ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

par Jean-Jacques CAFFIERI
puis par Jean-Pierre DELAPERRELLE (depuis nov.05)
selon leurs articles hebdomadaires du quotidien Le Maine Libre
Recopie intégrale de l'article de la première semaine du mois.



- Index des patronymes étudiés en 2005-

ADRON - ALA - ALA(2) - ARNOU - BACLE - BARBE - BAZOGE - BAZOGE(2) - BELIVEAU - BEZIE - BOIS - BOSSARD - BOURCIER - BROSSARD - BRAZIL - BUON - CAILLARD - CHAMPROUX - CIBRON - CHOLET - CORBIN - COULON - COUTELEAU - CUSSONNEAU - DAUCE - DECULTOT - DELAUNAY - DELESTRE - DUBREIL - DUGAST - DUTHEIL - FORCEVILLE - FORCIN - GADAL - GALMAND - GANDRIEAU - GASSE - GILLIER - GOUESNARD - GOUTIER - GRANTE - GUIBERT - GUICHAOUA - GUITTEAU - HARDY - HAREAU - HERILLARD - HOSTIOU - HUA - HUARD - JUGE - LEPRINCE - LETUTOUR - LHUMEAU - LISAMBART - LUCET - MABIT - MADELEINE - MALASSIGNE - MENORET - MORANCAIS - MORINEAU - MOULIN - NAIS, NAY - NARROZ - NOLLACE - PACAUD - PARSON - PENNEC - PIEDOR - POUPIN - PROUTIERE - RABOUAN - RAHE - RINCE - ROBOAM - ROLAND - RONCIN - SABOUREAU - SCORDIA - SENEGON - THARREAU - THUARD - TROST - VEAU - VOLLAIRE -




Edition ... décembre 2005

BUON
Aucune explication n’a pu être trouvée sur l’origine de ce patronyme… peut-être parce qu’il est très vraisemblablement une spécificité du Maine ? En effet, d’après une recherche d’un adhérent du C.G.M.P. en 1996, les Buon étaient 278 abonnés au téléphone : 105 en Sarthe, 17 dans le Calvados, 9 en Loire-Atlantique comme en Eure-et-Loir, 6 dans le Loiret. Sur les 44 de la région parisienne, 9 vivaient à Paris. Pour les Sarthois, 34 au Mans, et sur les 71 restants 35 dans un «carré» de 20 km de côté ayant pour sommets : Le Mans, Loué, Sillé-le-Guillaume et Beaumont-sur-Sarthe. Ce ne peut être fortuit ! Des Buon à Saint-Barthélémy-d’Anjou (1670) pour le Maine-et-Loire, et pour la Sarthe : Tennie (1701), Longnes (1745), La Bazoge (1720), Joué-en-Charnie (1735), Rouez (1756), Chemiré-en-Charnie (1663), … d’autres à Poché (maintenant rattachée à Sainte-Sabine) en 1706, à la Chapelle-Saint-Fray ( 1829) puis à Domfront-en-Champagne en 1863. Aujourd’hui ce nom est celui de près de 600 foyers, et occupe une place située après la 16.000e. C’est effectivement en Sarthe qu’on en trouve le plus.

GADAL
Variante de Gadaud, provenant de wadwald, de wad: gage et wald: gouverner. Aucune souche de ce nom identifiée dans toute notre région. 332 familles portent ce patronyme qui se trouve après la 30.000e place. La Charente-Maritime en concentre le plus grand nombre.

RABOUAN
puisque mes propres ancêtres Roboam ont eu leur nom écrit parfois Roboan ou Rabouan, on peut penser qu’il en est de même dans ce cas. Des Robouan en Maine-et-Loire à Pontigné (1777), Noyant (ca 1680), Mazé (1663) et Rigné (1685). 670 foyers de ce nom dont le plus grand nombre en Tarn-et-Garonne. Une position dépassant la 13.000e.

ROBOAM
nom d’origine biblique, de l’hébreu Rehab’am dont le sens avoisine «le peuple s’est accru». Une famille Roboam signalée à Jargeau (Loiret) de 1572 à 1742. Des familles Roboam à Changé en 1652, Courcebœufs (1800), des Rabouan en 1659 à Yvré-l’Évêque. 68 foyers et une place située aux environs de la 127.000e. Le plus grand nombre vit en Gironde.

VOLLAIRE
une famille Volaire vivait au Mans, ou tout près, au début des années 1950, l’un de ses fils fréquenta l’école primaire Marceau, rue du Puy-de-la-Chaîne (en 7e au cours de l’année 1952-1953), et devint professeur d’anglais par la suite. Des Volaire vivaient à Toulon, dans le Var, en 1653-1691 ! Il semble que les porteurs de ce patronyme soient originaires de régions éloignées des Pays de la Loire. La preuve en est que le Gard en connaît le plus grand nombre aujourd’hui. Environ 230 familles portant ce patronyme situé après la 44.000e position.



Edition ... novembre 2005

Suite au passage de relais entre Jean-Jacques CAFFIERRI et Jean-Pierre DELAPERRELLE pour la rédaction de cette rubrique, l'article de novembre n'a pu être inséré.



Edition ... octobre 2005

BELIVEAU
Il s’agit d’une variante dans la région Ouest de «besli, beli» désignant, en ancien français, la démarche difficile d’un homme. Sous l’Ancien Régime, ce patronyme est rarement connu dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans les Deux Sèvres, en Vendée et en Région parisienne.

DECULTOT
Cultôt est un diminutif familier de culot. C’est un sobriquet donné à un homme de petite taille. Le «De» correspond au fils de. Avant le XIXe siècle, ce patronyme est rarement porté dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements de la Seine Maritime et la Région parisienne.

GOUTIER
Ce nom est une variante du mot goutte. Il désigne une source ou une rigole canalisant canalisant l’eau de cette source. Comme patronyme, dans les villages, on peut avoir, soit une personne veillant au bon écoulement de l’eau de cette source, soit un habitant proche de cette fontaine. Dans le Maine, ce patronyme féminisé est présent à Changé en 1659, à Domfront-en-Champagne en 1709. A cette époque, il est peu connu dans l’Anjou. Au XXe siècle, on rencontre ce nom dans la Marne, dans la Mayenne et dans le Bas Rhin.

HUA
C’est une variante abrégée de chouan. Ce nom représente une population rurale, dont certains membres prirent part à l’opposition à la Constitution de 1789 avec à leur tête un chef dénommé Chouan. Ces personnes vivent isolément dans la campagne, au voisinage de cet oiseau portant surnom, le chat-huant Avant le XIXe siècle, ce patronyme est peu connu dans le Maine et en Anjou. Au XXe, on le rencontre dans l’Aisne, la Saône et Loire.

LHUMEAU
C’est une variante régionale, courante dans l’Ouest de la France, est le mot umeau. Il correspond au nom ormeau, désignant un arbre. Son origine latine est «ulmis» Avant la Révolution, ce nom est peu connu dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans le Maine et Loire, les Deux Sèvres et en Vendée.

PENNEC
Ce nom est dérivé du mot breton, «pen» désignant la tête. Au cours des siècles, il est devenu le surnom d’un homme à la forte personnalité et sachant mettre en œuvre ses idées. Dans l’Ancien Régime, ce nom est peu porté dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans le Finistère, dans l’Indre et Loire et en Seine Maritime.

PROUTIERE
Ce nom est une variante de Provost. Il correspondrait à une juridiction d’un Prévost, officier jugeant les différents entre vassaux roturiers et le seigneur. De plus il les choisi en vue de les enrôler pour les conduire à la guerre. En Anjou, il est présent à Juigné-sur-Loire en 1656, aux Ponts-de-Cé en 1718, à Quincé en 1706. A cette époque, dans le Maine, ce patronyme est peu connu. Au XXe siècle, on rencontre ce nom dans le Maine et Loire, dans les Deux Sèvres et en Vendée.

RINCE
L’origine gothique de ce nom est «hrains», se rapportant à la propreté. Les invasions nous ont transmis ce mot. Employé comme patronyme, au cours des siècles, son sens évolue et est donné à celui qui rend propre des objets. Avant le XIXe siècle, ce nom est rarement porté dans le Maine et en Anjou. Au XXe, on le rencontre dans les départements de la Loire Atlantique et en Région parisienne.

SENEGON
Ce nom est d’origine inconnue. On peut le rapprocher de séneçon, joli arbrisseau aux feuilles persistantes, il pousse en tout lieu, à l’abri des vieilles murailles. Ce patronyme pourrait être un surnom donné à l’habitant de ces lieux. Sous l’Ancien Régime, ce nom est peu connu dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, il est porté dans les départements du Maine et Loire, de la Sarthe et de la Vendée.



Edition ... septembre 2005

ALA
Ce patronyme aurait pour origine, le peuple des Alains, qui ont fondé en Gaule, des villages au Ve siècle. Ils furent dispersés par l’invasion des Huns. Sous l’Ancien Régime, ce patronyme était rarement porté par des familles dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans l’Aveyron, les Bouches du Rhône, la Savoie et à Paris.

BAZOGE
L’origine latine de ce nom est Basilica, désignant une église isolée. Mais dans la Rome païenne, il correspond à une construction somptueuse où les magistrats rendaient la justice. Au cours des siècles, son sens a évolué pour donner un patronyme à un individu au service de cette église. Dans le Maine, ce nom est présent à Conlie en 1670, à La Bazoge en 1680, à Saint-Jean-d’Assé en 1680, à Notre-Dame-des-Champs en 1704, au Tronchet en 1708, à Ballon en 1710, à Saint-Pavace en 1791, à Sargé en 1791. A cette époque, il est peu connu en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans le Loir et Cher, la Sarthe et à Paris.

BROSSARD
L’origine celtique de ce nom est le mot Brosse. En toponymie, il désigne un terrain planté de bruyères. Au cours des siècles, il est devenu le surnom d’un habitant de ces lieux ou d’un façonnier récoltant cette plante pour l’employer comme litière des animaux, comme couverture des «loges», ces abris rudimentaires ou pour confectionner des balais. Dans le Maine, ce nom est porté par des familles à Epineu-le-Chevreuil en 1620, à Joué-en-Charnie en 1622, à Chevillé en 1622, à Coulans-sur-Gée en 1630, à Brains-sur-Gée en 1630, à Bernay en 1634, à Longnes en 1657, à Cérans en 1658, à Pirmil en 1654, à Mulsanne en 1670, à Ecommoy en 1672, à Spay en 1688. En Anjou, au Lion-d’Angers en 1677 à La-Pouèze en 1691, à Challain-la-Potherie en 1696, à Saint-Germain-des-Prés en 1743. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans les Deux Sèvres, la Vendée et à Paris.

GUICHAOUA
C’est un nom d’origine bretonne. Il représente une forme féminisée de Guichou, elle-même étant un diminutif de Guichard. Ses racines germaniques «wig et hard» correspondent à un rude combat. Il est devenu le surnom d’un combattant illustre. Dans le Maine et en Anjou, il est rarement porté avant la Révolution. Au XXe siècle, on le rencontre dans le Finistère, dans la Sarthe et en Seine Maritime.

HARDY
Ce nom est d’origine franque. Sa racine est le verbe «hardjan» qui désigne un homme qui agit avec témérité. Dans le Maine, ce nom est connu à Pontvallain en 1696, à Requeil en 1696, à Noyen-sur-Sarthe en 1720 et à Crosmières en 1720. En Anjou, à Tiercé en 1620, à Etriché en 1644, à Savennières en 1670, à Gené en 1692, à Bouchemaine en 1697, à Vritz en 1698. Dans la région de Nantes, à Anetz en 1643, à Mésanger en 1646. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans les départements du Nord, de la Seine Maritime et à Paris.

LETUTOUR
Dans ce nom, l’article «le» désigne un individu très connu. La syllabe «tut» a pour origine, dans le français ancien, le verbe «tuter», jouer d’un instrument à vent. Quant au suffixe «our», il vient du substantif latin «oratorium». En toponymie, il correspond à un lieu consacré à la prière. Ce patronyme est donc le surnom d’un homme jouant des partitions religieuses avec un instrument à vent. Avant le XIXe siècle, ce patronyme est presque inconnu dans le Maine et en Anjou. Au XXe, on le rencontre dans le Finistère, le Morbihan et le Nord.

PACAUD
C’est un nom de personne d’origine germanique. Ses racines «pac, variable de bag et waldan» correspondent à un commandant en chef livrant bataille. Avant le XIXe siècle, ce nom est rarement porté dans le Maine et en Anjou. Au XXe, on rencontre ce patronyme dans l’Allier, la Loire Atlantique et la Saône et Loire.

PIEDOR
Le pied est un bain de couleur qu’on donne à une étoffe. D’où les noms de pied de pastel, pied d’or. Il fallait que toute la pièce de tissu soit teinte en pied, à la même couleur. Ce sont les instructions royales données aux jurés drapiers en 1669. Ce mot est devenu au cours des siècles, le surnom d’un drapier. Dans le Maine, il est porté par des familles à Courdemanche en 1640, à Montreuil-le-Henri en 1640, à Saint-Pierre du Lorouer en 1727, à Ruillé-sur-Loir en 1656. A cette époque, ce nom est rarement porté dans le Maine et Loire. Au XXe, on le rencontre dans l’Indre et Loire, la Vienne et la région parisienne.



Edition ... Août 2005

BEZIE
Dans le Centre-ouest de la France, ce nom serait une expression à l’origine indéfinie désignant un voisin d’une communauté villageoise. En Anjou, ce nom est connu au Louroux-Béconnais en 1681, à Saint-Quentin-des-Mauges en 1692. A cette époque, il est pratiquement absent dans le Maine. Au XXe siècle, on le rencontre dans la Charente, la Loire Atlantique et le Maine et Loire.

CIBRON
Ce nom est un dérivé de Cibier. Ce patronyme est un surnom de métier attribué à un producteur ou un marchand d’oignons. Sa racine latine «caepa» désigne un oignon. Avant le XIXe siècle, ce patronyme est rarement porté dans le Maine et en Anjou. Au XXe, on le rencontre dans la Gironde, dans le Maine et Loire et les Deux Sèvres.

COULON
Dans le Maine, le mot coulon désigne un pigeon. Au Moyen-âge, ce surnom est donné à un éleveur de pigeons ou à un gardien du colombier, le pigeonnier d’un seigneur ou des moines d’une abbaye. Dans le Maine, ce nom est connu à Saint-Symphorien en 1628, au Grand-Lucé en 1634, à Crissé en 1655, à Flacé en 1689, à Ponthouin en 1695, à Saint-Mars-sous-Ballon en 1702, à Saint-Mars-de-Locquenay en 1707, à Challes en 1707, à Lombron en 1709. En Anjou, à Mazé en 1657, à Saint-Laurent-du-Mottay en 1688, à Saint-Quentin-en-Mauges en 1690, au Marillais en 1691, à Sainte-Christine en 1724. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans le Doubs, la Saône et Loire et à Paris.

HAREAU
Dans le Maine, on rencontre ce nom en toponymie comme lieux-dits : Hareau, Harel, Haro. Dans cette région, ce patronyme a pour racine en ancien français, le mot «hara» correspondant à un cri d’appel. Au fil des siècles, dans le Maine, il est devenu le surnom donné à un crieur de vente. En Mayenne, ce nom est connu au Ham en 1685, à Hardanges en 1721, à Villaines-la-Juhel en 1726, à Courcité en 1755. En Anjou, à cette époque, il est rarement porté par des familles. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme en Mayenne, dans l’Orne et dans la région parisienne.

HERILLARD
Ce nom pourrait être une variante orthographique de Heriard dont la racine germanique « hari, hare » désigne une armée. Au cours des siècles, il aurait pris le sens d’un combattant de cette unité. Avant la Révolution, ce patronyme était peu usité dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans l’Indre et Loire, le Maine et Loire et la Sarthe.

LISAMBART
En toponymie, quelques lieux-dits, dans le Haut Maine, portent ce nom. Ce patronyme est d’origine germanique. Sa racine «isan» est une variante de «is», désignant la glace. Elle est devenue le symbole de la dureté. Ce préfixe qualifie, dans le cas présent, le caractère d’un homme. Tandis que «bard» correspond à un personnage d’une stature imposante. Dans le Maine, ce nom est porté par des familles à Précigné en 1740. En Mayenne, Marcillé-la-Ville en 1787. A cette époque, en Anjou, il est peu connu. Au XXe siècle, on le rencontre dans la Mayenne et en Région parisienne.

LUCET
Ce nom est un diminutif familier de Luce. Ce patronyme est très en vogue au Moyen-âge avec deux personnages de ce nom : Lucius, pape au IIIe siècle et Lucia, martyrisée à Syracuse. Sa racine latine est «lux, lucis», désignant la lumière. Dans le Maine, ce nom est connu à Conlie en 1673 et à Neuvillalais en 1674. A cette époque, il est rarement porté en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements de la Seine Maritime, la Seine et Marne, les Deux Sèvres et à Paris.

VEAU
Ce nom représente une altération en toponymie du mot vau, val. Il désigne des habitations dans une vallée, puis leurs habitants. Dans le Maine, ce nom est porté par des familles à Rouessé-Vassé en 1632, à Teloché en 1637, à Crissé en 1642, à Poché en 1707, à Saint-Rémy-de-Sillé en 1710. En Anjou, il est présent à Trémont en 1689, à Coron en 1714, à Angers en 1739, à Bouchemaine en 1774. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans le Maine et Loire, la Saône et Loire, la Sarthe et à Paris.



Edition ... Juillet 2005

BARBE
C’est un nom de baptême féminin dont l’origine latine est barbara. Il a été très répandu en occident après la mort de sainte Barbe qui vécue au IIIe siècle. Au cours des siècles, elle est devenue la patronne des pompiers, des artilleurs et des carriers. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Fatines en 1654, à Saint-Maixent en 1765. En Mayenne, à Saint-Pierre-sur-Orthe en 1626, à Hambers en 1651, à Saint-Martin-de-Connée en 1659, à Assé-le-Bérenger en 1685, à Saint-Martin-du-Désert en 1689. En Anjou, à Angers en 1726, à Etriché en 1748. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme en Gironde et dans les Pyrénées Atlantiques.

BOURCIER
Ce nom est une variante de Boursier. Il est donné à des personnes exerçant le métier de marchand ou de fabricant de bourses, de petits sacs de cuir. Dans le Maine, il est présent au Grand-Lucé en 1680, à Saint-Pierre-du-Lorouer en 1692, à Courdemanche en 1705. En Anjou, à Savennières en 1621, à Angers en 1628, à Bouchemaine en 1621, à Epiré en 1642, à Saint-Georges-sur-Loire en 1648, à Morannes en 1653. Dans la région de Nantes, à Pannelé en 1729.

GALMAND
C’est le nom d’une personne d’origine germanique. Ses racines «gal et mau» correspondent à un surnom donné à un chanteur. Au XIXe siècle, ce patronyme était peu connu dans le Maine et en Anjou. Au XXe, on le rencontre dans la Gironde, l’Isère et le Pas de Calais.

LEPRINCE
Dans le Nord Ouest de la France, ce patronyme est une variante du nom Prince. Son origine latine est «princeps, cipis», avec ses racines «primus et capio», celui qui occupe la première place. Ce nom est porté par ceux qui exercent une souveraineté depuis les princes des tribus chez les Hébreux, puis au Moyen-âge et sous la monarchie. Dans le Maine, ce nom est connu à Chérancé en 1689, à La-Chapelle-du-Bois en 1732, à Saint-Léonard-des-Bois en 1760, à Saint-Antoine-de-Rochefort en 1792. Dans le Perche, il est présent à Saint-Germain-de-la-Coudre en 1644, à Sérigny en 1677, à Igé en 1769, à Appenay-sous-Bellème en 1769. A cette époque, en Anjou, il est peu connu. Au XXe siècle, on le rencontre dans l’Ille-et-Vilaine, l’Orne et le Pas de Calais.

MOULIN
Ce patronyme est donné dans diverses régions à des personnes exerçant le métier de meunier. Dans le Maine, il est connu à Mézières-sous-Ballon en 1708, à Beaufay en 1790, à Champagné en 1797. A cette époque, il est rarement porté en Anjou. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme en Ardèche, dans la Loire et en Haute Loire.

NARROZ
En toponymie, le suffixe «roz» est une variante du mot «ros» en langue bretonne, (Roz-sur-Couesnon, Ille-et-Vilaine). Il désigne un tertre, une butte, avec une forteresse en bois. Le préfixe «nar» est une variante du mot saxon «naess» correspondant à un cap situé en bordure de mer. Comme patronyme, ce mot correspondrait à un défenseur de ce lieu. Aux siècles derniers, ce nom est très rare dans le Maine et en Anjou. Au XXe peu d’enfants portant ce nom sont nés en France.

PARSON
Dans l’Ouest de la France, ce nom est une variante de du nom, Personne. Il désigne un personnage ecclésiastique, un curé dans la région des Flandres. Pour les patronymes originaires du Sud-ouest, ce nom dans l’ancien parler du Centre de la France, il désigne un petit parc pour les jeunes animaux. Ce mot est devenu celui du gardien de cet enclos, un jeune éleveur. Avant la Révolution, ce patronyme est rarement porté dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans le Pas de Calais, en Gironde et dans les Pyrénées Atlantiques.

SABOUREAU
Dans la région du Poitou-Charente, ce patronyme est une variante de Sabour. Sa racine latine est sopor. Il avait à cette époque, le sens d’une saveur, d’un goût particulier pour un aliment. Il a dérivé au cours des siècles vers un surnom donné à un très bon cuisinier. Avant la Révolution, ce nom est peu connu dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans la Seine et Marne, les Deux Sèvres et dans la Vienne.



Edition ... Juin 2005

BACLE
Ce nom est d'origine gauloise. Il est dérivé du mot "bac" et désigne un abreuvoir en pierre ou en bois pour les animaux. Son sens a évolué au cours des siècles, pour devenir un nom de métier, de celui qui fabrique ces auges. Dans le Maine, ce patronyme est peu connu avant la Révolution. Dans le Perche Ornais, il est présent à Bellême en 1734, à Préaux-au-Perche en 1735, à Mauves-sur-Huisne en 1737. En Anjou, à Yzernay en 1834. Dans les Deux Sèvres, à Montravers en 1791. Au XXe siècle, on le rencontre dans l'Orne, la Sarthe et Les Deux Sèvres.

BRAZIL
Ce nom pourrait être une contraction familière de Brazillier Ce nom de métier correspond à un cuisinier se servant de la braise pour griller toutes sortes de mets, de la viande, des pâtisseries, des fruits … Dans le Maine, avec l'orthographe Brazillier, ce nom est porté par des familles à Vouvray-sur-Loir en 1691, à Luceau en 1691, à Beaumont-Pied-de-Bœuf en 1709. En Anjou, à Longué en 1774. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans l'Indre et Loire et dans l'Yonne.

CORDIN
Ce patronyme est une variante du nom Corde. Il représente un métier, celui du cordier qui fabriquait ces cordes. Avant le XIXe siècle, ce nom était rare dans le Maine et en Anjou. Au XXe, on le rencontre dans la Mayenne, la Sarthe et la Région parisienne.

DELAUNAY
Ce patronyme est donné à une famille habitant une maison construite à coté d'aulnes poussant sur la rive d'une mare. Dans le Maine, ce nom est présent à Maisoncelles en 1755, en Mayenne, à Daon en 1673 et à Neau en 1690. En Anjou, à Chaudron-en-Mauges en 1600, à Sainte-Gemmes-sur-Loire en 1630, à Saint-Georges-sur-Loire en 1657, à Gené en 1658, à La-Cornuaille en1669, aux Jumellières en 1672, à Sainte-Christine en 1678, à Longué en 1678. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans le Maine et Loire, la Seine Maritime et à Paris.

GOUESNARD
C'est une variante d'un ancien nom breton, "Guoidnou". Ses racines dans cette langue, "uuoed et nou" correspondent à un cri de guerre connu. Le suffixe "ard" se rapporte dans le parler des francs à une habitation. Ce patronyme désigne un guerrier franc établi dans un village breton. En Anjou, il est porté par des familles à Charcé en 1660, à Saint-Lambert-des-Levées en 1667, à Cunauld en 1764. Dans le Maine, à cette époque, il est peu connu. Au XXe siècle, on rencontre ce nom dans l'Ille-et-Vilaine, La Sarthe et la Région parisienne.

MORINEAU
Dans le Poitou et dans la Vallée de la Loire, ce nom est un dérivé du mot "more". Il désigne une personne à la peau brune. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Courdemanche en 1639. En Anjou, au Bourg-d'Iré en 1654, à Angrie en 1681, à Gené en 1706, à La-Cornuaille en 1716, à Noéllet en 1717, à Challain-la-Potherie en 1735. Dans la région de Nantes, au-Pin en 1707.

NOLLACE
Ce nom est rarement porté en France. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements de l'Ain et du Rhône. Au vu de son implantation, on peut supposer que la syllabe "nol" est dérivée du mot, dans l'ancien français, "naule", du latin naulum, désignant le fret d'un navire. Cette racine a donné, au XIXe siècle, le verbe noliser avec le sens de louer un bateau pour transporter des marchandises. Le suffixe "ace" vient du latin "acum" qui correspond à un port d'attache. L'ensemble est devenu un nom de métier, celui du loueur de bateaux. Dans le Maine et en Anjou, ce nom est rare avant la Révolution.

ROLAND
Ce nom est d'origine germanique. Ses racines "hrod et land" correspondent à un homme renommé dans son pays. Ce patronyme a été popularisé au Moyen-âge par la Chanson de Roland. Dans le Maine, ce nom est porté à Parigné-le-Pôlin en 1686, à Mézeray en 1691. En Anjou, à Gené en 1622, à La-Pouèze en 1623, à Angers en 1628, à Epiré en 1651, à Savennières en 1673, à Juigné-sur-Loire en 1684, Au Grez-Neuville en 1713. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements du Nord, du Pas de Calais et à Paris.



Edition ... Mai 2005

ALA
Ce patronyme a pour origine les tribus des Alains qui fondent au Ve siècle des villages en Gaule. Avant la Révolution, ce nom est peu connu dans le Maine et en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements de l'Aveyron, des Bouches du Rhône, de la Savoie, et de Paris.

BOIS
C'est un nom d'origine franque. Sa racine latinisée est boscus. Il désigne un homme travaillant en forêt. Dans le Maine, il est connu à Saint-Jean-d'Assé en 1690, à Parigné-l'Évêque en 1695, à Cherreau en 1717, à Nogent-le-Bernard en 1721, à Saint-Antoine-de-Rochefort ( La Ferté-Bernard ) en 1755. A cette époque, il est peu connu en Anjou. Au XXe siècle, ce patronyme est porté dans les départements de l'Isère et de la Savoie.

CAILLARD
En toponymie, l'origine de ce mot latin, "castellum". Au fil des siècles, il est devenu le terme "castlare", puis "catllar" (Pyrénées Orientales ). Après la chute du "t", il prend la forme Caillard. Ce patronyme est attribué à l'habitant d'un château fortifié. Dans le Maine, en Mayenne, ce nom est porté à Izé en 1667, à Saint-Martin-de-Connée en 1708. En Anjou, à Savennières en 1606, à Loiré en 1633, à Bouchemaine en 1683, à Epiré en 1670, à Chazé-sur-Argos en 1637, à Villemoisan en 1675. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements du Loiret, de la Manche et de Paris.

FORCIN
Le préfixe "forc", en ancien français, correspond à une forteresse. Le suffixe "in" pourrait être un diminutif du mot celte, dunos, désignant une colline. Ce patronyme serait attribué à un habitant de ce lieu fortifié. Dans le Maine et en Anjou, ce nom est rarement porté avant la Révolution. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements de la Charente Maritime et la Loire Atlantique.

GANDRIEAU
C'est une forme amicale d'un nom de personne d'origine germanique. Ses racines "wand et hari" désignent un combattant d'une armée en mouvement. Dans le Maine et en Anjou, ce patronyme est peu connu au cours des siècles derniers. Au XXe, on le rencontre dans le département de la Vendée.

GUIBERT
C'est un nom d'origine franque. Ses racines "wig et berht" désignent un homme s'étant illustré dans des combats. Dans le Maine, ce nom est porté par des familles à Saint-Léonard-du-Bois en 1671, à Coulombiers en 1692, à Savigné-l'Évêque en 1705, à Torcé-en-Vallée en 1714, à Beaufay en 1716, à Lombron en 1716, à Saint-Mars-sous-Ballon en 1751. En Anjou, à Savennières en 1625, à Saint-Georges-sur-Loire en 1640, aux Alleux en 1681, au Pin-en-Mauges en 1692, à Chemellier en 1691, à Longué en 1698, à La Jumellière en 1698, à Thouarcé en 1699. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans les départements de la Loire Atlantique et de la Vendée.

HOSTIOU
En Bretagne, ce nom est une variante de "Hostal ". Ce mot désigne, en ancien français, une maison bourgeoise, un hôtel particulier. Son sens a dérivé vers le nom donné à son occupant, celui qui reçoit des hôtes, un hôtelier. Dans le Maine et en Anjou, ce patronyme est rarement porté par des villageois au cours des siècles derniers. Au XXe, on le rencontre dans le département du Finistère et dans la région parisienne.

THARREAU
Ce nom correspond à un nom de métier se rapportant à l'ancien verbe "tarare", percer une pièce de bois comme le charpentier le pratique. Dans le Maine, ce nom est porté à Fresnay-sur-Sarthe en 1666, à Brûlon en 1764. En Anjou, à Saint-Rémy-en-Mauges en 1665, à Andrezé en 1689, à Le-May-sur-Erve en 1690, à Botz-en-Mauge en 1744, à La-Poitevinière en 1761, à Jallais en 1762, à Saint-Pierre-Montlimart en 1763.



Edition ... Avril 2005

BAZOGE
Ce nom a pour origine l'ancien mot grec "basilica". Dans la Rome antique, il désigne un édifice où les magistrats rendent la justice. Dans la toponymie gallo-romaine, il s'est implanté avec le sens d'une chapelle, d'une église. Au cours des siècles, il a été donné comme surnom à un homme qui s'occupait de ces lieux sacrés. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Conlie en 1670, à La Bazoge en 1680, à Saint-Jean-d'Assé en 1680, à Notre-Dame-des-Champs en 1704, au Tronchet en 1708, à Sargé en 1791. A cette époque, il est peu porté en Anjou. Au XXe siècle, on rencontre ce nom dans le Loir-et-Cher, dans la Sarthe et en région parisienne.

BOSSARD
Le préfixe "boss" de ce nom correspond à l'ancienne appellation d'un bois. Son sens a dérivé, au cours des siècles, vers un sobriquet donné à un charpentier ou à un menuisier. Le suffixe "ard" est employé comme un adjectif qualificatif se rapportant à la force d'un homme. Dans le Maine, ce nom est présent à Sillé-le-Guillaume en 1692. En Anjou, à Bouzillé en 1749, à Saint-André-de-la-Marche en 1845. En Vendée, à Saint-Aubin-des-Ormeaux en 1693, La-Gaubretière en 1755. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme en Ille-et-Vilaine, en Loire Atlantique et en Vendée.

DUBREIL
Dans le langage celtique, le suffixe "breil" correspond à un bois entouré par une haie, planté par la main de l'homme pour servir de pacage aux animaux domestiques. L'article "du" s'applique à une famille dont la maison est située dans un bois de cette nature. Dans le Maine, ce nom est connu à Courdemanche en 1682, à Thoiré-sur-Dinan en 1682, à La Flèche en 1685, à Ruillé-sur-Loir en 1705. En Mayenne, à Daon en 1653. En Anjou, à Querré en 1665, à La-Pouèze en 1684, à Etriché en 1700, à Champigné en 1713, à Chatelais en 1784. Au XXe siècle, on rencontre ce patronyme dans l'Ille-et-Vilaine, la Manche et la Sarthe.

DUGAST
Le suffixe "gast" de ce nom est d'origine bretonne. Sa racine "kastell" désigne un château. Ce patronyme correspond à un habitant de ce lieu fortifié. Dans le Maine, ce nom est présent en Mayenne à Daon en 1673, à Sacé en 1741, à Martigné en 1750, à Entrammes en 1836. En Anjou, à Savennières en 1661, à Jallais en 1700. Au XXe siècle, ce patronyme se rencontre dans La Loire Atlantique, la Sarthe et la Vendée.

GUITTEAU
C'est un nom d'origine germanique. Sa racine "wit" se rapporte à un espace boisé. Le suffixe "eau" correspond, au Moyen-âge, à un artifice de prononciation avec des mots monosyllabiques désignant des arbres. Dans le Maine, ce patronyme est présent en Mayenne à La Bigottière en 1834. En Anjou, à Cheffes en 1735. Au XXe siècle, on le rencontre dans le Maine-et-Loire et dans la région parisienne.

MABIT
Dans la langue d'oc, ce patronyme désignait un homme majestueux. Dans la région de Nantes, ce nom est connu à Ancenis en 1693, à Pannecé en 1726, à Mésanger en 1735. A cette époque, dans le Maine et en Anjou, il est rarement donné à des familles. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements de la Loire Atlantique de la Vendée et à Paris.

MORANCAIS
C'est une variante du nom Morancé. Son origine latine est un nom d'homme, Maurentius, dérivé de Maurus. Il désigne une personne au visage brun. Ce patronyme pourrait venir des mercenaires africains enrôlés dans certaines troupes romaines. Dans le Maine, il est connu à Marigné-Laillé en 1707, à Ecommoy en 1708, à Mayet en 1760. A cette époque, il est rarement porté en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans l'Indre-et-Loire, l'Oise et la Sarthe.

TROST
Avant le XIXe siècle, ce nom est peu connu dans le Maine et en Anjou. Au XXe, on le rencontre dans les départements du Bas Rhin, du Haut Rhin et de la Moselle. Au vu de l'implantation de ce patronyme, il pourrait être une variante d'un nom d'origine germanique "Trout". Ce dernier est couramment porté en Alsace et en Lorraine. Sa racine dans l'ancien parler germanique est "truto" se rattachant au mot "drut". Il correspond à un homme de forte corpulence.



Edition ... mars 2005

ARNOU
C'est un nom de personne d'origine germanique. Ses racines " arn, arin et wulf " correspondent à l'aigle et le loup. Au Moyen-âge, ce patronyme est un surnom donné aux chasseurs de ces prédateurs de l'époque. En Anjou, ce nom est porté par des familles à Chanteussé-sur-Bacon en 1666. A cette époque, il est peu connu dans le Maine. Au XXe siècle, on le rencontre dans le Maine-et-Loire et en Vendée.

GASSE
Dans l'Ouest de la France, ce nom a une origine germanique datant du Moyen-age. Sa racine, dans le vieux parler allemand, " wattja " désigne des lieux humides comme les prairies de Normandie. Ce nom est devenu le surnom de l'exploitant de ces terres, de celui qui élève des bovins ou des ovins. Dans le Maine, il est porté à Pontvallain en 1639, à Marigné-Laillé en 1641, à Saint-Vincent-du-Lorouer en 1672, à Téloché en 1674, à Mareil-sur-Loir en 1701, à Coulombiers en 1704. A cette époque, ce patronyme est très rare en Anjou. Au XXe siècle, on le rencontre dans la Sarthe et dans la Seine Maritime.

GRANTE
Ce nom est une variante du mot grant, grand. Il désigne un homme de haute taille. Aux siècles derniers, ce patronyme est rarement porté dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans le Morbihan, dans la Haute Saône et dans la Seine Maritime.

JUGE
C'est un surnom donné à un homme qui a l'habitude de rendre des jugements dans le cadre de la justice officielle ou des règlements entre plaideurs. Dans le Maine, il est porté à Fatines en 1713. En Anjou, au Plessis-Grammoire en 1754. Au XXe siècle, on le rencontre dans les dèpartements de la Corrèze, de la Haute Loire et de la Dordogne.

NAIS, NAY
Dans le Maine, le mot "nais" est une variante du terme celtique "nau". Il désigne le lit d'un cours d'eau et, par extension, une vallée humide. Au cours des siegrave;cles, son sens a dérivé vers l'appellation des agriculteurs de ces terrains. Dans le Maine, en Mayenne, il est porté à Sainte-Suzanne en 1802. En Anjou, à Morannes en 1667, à Chaudefonds-sur-Baconne en 1700, à Champtossé-sur-Baconne en 1776. Au XXe siècle, on le rencontre dans l'Ain, le Finistère et la Sarthe.

POUPIN
Dans le Maine, ce mot est une variante du pépin d'un fruit, celui qu'on segrave;me en pépinière. Dans cette région, on aurait ainsi le sobriquet donné à un horticulteur. Pour les patronymes ayant leurs origines dans le Centre de la France, le mot poupin correspond à un petit paquet de chanvre confectionné pour garnir une quenouille. Il est devenu un sobriquet donné à un tisserand. Dans le Maine, il est présent à Moncé-en-Saosnois en 1665, à Courceboeufs en 1729, à Congé-sur-Orne en 1729; en Mayenne à Viviers-en-Charnie en 1647, à Torcé-en-Charnie en 1670. En Anjou, à Noellet en 1695. en Vendée, à Saint-Malo-du-bois en 1744. Au XXe siècle, on le rencontre dans la Sarthe, dans les Deux Sèvres et en Vendée.

RAHE
Ce patronyme est rarement porté en France. Il pourrait être une variante du nom Ray, Rayé. Sa racine, en ancien français, " raier " représente le verbe jaillir. Ce patronyme serait devenu le sobriquet d'un homme habitant près d'une source. Avant le XIXe siècle, ce nom est peu connu dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans le département des Deux Sèvres et dans la région parisienne.

RONCIN
En ancien français, ce mot désigne un cheval de service. Au cours des siècles, ce nom est devenu un sobriquet donné à un homme ayant un travail manuel très pénible tout en lui reconnaissant les qualités que l'homme donne à son cheval. Dans le Maine, en Mayenne, il est connu à Loupfougères en 1685, à Champgenéteux en 1831. En Anjou, à Savennières en 1610, à Chateauneuf-sur-Sarthe en 1669, à Corné en 1677, à Saint-Georges-sur-Loire en 1741. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements des Côtes d'Armor, de la Loire Atlantique et de la Mayenne.



Edition du 6 février 2005

COUTELEAU
Ce nom est donné à un homme exerçant le métier de marchand ou de fabriquant de couteaux. En Anjou, il est présent à Sainte-Christine en 1770. Dans le Maine, il est quasiment absent à cette époque. Au XXe siècle, on le rencontre dans le Maine et Loire, les Deux Sèvres et en Vendée.

CUSSONNEAU
Ce nom correspond à une variante du mot cosson. Il désigne le nouveau sarment qui pousse après la taille de la vigne. Au cours des siècles, ce nom a été donné comme sobriquet à un vigneron qui choyait sa vigne. En Anjou, il est porté à Bouzillé en 1669, à Beaussé en 1760. Dans la région de Nantes, à Ancenis en 1742. Dans le Maine, à cette époque, il est rarement porté. Au XXe siècle, on le rencontre dans la Loire Atlantique, la Vendée et la Vienne.

DAUCE
Ce nom pourrait être un diminutif du mot "daucinées", employé au pluriel, il désigne en botanique divers légumes. On aurait alors un sobriquet employé pour un nom de métier, le cuisinier, le gàte-sauce. Aux siècles derniers, ce patronyme est rare dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans les départements de l'Ille et Vilaine, de l'Indre et Loire et du Morbihan.

DELESTRE
Ce patronyme a pour origine le mot en ancien français "estre" qui désigne une maison entourée d'une cour fermée dans un village. Il a ensuite, au cours des siècles, été donné à ses propriétaires.
En Anjou, il est connu à Loiré en 1623, à Andigné en 1627, à Gené en 1640, à Chazé-sur-Argos en 1656, à Montreuil-sur-Maine en 1667, au Lion-d'Angers en 1682. A cette époque, il est rarement porté dans le Maine. Au XXe siècle, on le rencontre dans le Maine et Loire et dans la Seine Maritime.

DUTHEIL
C'est un nom d'origine romaine, du mot "tilia" correspondant à notre tilleul, un arbre bien connu pour ses qualités. Ce nom devient au Moyen-age le surnom d'un homme habitant une maison sise prés d'un de ces arbres. Il peut aussi être le sobriquet d'un marchand de bois ou d'un constructeur de bateaux au temps de la marine à voiles. Les sculptures de ces navires sont en tilleul pour respecter la ligne de flottaison. Dans le Maine, ce patronyme est porté au Grez en 1645, à Rouez-en-Champagne en 1646, à Rouessé-Vassé en 1733. En Anjou, à Champteussé-sur-Baconne en 1719.
Au XXe siècle, on le rencontre en Corrèze et dans la Haute Vienne.

MADELAINE
C'est un nom de baptême et un patronyme très répandus. Son origine est un village de Palestine, Magdalena, situé sur les berges du lac de Galilée. C'est dans ce village qu'habitait une des trois Marie de l'Evangile. En Normandie, une coutume locale des environs de Caen attribue le titre de patronne des cardeurs à cette Madelaine car ils travaillaient des "(a)mas de laine". Aux siècles derniers, ce patronyme est peu connu dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans les départements du Calvados, de la Seine Maritime et dans la région parisienne.

MENORET
Au XXe siècle, on rencontre surtout ce patronyme dans la Loire Atlantique et dans le Morbihan. Au vu de l'implantation de ce nom, il pourrait avoir pour origine dans le parler ancien, breton le mot "maenuoret" attribué à un homme apportant un puissant secours. Ce patronyme est porté en Anjou, à Etriché en 1663. Dans la région de Nantes à Mésanger en 1654, à Pouillé-les-Côteaux en 1692, à Couffé en 1693.

SCORDIA
Le suffixe "ia" pourrait être une déformation du mot romain "iacum", désignant un lieu. Quant au préfixe "scor", dans le langage des Ibères, tribus implantées le long des côtes de l'Atlantique, il désigne une mine épuisée. On aurait ainsi le sobriquet donné à un mineur. Ce patronyme serait à rapprocher du nom du palais de l'Escorial dans la province de Madrid. Aux siècles derniers, ce nom est peu connu dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans le Finistère, le Morbihan et la Seine Maritime.
Note : Mme SCORDIA de Brest nous signale que le nom de famille "Scordia" correspond également à une ville de sicile...



Edition du 2 janvier 2005

ADRON
Le préfixe "a" de ce nom correspond au fils d'une personne nommée Dron. Ce dernier est le patronyme d'une personne d'origine germanique dont la racine " drog " correspond au verbe français, combattre. C'est une variante du prénom de baptême Drogo, du nom d'un berger, ermite décédé à Sebourg dans le Nord, en 1186. Ce nom est présent en Anjou, à Noëllet en 1691, à Pouancé en 1695. Dans la région de Nantes à Louisfert en 1753. Au XXe siècle, on le rencontre dans la Loire Atlantique.

CHAMPROUX
Ce nom est une contraction du patronyme Champraoul. La première syllabe correspond à un domaine et le suffixe à un prénom de baptême d'origine germanique, devenu le nom de quelques grands seigneurs du Maine. Les racines " rad et wulf " représentent un connaisseur des mœurs des loups et de la chasse aux loups. Dans le Maine, il est porté par des familles de Saint-Calez-en-Saônois en 1661, à Moncé-en-Saosnois en 1677, à Bonnétable en 1790. En Anjou, il est peu connu durant cette période. Au XXe siècle, on le rencontre dans la Sarthe, dans la Nièvre et dans le Puy de Dôme.

CHOLET
La racine latine de ce nom est le mot caulis. Il se traduit en français par la locution : des feuilles de plantes potagères. Au cours de siècles, ce patronyme est donné à un homme exerçant le métier de maraîcher. Dans le Maine, il est connu à Lombron en 1668, à Oisseau-le-Petit en 1803, à Dangeul en 1808. En Anjou, à Ambillou-le-Château en 1677, à Savennières en 1687. Dans la région de Nantes, à Saint-Julien-de-Vouvantes en 1661. Au XXe siècle, on le rencontre dans l'Orne et la Haute Vienne.

FORCEVILLE
Ce patronyme est porté au Moyen-âge par des habitants d'une localité de ce nom en Picardie. L'origine de ce nom correspond à une ville fortifiée, d'où le sobriquet de ses défenseurs. Aux siècles derniers, il est rarement porté dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans les départements du Nord et de la Somme.

GILLIER
Ce nom est une variante du prénom Gilles. Ce dernier est devenu un nom de famille avec des versions amicales. Son origine latine est le patronyme Egidius. Il est popularisé à la mort d'un ermite de ce nom, vivant au VIe siècle. Dans le Maine, il est porté par des familles en Mayenne, à Daon en 1674. En Anjou, au Bourg-d'Iré en 1639, à Chazé-sur-Argos en 1693, à Loiré en 1696. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements de la Loire, de la Nièvre et de la Vendée.

HUARD
C'est une variante du prénom et du nom Hugues, Hugo. Sa racine germanique " hug " est attribuée au Moyen-âge à une personne intelligente. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Saint-Georges-le-Gaultier en 1631, à Avesnes en 1708; en Mayenne, à Saint-Germain-de-Coulamer en 1690, à Courcité en 1715, à Mayenne en 1634, à Ernée en 1743, à Juvigné en 1743. En Anjou, à cette époque, il est rarement donné à des familles. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements du Calvados et de la Mayenne.

MALASSIGNE
Les syllabes " assigné " peuvent correspondre à une personne citée devant la justice en tant que témoin, le préfixe " m " étant une interprétation contestable et douteuse. Dans le Maine, ce patronyme est porté par des familles de Marolles-les-Braults en 1707. A cette époque, il est peu connu en Anjou.
Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements de l'Indre et Loire et de la Sarthe.

THUARD
C'est un nom de personne d'origine germanique. Ses racines " theud et hard " correspondent à un personnage issu d'un peuple conquérant. Dans le Maine, il est connu à Neuvillalais en 1734. En Anjou, il est rarement porté au cours des siècles passés. AU XXe, on le rencontre dans l'Eure et Loir, dans l'Orne et dans la Sarthe.




 Retour à l'accueil  Retour aux Menus