET
A le sens de jeune bœuf, donc par analogie donné à un homme fort et vigoureux. Des souches Bouvet en Mayenne à Chammes (1715), Daon vers 1675, Cossé-le-Vivien (1806), Craon (1707), dans la Sarthe à Pirmil (1757), Saint-Léonard-des-Bois (1755), Tennie (1662), Laigné (1707), Bazouges (1760), Sillé-le-Philippe (1720), en Maine-et-Loire à Champteussé-sur-Baconne (1724), les Ponts-de-Cé (1796), Angers (1687), Marans (1735). Près de 11000 porteurs du nom venant avant la 400e position. En tête le Maine-et-Loire, 2e La Sarthe, 3e l’Ille-et-Vilaine, 4e l’Orne.

DORIZON
Ou Dorison, ou bien il s’agit de celui qui provient du lieu nommé Oraison, dans les Alpes-de-Haute-Provence, ou encore il concerne la personne plus que dévote (elle faisait fréquemment oraison). Des familles Dorizon à Amné (1796), Mont-Saint-Jean (1649), Jupilles (1715), Le Grand-Lucé (1732) pour la Sarthe, Viviers-en-Charnie (1738), Évron (1706) en Mayenne, Saint-Paterne (1800) en Indre-et-Loire. A peu près 200 Dorizon pour une place avoisinant la 53000e. La Seine-Maritime domine. Pour les Dorison : environ 600, une position aux alentours de la 15000e. Le Tarn en tête, 3e l’Eure-et-Loir, 5e La Loire-Atlantique.

ESNAULT
Enault, Esnaud dérivé de Aynaud provenant du nom germanique «Eginwald» de «agin» la lame de l’épée et «waldan» gouverner. Des Esnault en Mayenne à Daon vers 1650, Sainte-Suzanne (1641), en Loire-Atlantique à Juigné-les-Moutiers (1777), en Maine-et-Loire à Épiré (1711), Gennes (1664), Savennières (1630), Cornuaille (1731), dans l’Orne à Saint-Jean-de-la-Forêt (1730), Moutiers-au-Perche (1645), Saint-Ouen-le-Brizoult (1610), dans la Sarthe à Vion (1628), Beaufay (1688), Tassillé (1642), Trangé (1638), Changé (1746), en Indre-et-Loire à Channay (1630), Noyant (1738). 7500 Esnault environ ce qui leur donne une place aux environs de la 600e. L’Eure-et-Loir 1ère, 2e le Maine-et-Loire, 4e l’Ille-et-Vilaine, 5e l’Orne.

ÉVEILLARD
Nom attribué à un homme éveillé, vif. Quelques familles Éveillard en Mayenne à Renazé vers 1640, Saint-Martin-du-Limet (1670), en Maine-et-Loire à Gené vers 1615, Pouëze vers 1695, dans la Sarthe à Prévelles (1764), Le Mans (1794), Bonnétable (1763), Nogent-le-Bernard (1701). 1700 porteurs du nom avec un rang proche du 4600e. En tête l’Ille-et-Vilaine, 2e le Morbihan, 3e la Loire-Atlantique, 4e la Vendée.

FOURMY
Ou Fourmi, nom attribué à celui qui possède la qualité de prévoyance comme l’insecte du même nom. De nombreuses souches Fourmy en Maine-et-Loire à Gené vers 1610, Le Lion-d’Angers (1681), Grez-Neuville vers 1720, Saint-Georges-sur-Loire (1656), Champteussé-sur-Baconne (1696), dans la Sarthe à Coulombiers (1690), Parigné-l’Évêque (1822), Rouessé-Fontaine (1742), Jupilles (1710), en Loire-Atlantique à Belligne (1620). Très peu de Fourmi aujourd’hui. Les Fourmy se comptent aux alentours du millier pour une position voisine de la 8000e. La Sarthe en tête, 2e l’Ille-et-Vilaine, 3e l’Eure-et-Loir, 4e l’Indre-et-Loire.

GUETTIER
Il s’agit vraisemblablement d’un des nombreux noms donnés à celui qui guette, qui surveille. Des Guettier à Meignanne (1717) dans le Maine-et-Loire. 300 Guettier et une place proche de la 35000e. 1ère la Sarthe, 2e le Maine-et-Loire, 3e le Loiret.

HOUDAYER
Surnom attribué à la personne originaire d’un lieu appelé Houdaye ou La Houdaye. Des souches Houdayer à Genneteil (1725), Saint-Georges-du-Bois vers 1620, Loiré (1756), Louroux-Béconnais (1709) en Maine-et-Loire, dans la Sarthe à Mézeray (1817), La Suze (1723), Requeil (1621), Yvré-l’Évêque (1744), Le Mans (1691), en Indre-et-Loire à Saint-Paterne (1685). 1800 Houdayer se classant vers le 4000e rang. En tête la Mayenne, 2e l’Indre-et-Loire

JOUSSE
Variante de Josse. Josse provient d’un nom de saint très vénéré «Judocus». Des familles Jousse dans le Maine-et-Loire à Bouchemaine (1736), Savennières (1669), Saint-Florent-le-Vieil (1781), Bouzillé vers 1650, dans la Sarthe à Clermont-Créans vers 1615, Jupilles (1623), Bonnétable (1642), Soulitré (1691), Changé (1799), en Mayenne à Commer (1729), Oisseau (1695), en Indre-et-Loire à Saint-Paterne (1730). 1500 Jousse avec une position proche de la 5000e. La Sarthe en comporte le plus.

LAPOUS
Variante de «Labous» qui désigne l’oiseau en breton. Une centaine de Lapous pour un rang de l’ordre du 77000e. La Manche vient en tête.

LEMASSON
En général ce patronyme dé;rive de Thomas, parfois il découle du nom de métier de maçon. Des Lemasson en Sarthe à Précigné (1622), Saint-Georges-le-Gaultier (1774), Tennie (1661), Villedieu (1788), en Mayenne à Château-Gontier (1713), Courcité (1727), Vautorte (1701), en Maine-et-Loire à Loiré vers 1670, Vergonnes (1687), Bourg-d’Iré (1696), Jumelles (1716), dans l’Orne à Saint-Pierre-du-Regard (1811). 3700 Lemasson avec une place proche de la 1600e. L’Indre en compte le plus.

LERAY
Plusieurs possibilités suivants les auteurs. 1. Nom de la personne qui portait des vêtements à rayures. 2. Dérivé du latin «radius» qui donna «rai» en ancien français, avec le sens de ruisseau jaillissant. Des familles Leray en Loire-Atlantique à Rougé (1651), Le Pin (1670), Moisdon-la-Rivière (1782), en Maine-et-Loire à Ligné (1770), Champteussé-sur-Baconne vers 1805, Angrie (1606), en Mayenne à Saint-Berthevin (1730), dans l’Orne à Saint-Siméon (1820), en Indre-et-Loire à Limeray (1605). Environ 7800 Leray venant en 600e position environ. 1ère l’Ille-et-Vilaine, 2e la Loire-Atlantique, 3e la Mayenne, 4e l’Orne.

MALLET
Ce patronyme provient de malle, cheval de poste qui porte malle et bagages, et par la suite celui qui le dirige. Des familles Mallet en Vendée à Hermenault (1771), dans le Maine-et-Loire à Gené vers 1640, Savennières (1695), dans l’Orne à Saint-Denis-sur-Sarthon (1694), Gandelain (1830), en Sarthe à Épineu-le-Chevreuil (1836), Le Mans (1663), La Bazoge vers 1670. Un rang tournant autour du 180e pour 18500 Mallet ou à peu près. 2e l’Eure-et-Loir, 3e l’Orne.

PÉAN
Vient de «Payen» qui dérive du latin «paganus» qui a pour sens : de la campagne, paysan. Mais ce terme a aussi la nuance du paganisme car les paysans avaient bien plus de mal à abandonner la religion précédant le christianisme que les habitants des bourgades. Des souches Péan en Loire-Atlantique à Saint-Sulpice-des-Landes (1706), Pannecé (1783), Vritz (1814), en Maine-et-Loire à Gené vers 1677, Le Lion-d’Angers (1684), Allonnes (1689), Avirée; (1724), en Mayenne à Saint-Quentin-les-Anges (1726), Averton (1766), en Indre-et-Loire à Cléré (1640), Bréhémont (1672), dans l’Orne à Heloup ( 1735), La Ferrière-Bochard (1698), en Sarthe à Briosne (1722), Yvré-le-Pôlin (1692), Mont-Saint-Jean (1633), Le Mans (1711). 3000 Péan pour une place voisine de la 2000e. En premier le Loir-et-Cher, 3e la Loire-Atlantique, 5e la Mayenne.

REMARS
Patronyme semblant dériver de «Rem», abréviation flamande de Rémi voire de Rambert, ou encore de «rem», l’aviron en langue d’oc. On trouve des Remard à Bousse (1681), Mareil-sur-Loir (1703) dans la Sarthe. Aux alentours de 500 Remars et une position proche de la 18000e. La Sarthe en tête.

RUEL
Pourrait être une déformation de Ruelle, patronyme donné à celui qui est originaire de Ruelle, chef-lieu de canton de la Charente, ou d’un hameau portant ce nom. On peut aussi penser à «ru» le petit ruisseau, et à celui qui habite à proximité. Des Ruelle en Maine-et-Loire à Pontigné (1777), Vieil-Baugé (1757). Des familles Ruel en Sarthe à Fyé (1727), Champfleur (1737), Mont-Saint-Jean (1732), dans l’Orne à Gandelain (1677), dans l’Eure-et-Loir à Pierres (1728). 2500 Ruel se classant vers la 2800e place. 2e la Manche, 5e le Calvados.



Edition ... août 2006

BOURRIEN
Bien des patronymes, proches quant à l’écriture, dérivent de «burra» la bourre ou du latin «burrus», jeune taureau. Faut-il y voir un début d’explication pour Bourrien ? Dans certaines régions, la bourrienne est une étable à bœufs. Une souche Bourien / Bourian (l’écriture diffère selon les actes) demeurait à Pontvallain (1596) dans la Sarthe, des Bourrian dans le Cher à Ardenay (1640). Une famille Bourrienne vivait à Espins vers 1700 dans le Calvados. Une cinquantaine de Bourrien pour une place dépassant la 170000e. Ils se situent surtout en Seine-et-Marne. A peine 100 Bourrian se classant vers le 105000e rang.

BROCHET
Nom de famille dérivant de «broche», «broque» termes qui proviennent du gaulois «broccos» qualifiant un objet pointu. Une famille Brochet vivait au Mans dans les années 1990. Des Brochet à Loiré vers 1675, Gené vers 1700, La Pouëze vers 1735 en Maine-et-Loire, à Daon (1727) en Mayenne, à Guigneville (1659), Autry-le-Chatel (1777) dans le Loiret, à Chalivoy (1723), Vierzon (1749) dans le Cher, et en Loire-Atlantique à La Rouxière (1690). 4500 porteurs du nom environ et une place approchant la 1300e. Le Cantal vient en premier, 2e le Maine-et-Loire, 4e la Vendée.

DESBOIS
Patronyme attribué à celui qui demeure dans la maison installée dans les bois. Le Maine-et-Loire regorge de Desbois : Mouliherne (1737), Savennières (1614), Brion vers 1745, Jumelles (1673), Épiré (1656), Courléon (1699) … La Mayenne aussi à Andouillé (1700), Le Bourgneuf-la-Forêt (1696), Saint-Hilaire-du-Maine (1749), la Sarthe avec La Flèche vers 1600, Le Lude vers 1600, Trangé (1765), dans l’Indre à La Berthenoux (1777), dans le Loiret à Coullons (1688), Donnery (1660), et le Cher à Rezay (1724), Ids-Saint-Roch (1738), Brinon (1754). Plus de 8000 Desbois soit un classement de l’ordre du 600e. La Saône-et-Loire vient en tête, 3e le Morbihan.

MONTGOMERY
Lieu du Calvados proche de Livarot. Les noms de lieu débutant par «Mont» correspondent à une hauteur plus ou moins importante. Leur sont accolés des noms de personnes le plus souvent, d’origine latine ou germanique, voire des noms de couleur, ou précisant la forme... Le comte Gabriel de Montgomery blessa mortellement le roi de France Henri II lors d’un tournoi en 1559. Bernard Montgomery, officier britannique, finit par battre Rommel à El-Alamein en novembre 1942. Une cinquantaine de Montgomery avec un rang voisin du 140000e. La Loire-Atlantique en comporte le plus.



Edition ... juin 2006

AURY
forme dérivée de «Alaric» lui-même nom de personne d’origine germanique de «ala-» tout et «-ric» puissant. Des Aury à Saint-Loup (1691) dans les Deux-Sèvres, Reignac (1626), Benais (1669) en Indre-et-Loire, Aubigny-sur-Cher (1647) dans le Cher, Beaufort-la-Vallée (1701) en Maine-et-Loire, Buxeuil (1716) dans la Vienne. 1200 Aury pour une place vers la 6200e. Les Deux-Sèvres en regroupent le plus.

BERUYER et BERRUYER
Font partie des nombreuses désignations attribuées à ceux qui proviennent de la province du Berry. Berruer, qui possède sans doute la même origine, se trouve dans le Maine-et-Loire à Daumeray (1776) et à Noyen-sur-Sarthe (1674) dans la Sarthe. Des Berruet à Sury (1650) dans le Loiret. Si aujourd’hui il paraît que le nombre de Beruyer soit bien faible, par contre 700 Berruyer se situent vers le 12000e rang. 1ère l’Isère, 2e la Saône-et-Loire.

BESSET
Nom porté par celui qui est originaire de la localité de Besset (Ariège). 3000 pour une place voisine de la 2100e. Une bonne partie dans l’Ain, 2e l’Ardèche.

BONNET
Patronyme de la personne qui porte un bonnet, ou encore dérive du nom latin «Bonitus», venant lui-même de «bonus» bon. Des souches Bonnet à Bonnoeuvre vers 1740, Saint-Mars-la-Jaille (1804), Légé (1818) en Loire-Atlantique, à Sainte-Gemmes-sur-Loire (1696), Grez-Neuville (1788), au Lion-d’Angers vers 1660 pour le Maine-et-Loire, en Mayenne à Astillé (1648), en Sarthe à Loué (1679), Ruillé-en-Champagne (1732), La Bazoge (1712), Orléans (1725) dans le Loiret, Onzain (1640) dans le Loir-et-Cher, Cheillé (1653), Chinon (1685) en Indre-et-Loire. Plus de 50000 Bonnet avec un classement vers le 30e rang. 1er le Tarn-et-Garonne, 2e l’Aude, 3e le Cher.

BOUCHIER
Forme archaïque de Boucher, nom de métier, qui préalablement désigne celui qui vend de la viande de bouc. Si les familles Boucher pullulent dans le Maine-et-Loire (Vivy, Mûrs-Érigné, Saint-Cyr, Noyant …), en Sarthe (Le Mans, Marolles-les-Braults, Savigné-l’Évêque …) pas de trace de Bouchier sauf à Saint-Loup (1691) dans la Nièvre. Une centaine de Bouchier et une place avoisinant la 82000e. La Loire-Atlantique vient en tête, 2e le Rhône.

BOURRON et BOURON
Nom de personne d’origine germanique «Boro» qui dérive de «geboren» né, engendré. Des familles Bourron à Champteussé-sur-Baconne (1764) dans le Maine-et-Loire. Des Bouron à Écuillé (1814) en Maine-et-Loire. 250 Bourron et un rang autour du 41000e. 1er le Var, 2e le Rhône. 2600 Bouron avec une place de l’ordre de la 2500e. 1ère la Vendée, 5e la Mayenne.

BOUVIER
Nom de profession découlant du latin «bovarius» personne qui garde et conduit les bœufs. Beaucoup de Bouvier un peu partout, dans le Maine-et-Loire à Gené vers 1710, Angers (1675), Louvaines (1764), Bouchemaine (1601) … en Mayenne à Daon (1695), Bais (1699), Saint-Germain-de-Coulamer (1657), dans la Sarthe à Mont-Saint-Jean (1678), Ancinnes (1725), Brains-sur-Gée (1740), Mont-Saint-Jean (1757), Tennie (1698), dans l’Orne à La Ferté-Macé (1745), Origny-le-Butin (1703), puis Fégréac (1720) en Loire-Atlantique. 20000 Bouvier pour un classement voisin du 170e rang. 1ère la Savoie, 2e la Mayenne, 3e les Hautes-Alpes.

BRARD
Comme Blin équivaut à Belin, Brard équivaut à Berard. Cela provient d’un nom de personne germanique «Berhard» de «ber-» ours et «-hard» dur, fort. Des familles Brard à Jupilles (1743), Beaumont-Pied-de-Bœuf (1749), Teillé (1745), Laigné-en-Belin (1782), Marigné-Laillé (1586), Requeil (1643) dans la Sarthe, à Vern-d’Anjou (1640), Pouëze (1650), Cunault (1715), La Meignanne vers 1660, Marigné (1690) dans le Maine-et-Loire, en Loire-Atlantique à Vritz (1837), en Mayenne à Chemazé (1772). Plus de 3000 Brard avec un rang avoisinant le 2000e. 1ère la Sarthe, 2e l’Orne, 4e la Mayenne, 5e l’Ille-et-Vilaine.

BRET
Eest attribué fréquemment à un homme venant de Bretagne. La personne qui ne possède qu’un testicule reçoit aussi ce patronyme. Une autre possibilité provient du bret, le piège pour les oiseaux, alors ce nom a été donné à celui qui les fabrique ou les vend. Si des Breton ou Lebreton fourmillent dans nos départements, des Le Bret se trouvent à Saint-Gervais-en-Belin (1618) pour la Sarthe, des Lebrée à Saint-Paul-le-Gaultier (1664) en Sarthe, des Bret à La Lande-sur-Eure (1800) dans l’Orne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie (1682) en Vendée et dans l’Indre à Gargilesse (1784), Douadic (1786), Crozon (1714). Plus de 6000 Bret (850e rang) avec un bon nombre d’entre eux en Haute-Loire, 3e le Rhône. 2500 Lebret (2500e rang) dans la Corrèze surtout, 4e l’Ille-et-Vilaine.

CARBONEL
Nom de métier désignant celui qui fabrique du charbon de bois. Si Carbonel est assez répandu dans tout le pays, Charbonel se trouve surtout dans l’Ouest. Des Charbonnel vivaient au Mans dans les années 1950. Environ 800 personnes avec un rang approchant le 12000e. Les Hautes-Alpes en tête, 2e l’Indre-et-Loire.

COUTTON, COUTON, COUTHON
Formes équivalentes à Cotton, Coton, Cothon. Dérivent de Cot lui-même découlant de Jacot (Jacques) ou de Nicot (Nicolas). Des familles Cotton à Selles-sur-Cher (1666) dans le Loir-et-Cher, et Coton à Villentrois (1650) dans l’Indre, Gievres (1748) dans le Loir-et-Cher, Lignières (1860) dans le Cher. Très peu de Couton aujourd’hui. 1600 Couton avec une place proche de la 4600e. 1er le Lot-et-Garonne. 200 Coutton approximativement pour un rang voisin du 58000e. Les Hautes-Alpes devant le Var.

DELHOMMOIS
Celui qui porte ce patronyme le doit au fait qu’il vit auprès d’un orme ou plut&ocric;t d’un ormeau. Delhommeau est une forme possédant exactement le même sens, mais bien plus courante dans nos régions. On trouve des Delhommeau à Nort-sur-Erdre en Loire-Atlantique. Des Delhommais (penser à Louis XVI roi des François !) à Louans (1665), Bossée (1649), Chanceaux-près-Loches (1790) en Indre-et-Loire. Des Delhommois à Chassillé (1708), Chemiré-en-Charnie (1741), Saint-Christophe-en-Champagne (1673) dans la Sarthe. Ils sont une cinquantaine et se trouvent après la 150000e place. Le Rhône en compte le plus.

DUMOULIN
Patronyme attribué au meunier. Des souches Dumoulin à Saint-Paterne (1710), Notre-Dame-d’Oé (1773) en Indre-et-Loire, à Boé (1695) dans le Lot-et-Garonne. 10000 Dumoulin vers le 450e rang, surtout en Dordogne.

DUPUY
Nom d’une personne originaire d’un puy, terme dérivant du latin «podium» lequel désigne une colline au sommet arrondi. Beaucoup de familles Dupuy dans le Maine-et-Loire à Hôtellerie-de-Flée (1703), Breille-les-Pins (1742), en Loire-Atlantique à Trans-sur-Erdre (1736), Cellier (1718), en Indre-et-Loire à Azay-sur-Cher (1653), Saint-Pierre-le-Puellier (1640), Antogny (1749), Fondettes (1585), dans le Cher à Saint-Denis-de-Palin vers 1700, à Suèvres (1670), Villebarou (1661) dans le Loir-et-Cher et en Sarthe à Écommoy (1765), Courdemanche (1776), Mansigné (1682), Marigné-Laillé (1740), Mayet (1709). 22000 Dupuy environ pour un rang voisin du 130e. 1er le Gers, 5e l’Eure-et-Loir.

FAVE
Variante de «Fève» celui qui vend des fèves. Comment ne pas penser aussi à une déformation de Favre, une des nombreuses désignations du forgeron ? Ce patronyme semble bien absent dans nos régions du Centre-Ouest. A peu près 1500 Fave à la 5600e place. 1ère la Drôme, 5e le Finistère.

FILLET
Dans le Sud du pays ce terme désigne le petit garçon. A rapprocher de fillette, au féminin. Une famille à Amboise (1700) en Indre-et-Loire. On trouve des Fillette dans nos régions à Céton (1803) dans l’Orne, à Cherré vers 1800 et Volnay (1685) pour la Sarthe, à Esvres (1701) en Indre-et-Loire et au Coudray-au-Perche (1679) en Eure-et-Loir. 300 Fillet vers le 35000e rang. 1er le Morbihan. 2e l’Isère.

FLASSIÈRE
Il s’agit vraisemblablement d’un dérivé de Flachère/Flachaire qui provient de flache, nom de lieu dérivant du latin «flacus» lieu au sol très humide, marécageux. Ce patronyme semble rare aujourd’hui.

FOURNIER
Le fournier est l’ancienne désignation du préposé au four banal, du boulanger. De nombreux Fournier à Bourges (1739), Quantilly (1721) dans le Cher, Villaine vers 1600, Loches (1697), Beaulieu (1665), L’Ile-Bouchard (1700) en Indre-et-Loire, Blois (1670) dans le Loir-et-Cher, Mulsanne (1742), Écommoy (1686), Le Mans (1655), Teloché (1694), Sargé (1737) en Sarthe, Bazougers (1695), Entrammes (1668) en Mayenne, Savennières (1628), Chinon (1802), Bouchemaine (1696), Trémont (1725) dans le Maine-et-Loire. 57000 Fournier qui occupent le 20e rang. Les Deux-Sèvres arrivent en tête.

FROMENT
Surnom de celui qui produit du blé. Le Littré signale que le froment est la meilleure espèce de blé. Peu de Froment mais une souche à La Bellière (1779) dans l’Orne et une autre à Issoudun (1796) dans l’Indre. 7500 porteurs du nom (650e place). Vient d’abord le Lot puis la Drôme.

GAUTIER ou GAUTHIER, GAULTIER
Patronyme d’origine germanique «Waldhari» de «wald-» gouverner et «-hari» armée. Des souches Gautier ou Gauthier dans l’Indre à Pommiers (1730), Saint-Marcel (1664), en Indre-et-Loire à Château-Renault (1654), Perrusson (1660), dans la Sarthe à Beauvoir (1762), Mézeray (1750), Sargé (1773), Marçon (1769), Château-du-Loir (1725), dans le Maine-et-Loire au Lion-d’Angers (1636), Ravigny (1694), Angers vers 1610, Brissarthe (1711) ; Assé-le-Bérenger (1677), Daon (1733) en Mayenne, La Chapelle-Souef (1697) dans l’Orne, Saint-Sulpice-des-Landes (1813), Vritz (1689) en Loire-Atlantique, Lassy (1699) en Ille-et-Vilaine, diverses communes de l’Eure-et-Loir et du Loiret. Gautier est représenté par 38000 porteurs et occupe le 60e rang environ. 1ère l’Ille-et-Vilaine, 3e la Loire-Atlantique, 4e l’Indre-et-Loire. 42000 Gauthier (45e rang approximativement), surtout en Saône-et-Loire, 2e les Deux-Sèèvres, 4e l’Indre-et-Loire.

GELIBERT
Nom de personne d’origine germanique «Geilaberht» de «geil-» exubérant, ardent et «-berht» brillant, illustre. 200 Gelibert vers le 57000e rang. 1ère la Drôme, 3e le Rhône.

GENEVAISE
Il existe une forte présomption pour que ce soit une des multiples formes désignant un habitant de Genève. Il s’agit d’un matronyme, le patronyme serait Genevais. Des Genevais dans le Maine-et-Loire à Nueil-sur-Layon (1828) et à Tancoigné à la même époque. Le nom Genevaise semble exceptionnel.

GONORD ou sa forme équivalente GOUNORD
Nom de personne provenant de Scandinavie, du vieux norois «Gunnvor» de «gunn» combat et «varr» féminin de «vor» prudent, avisé. Une famille Gonord est signalée en Vendée, sans précision de lieu, au début du XVIIIe siècle. Les Gonord comme les Gounord paraissent bien rares aujourd’hui.

LECHAUX
Phonétiquement identique à Lechot, autre forme de Lescot, Lechaud pourrait être un dérivé de Lécossais (Le Scot), survivance de l’occupation anglaise dans nos régions au cours du Moyen Age. Environ 500 Lechaux pour une place avoisinant la 22000e. En tête le Loir-et-Cher, 2e l’Ille-et-Vilaine.

LIONNE
Matronyme de Lion qui peut être une déformation de Léon, un surnom provenant du nom de l’animal ou un toponyme (Le Lion-d’Angers- 49, Lion-en-Beauce-45, Lion-sur-Mer-14 …). On trouve le patronyme Lion à Juvigné (1713) en Mayenne et à Tuffé (1702) dans la Sarthe, à Saint-Branchs (1694) en Indre-et-Loire. 800 Lionne surtout dans le Puy-de-Dôme (11500e place environ).

LOCHET
En ancien français la loche est un poisson d’eau douce, en moyen français, c’est une petite limace qui incarne la lenteur. D’ailleurs on dit toujours une loche pour une limace. Lochet est un des diminutifs de loche. L’abbé Lochet fut un historien sarthois de qualité voici un siècle. Des souches Lochet à Gargilesse (1688), Pruniers (1730) dans l’Indre, à Jallans (1779), Thiville (1797) en Eure-et-Loir, Beaufay (1694), Écommoy (1701), Torcé-en-Vallée (1694) pour la Sarthe et pour le Maine-et-Loire à Corzé (1638), Brain-sur-l’Authion (1669), Andard (1741). Une famille Locher à Sillé-le-Guillaume (1628) en Sarthe. 1200 Lochet avec une position vers la 6850e. 1ère la Nièvre, 2e l’Ille-et-Vilaine, 4e la Sarthe.

LYONNE
Matronyme dérivant de Lyon qui peut déésigner la ville bien connue ou encore une déformation de Lionne. Pour le patronyme Lyon : Petit-Pressigny (1704) dans l’Indre-et-Loire, Dissay-sous-Courcillon (1740), Courcemont (1862) en Sarthe.

MEUNIER
Autre surnom du meunier, dû bien sûr à son activité. Des Meunier en Loire-Atlantique à Nantes (1695), dans le Maine-et-Loire à Saumur (1757), Tiercé (1659), Guédéniau (1742), Savennières (1664) … en Mayenne à Assé-le-Bérenger (1721), Chailland (1781), Évron (1754), dans l’Orne à Courthioust (1665), Saint-Cyr-la-Rosière (1759), dans la Sarthe à La Chapelle-Huon (1716), Lamnay (1713), Bessé-sur-Braye (1741), Mamers (1680), Noyen-sur-Sarthe (1745), dans le Loiret à Saint-Benoit-sur-Loire (1570), Cinq-Mars (1682) en Indre-et-Loire. N’oublions pas les nombreux Meusnier ni Lemeunier. 36000 Meunier vers le 70e rang. Le Loir-et-Cher domine, 2e le Cher, 3e l’Indre-et-Loire, 5e l’Eure-et-Loire.

MOSSANT
Souvent les sons «ou» et «o» sont équivalents aussi on peut se reporter à Moussant. La commune de Moussan (Aude) peut très bien être à l’origine de ce patronyme attribué à la personne qui en provient. Environ 30 Mossant vers la 185000e place. 1ère l’Essonne.

PALCOU, PALCOUD, PALCOUX
Puisque Pale désigne celui qui a le teint pâle, Palcou ou Palecou pourrait-il être celui dont le cou est pâle ? Pas de Palcou ni de Palcoud semble-t-il. Par contre une cinquantaine de Palcoux en majorité dans les Bouches-du-Rhône, vers le 157000e rang.

PASCALIS
Forme latine de Pascal, nom de personne et de baptême signifiant «qui concerne la fête de Pâques». Pas de Pascalis dans nos régions mais toutefois une famille Pascalios à Saint-Michel-de-Bannières (1689) dans le Lot. Environ 50 Pascalis (157000e place) très concentrés dans les Bouches-du-Rhône.

PESLE
Terme de l’ancien français désignant le verrou, le pène de la serrure, issu du latin «pessulus». Il est sans doute attribué à un serrurier. Des familles Pesle à Pervenchères (1743), Nocé (1775) dans l’Orne. Une centaine de Pesle avec un rang dans les 88000e. Ils occupent principalement les Alpes-Maritimes.

POINTEAU
En ancien français la pointe de la lance. On trouve des Pointereau en Sarthe à Mézeray (1718). Des Pointeau à Allaines (1716) en Eure-et-Loir, Bellegarde (1682), Attray (1668), Chaussy (1660), Pithiviers (1700) dans le Loiret, Fontaine-Couverte (1699), Saint-Aignan-sur-Roë au début du XVIIIe siècle en Mayenne, à Aviré (1707), Saint-Aubin-du-Pavoil (1686), Saint-Jean-du-Marais (1777), Gené vers 1770 en Maine-et-Loire. 2200 Pointeau pour une place vers la 3200e. Le Cantal en compte le plus, 3e la Vendée, 4e l’Ille-et-Vilaine.

QUENIEUX, QUENIOUX
Surnom de l’ouvrier qui travaille le bois de chêne. Une souche Quenioux à La Chapelle-Saint-Martin (1657) dans le Loir-et-Cher, d’autres dans le Maine-et-Loire à Grez-Neuville vers 1700, Saint-Georges-sur-Loire (1813). Il semble que ces deux patronymes, très proches l’un de l’autre, soient très rares.

REYMOND et sa variante RAYMOND
Dérivent de Raimond qui lui-même provient du nom germanique «Raginmund» de «ragin-» conseil et «-mund» protection. Des souches Raymond à La Cornuaille (1673) dans le Maine-et-Loire, à la Tour-Saint Gelin (1650) en Indre-et-Loire, Thurageau (1634) dans la Vienne, et dans diverses communes du Cher. Des Remon et des Remond (patronymes équivalents) à Assé-le-Bérenger (1704), Champgeneteux (1820) en Mayenne, à Céaucé (1696), Alençon (1774) pour l’Orne. 4000 Reymond pour une place proche de la 1500e. 1ère l’Isère, 3e la Drôme. 13000 Raymond vers le 300e rang. En tête les Hautes-Alpes.

RIBAUT ou Ribaud
Désigne le débauché, le vagabond. Des souches Ribot à Tours (1630), Amboise (1670), La Ferrière (1798) pour l’Indre-et-Loire, vers 1640 à Yèvres en Eure-et-Loir, Courcité (1674), Izé (1714), Averton (1686) en Mayenne, Le Mans vers 1660, Dollon (1772), Parennes (1736), Saint-Aubin-de-Locquenay (1674), Mont-Saint-Jean (1657) dans la Sarthe. 400 porteurs du nom pour une place avoisinant la 25000e. 1ère la Haute-Garonne.

ROBERT
Nom de personne d’origine germanique «Hrodberht» de «hrod-» gloire et «-berht» brillant, illustre. Les Robert sont très nombreux : Crulay (1716) dans l’Orne, Issoudun (1629), Chassignoles (1733), Saulnay (1791) dans l’Indre, Chedigny (1678), Notre-Dame-d’Oé (1769), Richelieu (1671) en Indre-et-Loire, Romorantin (1742), La Chaussée-Saint-Victor (1759) dans le Loir-et-Cher, Bourg-d’Iré (1719), Chazé-sur-Argos (1719), Drain (1611), Tiercé (1725), Épiré (1644) dans le Maine-et-Loire, Touches (1757), Erbray (1714), Grand-Auverné (1783) en Loire-Atlantique, Aron (1768), Poulay (1681) en Mayenne, Saint-Jean-de-la-Motte (1697), Soulitré (1736), Mayet (1697, Avoise (1820) dans la Sarthe. Un des patronymes les plus portés en ce XXIe siècle : plus de 90000 personnes avec le 5e rang. Le Jura vient en tête, 3e l’Ille-et-Vilaine.

ROCHAS
Un des multiples noms dérivant de «roche». Est nommé ainsi un habitant d’un lieu caractérisé par des rochers remarquables. Il arrive que ce lieu soit propice à l’installation d’une fortification. Une famille Rochat (prononciation identique) à Séchilienne (1795) dans l’Isère. Des familles Rochas à Beligné vers 1750, Varades vers 1800 en Loire-Atlantique. 1800 Rochas et une 4000e place environ. La Drôme domine, 3e l’Isère.

ROUBAULT, ROUBAUD
Nom de personne d’origine germanique «Hrodbald» de «hrod-» gloire et «-bald» audacieux. Une famille Roubaux à Saint-Didier-sur-Ècouves (1702) dans l’Orne. Environ 50 Roubaud pour une place voisine de la 145000e. Ils se tiennent surtout dans l’Hérault. 1200 Roubault occupant un rang proche du 6200e. Le Vaucluse vient en tête.

SAYAGH
150 Sayagh pour un 74000e rang environ. L’Oise vient en tête, 2e l’Isère. 650 Sayag (14000e place) situés en premier dans les Yvelines.

TARAVEL
Tarière, l’outil qui a pu servir au vigneron, puis désignation de l’artisan qui l’utilisait. 170 Taravel occupent une 62000e place à peu près. La Drôme vient en tête.



Edition ... mai 2006

BLONDEAU
Forme dérivée de Blond. Blond : surnom attribué à une personne aux cheveux blonds. Provient du mot germanique «blund». Il existe encore dans le centre-ville du Mans la rue Claude-Blondeau en l’honneur d’un avocat au Parlement de Paris, né au Mans et décédé vers 1700. Les Blondeau ne manquent pas : à Bizou (1680), Alençon (1839) dans l’Orne, Assé-le-Béranger (1638), Montenay (1746) dans la Mayenne, Bouloire (1723), Le Breil-sur-Mérize (1756), Le Mans (1690), Volnay (1722), Sargé (1694) en Sarthe, en Indre-et-Loire à Athée-sur-Cher vers 1770, dans la Vienne à Thuré (1690), et dans le Maine-et-Loire à Savennières (1718), Longué (1647), Saint-Martin-Fouilloux (1741). 9 300 Blondeau pour une place située avant la 500e. 1er la Côte-d’Or, 2e la Vienne, 3e la Vendée, 4e l’Indre-et-Loire, 5e le Loir-et-Cher.

CLÉMENCEAU
Une des variantes de Clément, nom de personne et de baptême équivalent au latin «Clemens», de «clemens», bon, paisible. Homme politique français né en Vendée en 1841, Georges Cléémenceau prône la laïcité, la séparation de l’Église et de l’État, … et l’arrêt des conquêtes coloniales. Il devient ministre de l’Intérieur, président du Conseil… Appelé par Poincarré à constituer un cabinet de salut national en mars 1917, celui qui fut surnommé «Le Tigre» impose Foch comme généralissime des forces alliées et conduit la France à la victoire. Il devint alors «le Père la Victoire» mais est battu par Deschanel pour l’élection à la présidence de la République. Il décède à Paris en 1929. Les Clémenceau pullulent dans le Maine-et-Loire à Pommeraye (1786), Le Fuilet (1769), Botz-en-Mauges (1734), Saint-Macaire-du-Bois (1692), Le Lion-d’Angers (1677), Marillais (1810), Fief-Sauvin (1779) …Ancenis vers 1780 en Loire-Atlantique, à Cersay vers 1775, Le Breuil-sous-Argenton (1809) dans les Deux-Sèvres, Monts vers 1600 en Indre-et-Loire, Posay-le-Vieil (1682) dans la Vienne. 1 400 porteurs du nom le classe vers la 5 500e position. 1er les Deux-Sèvres, 2er le Loir-et-Cher.

DROUITEAU
Il est curieux de ne pas trouver de trace de Drouiteau, ni de Derouiteau, quand on sait qu’il existait énormément de Drouineau / Derouiteau ! Ce patronyme semble bien rare aujourd’hui.

FLÉCHER
Il s’agit vraisemblablement de la forme lorraine de «Fléchier», le fabricant de flèches. Des Flechais en Mayenne à Cosmes (1745), Saint-Gault et Peuton vers 1700. Environ 600 Flecher et une place voisine de la 15 000e. 3e le Loir-et-Cher, 4e l’Ille-et-Vilaine. Une famille Flechet dans le Cher à Blancafort en 1693. 250 Flechet et un rang avoisinant le 45 000e. 2e la Loire-Atlantique.

LE GODAIS Godais ou Godet
Forme phonétique équivalente, désignait le verre à boire donc par extension, le commerçant. Gaudet provient du nom de personne «Gaud» qui découle de la forme germanique «waldan» gouverner. Une autre possibilité avec le dérivé de «wald» bois, forêt qui donna de nombreux noms de lieux tels que Gaud, Le Gault …Pour d’autres auteurs ce patronyme désignait un homme gai, gaillard. Pas de Le Godais, ni de Godais, mais des Godet à Chemilly (1867) dans l’Orne, Cogners (1606), Lamnay (1749), Courgains (1638) en Sarthe, Cholet (1853), Louerré vers 1665 dans le Maine-et-Loire, Saint-Loup-sur-Thouet (1708) dans les Deux-Sèvres, et dans le Cher à Selles-sur-Cher (1661) ; des familles Gaudet à Bellême (1744), Origny-le-Butin (1702) dans l’Orne, des souches Gaudais à Beaufort-la-Vallée (1693) dans le Maine-et-Loire. Environ 100 Godais aujourd’hui avec une place de l’ordre de la 103 000ee. 1er le Loiret. Environ 100 Le Godais aussi, et un rang proche du 100 000e. Seul le Morbihan est signalé.

REDCENT
Il serait intéressant d’entreprendre une recherche généalogique sur ce nom pour voir si l’hypothèse de la toponymie est la bonne. Effectivement il existe, dans le département du Gard, une commune du nom de Redessan, phonétiquement identique. Y a-t-il coïncidence ? On trouve des Redsan en Maine-et-Loire à Mazé (1628) et Fontaine-Guérin (1609). Une place voisine de la 81 000e pour 120 porteurs du nom. Uniquement la Seine-et-Marne est notée.

RONDET
Forme dérivée de Rond, sobriquet d’un homme rond, «large du ventre». Des souches Rondet à Dyo (1750) Saône-et-Loire, Saint-Florent (1724) et Saint-Ambrois (1730) dans le Cher. Il est vraisemblable que nombre de Rondé correspondent au patronyme Rondet. Des Rondé à Civray (1668), Lantan (1751) toujours dans le Cher. 1 200 Rondet et une place proche de la 6 600e. 2e le Cher, 3e la Charente, 5e la Sarthe.



Edition ... avril 2006

BEUROIS
Une piste permet de penser qu’il y a un rapport avec la région de Beure, tout près de Besançon, dans le Doubs. Peut-être existe-t-il un rapport avec celui qui produit ou vend du beurre ? Puisque le son «oi» actuel se prononçait «oué» il ne faut pas omettre la souche Beurouer vivant à Brettes-les-Pins, en Sarthe (1671-1703). Environ 300 Beurois aujourd’hui soit une place autour de la 34 000e. Le Maine-et-Loire vient en 2e position suivi de l’Indre-et-Loire.

BEZIER
Nom de personne originaire de la ville de Béziers. Il pourrait aussi y avoir une origine basque «bitteri», le bourg proche de la route. Des familles Bezier à Changé (1709), à Grenoux (Laval) en 1783, Arquenay (1738), Jublains (1792) pour la Mayenne. Des Bezié à Saint-Quentin (1692) et Louroux-Béconnais (1681) en Maine-et-Loire. Environ 1 400 porteurs du nom pour un rang avoisinant le 5 500e. La Mayenne vient en tête, devant la Loire-Atlantique, 5e l’Ille-et-Vilaine.

BRIQUET
Ce patronyme pourrait provenir du chien briquet que l’on utilisait jadis pour la chasse au renard ou au blaireau. Briquet qualifie alors celui qui les dirige. Autre hypothèse, la brique, matériau de construction, a-t-elle joué un r&ocric;le pour l’apparition de ce patronyme ? Une famille Briquet vit dans le déépartement du Nord, à Avesnes-sur-Helpe, en 1742. Une autre demeure à Parcé-sur-Sarthe (1842) dans la Sarthe. 2 500 porteurs du nom amenant ce patronyme vers la 2 600e position. L’Indre est 2e au classement des départements qui en comportent le plus.

CASSIER
Nom de métier désignant le fabricant ou le marchand de casseroles. 2 300 personnes pour un rang proche du 3 000e. Le Cher en comporte le plus.

DELENTE
On peut penser à un patronyme lié à l’origine de la personne du village de Lanthes (Côte-d’Or). Il existe aussi une forêt dans la Drôme du nom de Lente. Faut-il y voir une possibilité ? Une famille Delente vit à Antoigny (1661) dans l’Orne. 300 porteurs du nom aujourd’hui et un rang approchant le 34 000e. L’Eure-et-Loir vient en 2e position.

GALLARG
On peut assimiler ce patronyme au toponyme Galargues, commune de l’Hérault. La personne venant de ce lieu en reçoit le surnom qui lui reste définitivement, avec le temps.

GUEMAS
Ce nom pourrait posséder une origine germanique «Gaidman» de «Gaid-» l’épieu, la lance et «-man» homme. L’Anjou semble être une pépinière pour les Guémas avec : Gené (1759), Bourg-d’Iré (1696), Pruillé (1692), Aviré (1653), Loiré (1711), Feneu (1784) … mais aussi avec les graphies Guemast (1682) à la Chapelle sur Oudon (1682), Guemat vers 1620 à Saint-Michel-du-Bois, Guémats (1777) à Chazé-sur-Argos, Guématz (1684) à Saint-Aubin-du Pavoil … Environ 500 Guemas pour une 18 500e place environ. Comme on pouvait s’y attendre le Maine-et-Loire en regroupe le plus. La Loire-Atlantique est classée 3e.

JOB
Patronyme provenant de l’hébreu «Hajiôb» désignant l’adversaire. Des souches Job à Bouchemaine (1676) et Savennières (1629) en Maine-et-Loire. 2 600 personnes se nomment Job, mais vraiment très peu dans nos régions. Ce patronyme vient en 2 500e position approximativement.

PAUGOY ou Paugois
Qui dérive du nom d’une monnaie frappée sous saint Louis, la «pogoise», qui doit son nom de la ville du Puy. On trouve ce patronyme en Sarthe au Breil-sur-Mérize (1724), à Saint-Mars-d’Outillé (1759). Moins de 100 porteurs du nom pour une place voisine de la 170 000e. La variante de Paugoué, sur le plan de l’écriture, mais qui correspond à la prononciation l’époque, se trouve à Lavenay (1785), Parigné-l’Évêque (1745), Ruaudin (1782) pour la Sarthe.

ROMANTEAU
Bien que rien ne permette de l’affirmer à coup sûr, il semble que ce nom dérive du nom de personne et de baptême latin «Romanus». Le «eau» final amène à penser que ce patronyme ait pu se former dans ou près du val de Loire ? 120 personnes de ce nom, le classant en 85 000e position environ. Seule la Charente semble avoir des résidents Romanteau en nombre.



Edition ... mars 2006

AUBINEAU
Dérive de Aubin, forme équivalente de Albin, ancien nom de baptême venant du latin «Albinus» découlant de «albus» signifiant blanc. Aubineau, un patronyme qui convient bien au val de Loire : Seiches-sur-Loire (1751), Villevêque (1821), Saulgé-l’Hôpital (1634), Cornillé-Caves (1619), Jarzé (1607) … dans le Maine-et-Loire, et en Indre-et-Loire à Saint-Nicolas-de-Bourgueil (1673). Le patronyme Aubineau concerne aujourd’hui plus de 2500 personnes ce qui le classe vers le 2500e rang. Le département des Deux-Sèvres en comporte le plus, le Loir-et-Cher vient en 3e position et la Loire-Atlantique en 5e.

BOUSSARD
variante de Bossard qui possède deux origines possibles. Bossard a pu être attribué à une personne dotée d’une bosse, souvent consécutive à une scoliose. L’autre explication s’appuie sur le nom germanique «Bosso» qui signifiait désagréable, maussade. Des Boussard à Vern-d’Anjou en 1755 (Maine-et-Loire). En Sarthe à Solesmes (1736), Jupilles (1734), Marigné (1753), Contilly (1640), Saint-Pierre-du-Lorouër (1766), Yvré-le-Pôlin (1622), en Indre-et-Loire à Saint-Paterne (1730), en Mayenne à Chailland (1700). Environ 3 000 porteurs du nom lui donne la 2 100e place environ. L’Indre se classe au 3e rang.

CANTINEAU
découle de Cantin ou de sa forme équivalente Quantin / Quentin. Quentin, nom de personne et de baptême, provient du latin «Quintinus» qui découle de « quintus » dont le sens évoque le cinquième enfant d’une fratrie, dans l’ordre des naissances. Une souche Cantin à Champtocé-sur-Loire en 1827, en Maine-et-Loire, mais pas de Cantineau. Énormément de Quentin en Mayenne et en Maine-et-Loire, mais pas de Quentineau ! A peu près 650 Cantineau, de nos jours pour un rang dépassant le 13 000e.

TAINON
dérive de taisne ou taine, qui provient de l’ancien français «taisse», nom du repaire de blaireau. On dénombre environ 150 Tainon ce qui classe ce nom vers la 60 000e place. La Loire-Atlantique en compte le plus.

THEURIET
diminutif de Theury, qui découle lui-même de Thierry, nom de personne et de baptême d’origine germanique «Theoderic», de «theod-» peuple et «-ric» puissant. Extrêmement peu de Theuriet de nos jours.

YOU
serait-ce une déformation de Youx, du toponyme de même prononciation, correspondant à une commune proche de Saint-Éloy-les-Mines dans le Puy-de-Dôme ? Faut-il y voir une origine britannique ? Une famille You vit à Saint-Aubin-des-Ormeaux, en Vendée, des années 1660 à 1719. Le nombre de You avoisine 1 600 porteurs pour une place de l’ordre de la 4 300e. La Vendée vient en tête, et la Loire-Atlantique en 3e position.



Edition ... février 2006

BOMPAS
Variante de bonpas, dans le sens de bon passage. Il semble que ce patronyme provienne de l’Anjou car on trouve essentiellement des souches Bonpas à Thouarcé (1765) et Savennières (1622) et des Bompas à Saumur (1825), Chemillé (1786), Jumellière (1670), Gonnord (1772), Bouchemaine (1691) … Environ 250 personnes portent ce nom ce qui le place vers le 35 000e rang des patronymes français. La Loire-Atlantique est le département qui vient en 2e position pour les Bompas.

DEMESLAY
Patronyme attribué à celui qui vient de Meslay que l’on trouve en Mayenne (Meslay-du-Maine), Calvados, Loir-et-Cher, Eure-et-Loir (Meslay-le-Grenet ; Meslay-le-Vidame) … Une famille Demelay vit à Charné en 1749, en Mayenne. On compte près de 75 personnes de ce nom soit une place avoisinant la 115 000e.

FERRON
Ce nom de métier équivalait à celui de forgeron ou de commerçant en ferrailles. Des Ferron en Eure-et-Loir à Pré-Saint-Martin (1785), Voves (1630), Terminiers (1740), dans la Vienne à Saint-Secondin (1661) et Château-Garnier (1748), dans la Sarthe à Roëze et Parigné-le-Pôlin vers 1650, en Loire-Atlantique à Erbray (1766), en Mayenne à Daon (1751), en Maine-et-Loire à Clefs (vers 1670) et Bocé (1813). Il y aurait 4 000 Ferron en France aujourd’hui soit un rang autour du 1 400e. Le département qui en connaît le plus est la Mayenne, l’Ille-et-Vilaine vient en 5e position.

GAGNEUX
&€acute;quivalent de Legagneux et même de Gaigneux. Gagneux dérive du terme gaignier en vieux français signifiant cultiver, labourer, lui-même découlant de waidanjan. Des familles Gagneux en Indre-et-Loire à Saint-Cyr (1748), Genillé (1783), Chédigny (1702), et dans le Maine-et-Loire à Pouëze (1709), Feneu (1811), Chazé-sur-Argos (1626). Des Legagneux à Saint-Paul-le-Gaultier (Sarthe) en 1631. Des souches Gaigneux à Sougé-le-Ganelon (1723) et Saint-Léonard-des-Bois au XVIIIe siècle pour la Sarthe. 2 100 Gagneux aujourd’hui soit une place aux alentours de la 3 000e. Le Maine-et-Loire vient en tête, l’Eure-et-Loir en 5e position.

GASNIER
Variante de Garnier nom de personne d’origine germanique Warinhari, de wari : protection et hari : armée. Si les Gasnier sont nombreux, les Garnier sont innombrables ! Des Gasnier en Indre-et-Loire à Joué (1676), Cinq-Mars (1608), dans le Loiret à Charsonville (1605), dans le Loir-et-Cher à Villermain (1760), en Mayenne à Ballots (1670), dans l’Orne à Livaie (1673), Igé (1778), dans la Sarthe à Parcé (1696), Cherré (1742), Bousse (1789), Beaufay (1682) et aussi dans le Maine-et-Loire à Gené (1631), Angrie (1736), Épiré (1643), en Indre-et-Loire à Tours (1752), Marigny-Marmande (1679), et en Loire-Atlantique à Soudan (1751)… 6 500 personnes de ce nom soit une place vers la 750e. La Sarthe est le 2e département qui en compte le plus.

LARVOL
Aux environs de 600 porteurs du patronyme aujourd’hui donnant une position proche de la 15 000e. Ce pourrait être un patronyme d’origine bretonne car le Finistère vient en tête pour les Larvol et l’Ille-et-Vilaine en 3e place.

LEBOULEUX
Équivalent de Boulleux ou de Leboulleur. Dérive de boulier : fabricant de boules ou personne qui gère un jeu de boules. Des souches Leboulleur à Mulsanne (1679), à Laigné-en-Belin (1771), pour la Sarthe et aussi des familles Leboulleux à Teloché (1714) et Moncé-en-Belin (1834) en Sarthe. Plus de 250 Leboulleux (après la 37 000e place) et environ 140 Lebouleux. La Sarthe en compte le plus, que ce soit avec un ou deux « l ».

MASSACRY
Ce patronyme dérive vraisemblablement de massacre, terme désignant la boucherie en ancien français. C’est dans le département de l’Aisne que l’on trouve le plus de Massacry aujourd’hui. Sur l’ensemble du pays ils sont environ 120 personnes, ce qui les situe à un rang voisin du 80 000e pour les noms de famille.

MAUBOUSSIN
Le préfixe Mau signifie mal, mauvais comme dans les patronymes Mauchien = "mauvais chien" ou Mauvoisin = "mauvais voisin". Pour le suffixe boussin plusieurs solutions semblent possibles : le nom d’origine germanique bosin, soit buisine, dans le sens de bousine, trompette, qualifiant celui qui en sonne, soit encore un toponyme correspondant à un hameau en Indre-et-Loire. Ce patronyme fut et est toujours très répandu dans la région du Mans : Amné (72) en 1642, dans le Belinois au XVIIe siècle, Coulans-sur-Gée (1642), Mézeray (1674), Parigné-le-Pôlin (1674), Roëzé-sur-Sarthe (1629), Ruillé-en-Champagne (1642)…et Chigné dans le Maine-et-Loire en 1771. Aux alentours de 1 500 personnes et de la 5 000e place. Le Maine-et-Loire vient en tête pour les Mauboussin devant l’Orne puis l’Eure-et-Loir.

NÉGARET
Nom vraisemblablement breton dont le sens avoisine : aimable, en français. Ce patronyme fait partie des plus rares en France avec environ 10 porteurs et une position dépassant la 200 000e.



Edition ... janvier 2006

BARRAU
Dérive de Berau qui provient lui-même de Berwald, nom de personne d’origine germanique, de ber : ours et ald : gouverner. Des familles Barrau à Saint-Martin-d’Auxigny (Cher) en 1646, à Pleumartin (Vienne) en 1758, mais de nombreux Barreau comme à Pirmil (1762), Malicorne (1732) en Sarthe, ou des Barrault à Épiré (1671) en Anjou, ou encore des Barraud à Gaubretière (Vendée) en 1744. Aujourd’hui environ 4 300 personnes portent ce nom qui vient aux environs du 1 200e rang des noms de famille. La Charente-Maritime arrive à la 3e position pour ce patronyme.

CROCHERIS
La prononciation doit correspondre aussi à Crocherie que l’on trouve en quantité à Vern-d’Anjou (1680), Pouëze (1736), Villemoisan (1731) dans le Maine-et-Loire. Crocherie dépasse la 50 000e position, avec près de 200 personnes.

GILLET
Nom de personne et de baptême qui pourrait découler du latin eggius. Des souches Gillet dans l’Indre à Chabris (1788), Crozon (1707), en Indre-et-Loire à Maillé (1705), Cheillé (1638), en Eure-et-Loir à Outarville (1696), en Mayenne à Voutré (1672), Daon (1735), et en Sarthe à Moitron (1604), en Anjou à Denée (1620), Meignanne (1671), sans parler des nombreux Gilet, un peu partout comme à Solesmes (1724). Gillet est répandu avec 19 000 porteurs du nom, ce qui lui donne une position avoisinant la 165e. Le Loir-et-Cher vient en 5e place pour les Gillet.

GUÉRET
Nom de lieu, ville de la Creuse, ou de divers hameaux. L’un d’eux dérive du latin vervactum : terre labourée, pas encore ensemencée. Des familles Guéret à Saint-Paterne (1715) en Indre-et-Loire, en Mayenne à Aron (1711), dans la Sarthe à Courgenard (1872), et dans le Maine-et-Loire à Louerré (1783), Gennes (1763), en Loire-Atlantique à Vertou (1890), et dans les Deux-Sèvres à Aubiers en 1831. Plus de 3 000 personnes de ce nom qui vient en 3 300e position environ. La Loire-Atlantique en a le plus, suivie du Maine-et-Loire. L’Indre-et-Loire arrive 5e.

MANCEAU
Nom de personne originaire du Mans ou de sa région. Nombreux Manceaux dans la Sarthe à Marigné (1702), Pruillé-l’Éguillé (1707), Vaas (1635) et aussi Bullou (1660) et Bouville (1768) en Eure-et-Loir, Mahéru (1872) dans l’Orne, à La Baconnière (Mayenne) en 1619, en Anjou à Tiercé (1686), Loiré (1751). 1800 foyers et 5 000 porteurs du nom environ qui se classe vers la 1 000e place. Le Maine-et-Loire arrive 1er, puis la Mayenne et Les Deux-Sèvres.

PANCHAUD
Pourrait être une forme de painchaud. A peu près 400 personnes de ce patronyme qui se classe vers la 23 000e place.

PANNEAU ou PENNEL
Variante de penel : morceau de tissu déchiré, surnom attribué à une personne déguenillée. Une famille Panaud à Heloup (Orne) en 1630. Des quantités de Panneau en Maine-et-Loire à Trémont (1615), Saulgé-l’Hospital (1636), La Chapelle-Saint-Laud (1745) … Patronyme assez rare aujourd’hui puisque seulement 250 Français de ce nom qui vient vers la 40 000e place environ. Les Deux-Sèvres viennent en 2e position pour les Panneau.

PÉROCHON
Diminutif de perroche : lieu pierreux. Des Perrochon dans l’Indre à Chouday (1749), Laberthenoux (1685), Villedieu-sur-Indre (1792) et en Anjou à Saumur en 1833, à Varennes-sur-Loire vers 1720. Les Pérochon se comptent aux environs de 650 soit une place avoisinant la 27 000e. Le 1er département pour eux c’est les Deux-Sèvres , puis le Calvados et la Vendée. Pour les Perrochon 350 personnes environ, une place après la 27 000e et le Maine-et-Loire vient en 2e position.




 Retour à l'accueil  Retour aux Menus