ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

par Jean-Jacques CAFFIERI
selon ses articles hebdomadaires du quotidien Le Maine Libre

Recopie intégrale de l'article de la première semaine du mois.


- Année 2004 -
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- Index des patronymes étudiés en 2004 -

ALLARD - ARSSON, ARCON - AULAS - AUPLAIS - BALLU - BETARD - BIJU - BLIN - BOURREAU - BOUSSION - BREMEAUD - BRICARD - CERTEAUX - CHAUVIRE - CHEDEVILLE - CHENE - CHOUTEAU - CISSE - CORLAY - COUBRAY - COULON - CRAHE - CREPEL - DADY - DEMARBRE - DEPOUE - DESCHAMPS - DOUCET - DUROLLI - DUVAL - ELYE - FEUILLET - FOUQUEREAU - FROMAGEAU - FUSEAU - GABORIAU - GALLARD - GALLIEN - GARZENA - GAUDUCHON - GAZEAU - GOANVIC - GOISLOT - GOT - GRANGERAY - GUERINEAU - GUILLIER - HECK - HELBERT - HERBRETEAU - HOGUIN - HUARD - HURMAN - JARNIOU - JARRY - JONEAU, JAUNEAU - JEMIN - JOUBAULT - LANGLET - LE BERRE - LECOINTRE - LEGAULT - LEMONNIER - LEROUX - LETURNY - LICOIS - MALBOIS - MARCHAND - MARCONNET - MAUCOURT - MAUME - METIER, MESTIER, METHIER - MORANCE - MURAILLON - MURZEAU - NAZARET - ORDRONNEAU - D'ORCHYMONT - OSSANT - OSTYN - PASQUIER - PRAUD - PIOTET - PIRONNEAU - PLISSON - POIRIER - POULARD - POUPOT - PROVOST - QUEFFEULOU - RENOUARD - RIO - ROBYN - ROMMEVAUX - ROUL - SALMON - SCHAPMAN - THIBOUT - TIRARD - TROUADENE - VALONET - VEAUDECRENNE - VIDARD - VIVIEN - VIVION -




Edition ... décembre 2004

BIJU
Ce patronyme est une variante des noms Bijet, Biges dont l'origine, en ancien français, est le mot "bige". Il correspond à une longue poutre. Au cours des siècles, son sens a dérivé vers le surnom donné à un charpentier. Avant la Révolution, ce nom est peu employé dans nos régions. Au XXe siècle, il est présent dans les départements de l'Indre et Loire et de la Vienne.

CHEDEVILLE
Le préfixe "chede" est une variante du mot chef qui avec le suffixe "ville" correspond à la maison la plus haute de la ville et à ses habitants. Cette expression est surtout employée en Normandie. Dans le Maine, sous l'Ancien Régime, ce nom est rare. En Anjou, on le rencontre vers 1650. Au XXe siècle, il est présent dans les départements de l'Eure et Loir, de l'Orne et de la Seine maritime.

DUROLLI
Ce patronyme est très rare en France au XXe siècle. De même, dans nos régions, avant le XIXe, ce nom est considéré comme inconnu. Il semble dérivé du nom Rollin, Rolly. Ce dernier est une variante de Hrodilin, patronyme d'origine germanique. Sa racine est "hrod" attribuée familièrement à un homme couvert de gloire.

GRANGERAY
En toponymie, ce nom est donné à un lieu où l'on conserve les récoltes de fourrages. Par extension, au cours des siècles, il a désigné un ensemble de bâtiments constituant une ferme, puis le fermier lui-même. Dans nos régions, ce patronyme est peu connu avant le XIXe siècle. Au XXe, on le rencontre dans le Maine et Loire et dans la Mayenne.

LEGAULT
Le préfixe "le" correspond à l'expression "le fils de". Le nom de famille Gault est un patronyme d'origine germanique dont la racine "wald" désigne un espace boisé, une forêt. Sa signification a évolué, au cours des siècles, pour devenir le surnom d'un habitant de ces lieux. Dans le Maine, ce nom est connu à Cérans en 1654. En Anjou, à Saint-Gemmes-d'Andigné en 1654, à Freigné en 1725, à Candé en 1810. Au XXe Siècle, il est porté dans l'Ille et Vilaine, dans La Loire Atlantique, dans le Maine et Loire, et dans le Pas de Calais.

LEMONNIER
Ce patronyme est donné au Moyen-âge à un homme exerçant le métier de meunier. Dans le Maine, on le rencontre à Cérans en 1604, à Mareil-sur-Loir en 1619, au Breil-sur-Mérize en 1643, à Roéézé-sur-Sarthe en 1644, à Pirmil en 1700, à Sillé-le-Guillaume en 1704. En Anjou, à Beaufort-en-Vallée en 1633, à Clefs en 1661, à Cherré en 1677, à Daumeray en 1748. Au XXe siècle, il est porté dans les départements du Calvados, de la Manche et de la Seine Maritime.

OSTYN
Ce patronyme est très rare en France au XXe siècle. Il peut être une variante orthographique de Ostin, nom porté en Lorraine. Il est d'origine germanique. Sa racine "ost" est un adjectif attribué à un homme brillant. Dans nos régions, il est inconnu aux siècles derniers.

RIO
Dans nos régions, ce patronyme est rare aux siècles derniers. Au XXe, il est présent dans les départements des Côtes d'Armor, de la Loire Atlantique et du Morbihan. Au vu de cette implantation, il faut rechercher son origine bretonne. Comme prénom, sa racine est le mot Riocus attribué à un roi. C'est ce sens qu'il a pris comme patronyme.

SALMON
Dans la toponymie du Nord du Haut Maine, l'érudit Roger Verdier attribue, à une germanisation datant des invasions du Moyen-âge, la transformation en "mund" d'une partie du nom hébreu, Salomon. Sa racine, "Shelomoh" définit un homme pacifique. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Laigné-en-Belin en 1635, à Lombron en 1672, à Brains-sur-Gée en 1675, à Brûlon en 1686, à Cures en 1724, Au Mans en 1763. En Anjou, à Bouchemaine en 1635, à Saumur en 1665, à Morannes en 1669, à Savenières en 1684, à Grez-Neuville en 1717. Dans la région de Nantes, au Grand-Auverné en 1662, à Saint-Vincent-des-Landes en 1740.



Edition ... novembre 2004

CORLAY
En toponymie, c'est le nom d'une localité des Côtes d'Armor. Son origine latine "coryletum" correspond à une coudraie, lieu planté de coudriers, de noisetiers. Au Moyen-âge, il est donné comme patronyme à des habitants de ces bosquets. Au cours des siècles passés, ce nom est peu connu dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans les départements des Côtes d'Armor et de la Seine Maritime.

COUBRAY
Le terme "bray" avec sa racine latine "braierus" désignent un habitant du pays de Braye, situé à cheval sur la Seine Maritime et l'Oise. Le préfixe "cou" a pour racine franque, le terme cortis. Il correspond à un nom de domaine de ce pays et à ses propriétaires. Dans nos régions, il est peu connu avant le XIXe siècle. Au XXe, on le rencontre dans les départements de l'Orne, de la Manche et de la Nièvre.

DEPOUE
Il s'agit d'une déformation phonétique de "du puits". Ce terme défini la maison située près d'un puits. Sa signification à évolué vers la désignation des habitants de ces lieux. Dans nos régions, aux siècles passés, ce patronyme est rare. Au XXe on le rencontre dans les départements des Deux Sèvres, de la Vendée et de la Vienne.

DUVAL
Ce patronyme désigne l'habitant de la maison située dans une vallée. Dans le Maine, ce nom est porté à Douillet-le-Joly en 1651, à Mont-Saint-Jean en 1626, à Teloché en 1661, à Tennie en 1687, à Neuvillette-en-Charnie en 1690. En Anjou, à Andigné en 1647, à Saint-Georges-du-Bois en 1683, à Grez-Neuville en 1692, à Villévêque en 1721, à Le-Bourg-d'Iré en 1724.

GAUDUCHON
C'est un nom d'origine germanique dont la racine "walduco" est issue du verbe "waldan" avec une consonance familière et qui signifie gouverner. Dans nos régions, aux siècles derniers, ce nom est rarement porté. Au XXe, on le rencontre dans les départements de la Loire Atlantique, des Deux Sèvres, de la Vendée, dans la Loire Atlantique.

HUARD
C'est un nom de personne d'origine germanique dont les racines "hue et hard" sont données à un homme aux fortes qualités morales et intellectuelles. Dans le Maine, ce patronyme est connu en Mayenne, à Saint-Germain-de-Coulamer en 1690, à Courcité en 1715, à Bréce en 1734, à Chatillon-sur-Colmont en 1734. A cette époque, il est rarement porté en Anjou. Dans la région de Nantes, il est donné à des familles de Soudan en 1673.

LE BERRE
Nous avons ici un sobriquet breton appliqué à une personne de petite taille, mais avec une forte carrure. Avant la Révolution, ce patronyme est rarement porté dans nos régions. Au XXe siècle, on le rencontre dans le Finistère, dans la Loire Atlantique et dans le Morbihan.

MAUCOURT
C'est un patronyme attribué à un habitant de la région de Maucourt (localités de la Meuse, de l'Oise, de la Somme). Ce mot est formé d'un préfixe "mau" dérivé d'un nom de famille romaine, Mauri, avec un suffixe dont la racine franque "cortis" désigne un domaine. Ainsi, nous avons un nom composé pour désigner le propriétaire de ces lieux. Dans le Maine, ce nom est peu connu avant la Révolution. En Anjou, on le rencontre à Beaugé en 1729, à Durtal en 1777, à Saint-Mathurin en 1757. Au XXe siècle, on rencontre ce nom dans la Meuse, la Moselle et dans la Marne.

PIRONNEAU
Nous avons ici le diminutif familier du nom Pire. Il a pour origine en ancien français le même mot désignant un morceau de viande de mouton. Il est devenu au cours des siècles un patronyme se rapportant familièrement à un nom de métier, le boucher. Ce Nom est rare dans le Maine avant le XIXe siècle, en Anjou, il est connu à Le-Guedeniau en 1852. Au XXe, on le rencontre dans le Maine et Loire, la Sarthe et dans la Vienne.



Edition ... octobre 2004

ALLARD
C'est une variante du nom Alard, ancien nom de baptême d'origine germanique dont les racines "adal et hard" sont données à une personne au caractère noble et fort. Dans le Maine, on rencontre ce patronyme à Chemiré-le-Gaudin en 1660, à La Milesse en 1687, à Ecommoy en 1694, à La Quinte en 1700, à Saint-Jean-d-Assé en 1730. En Anjou, à Saint-Georges-sur-Loire en 1629, à La-Meignanne en 1645, au Plessis-Macé en 1639, à Thorigné-d-Anjou en 1641, à La Pouèze en 1651, à Angers en 1670.

AUPLAIS
Le préfixe "au" correspond dans la formation des patronymes "au fils de". Quant au suffixe "plais", c'est un mot dérivé de plaix. Son origine latine est "plexum", représentant une haie confectionnée avec des branches entrelacées. Ce nom correspond à un homme pratiquant cet art. Aux siècles derniers, ce patronyme est presque inexistant. De même, au XXe il est très rare en France.

BALLU
Dans le parler du Haut Maine, ce nom représente un sobriquet donné à un homme de forte corpulence. Dans cette province, ce patronyme est porté à Montmirail en 1684, à Bouloire en 1700, à Tresson en 1700. En Anjou, à Gennes en 1680. Dans d'autres régions, ce nom a pour racine en ancien français, le verbe bluter, beluter de la farine; Au Moyen-âge, ce patronyme est devenu un nom de métier, le meunier. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements du Loiret, du Maine et Loire et des Deux Sèvres.

DADY
La lettre "D" en début de mot est attribué à un fils d'un homme nommé Ady; Ces syllabes sont la forme contractée et familière du patronyme d'origine germanique Ado. Sa racine "adal" équivaut au nom d'une personne au caractère noble. Dans le Maine, ce nom est rare avant la Révolution. En Anjou, il est porté à Savennières en 1620, à Saint-Georges-sur-Loire en 1654, à Chazé-sur-Argos en 1658, à Saint-Martin-du-Fouilloux en 1674, à Gené en 1694, à Loiré en 1688.

GOT
Ce nom en toponymie est attribué à de nombreuses localités en Gaule après l'invasion des Goths. Ce patronyme correspond à un membre de leurs tribus. Dans le Maine, ce nom est peu connu aux siècles derniers. En Anjou, il est connu à Carbay en 1799. Dans la région de Nantes, à Villepôt en 1763. Au XXee, on le rencontre dans les départements de l'Orne et des Pyrénées Orientales.

LETURNY
Au XXe siècle, on rencontre ce nom dans le département du Rhône. Le préfixe "le" sert à dénommer le fils d'une personne portant le nom de Turny. L'implantation de ce patronyme dans le Rhône peut conduire à rapprocher ce nom de "Les Tournelles". C'est un diminutif de la tour dont l'origine est le verbe tourner, en désignant les tours rondes qui ont succédé aux tours carrées sous Philippe Auguste. Le suffixe "y" correspond au lieu précis habité par une famille de ce nom.

MALBOIS
Ce nom donné à une famille habitant près d'un bois de faible valeur. Dans nos régions, ce patronyme est rarement donné au XVIIIe siècle. Au XXe, il est porté par des familles dans les départements du Maine et Loire, du Vaucluse et de la Seine et Marne.

SCHAPMAN
C'est un patronyme flamand donné à un homme exerçant le métier de tailleur d'habits. Aux siècles derniers, il est rarement porté dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans le département du Nord.

VIDARD
Ce nom a pour origine un saint imaginaire, Vidart, entrant dans le folklore carnavalesque. Ce nom est porté par un évêque des diocèses de Cambrai et d'Arras au Moyen-âge. Dans nos régions, Il est peu connu durant les siècles derniers. Au XXe, on le rencontre dans les départements de la Seine et marne, des Deux Sèvres, et des Vosges.



Edition ... septembre 2004

BETARD
Ce patronyme représente une variante familière du nom Bet. Ce dernier est d'origine germanique. Sa racine "berht" désigne un homme brillant. Aux siècles derniers, ce nom est rarement porté dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans le Doubs, la Vendée et les Vosges.

BREMEAUD
Ce nom d'origine germanique correspond au surnom d'un brasseur, le fabriquant d'une bière forte comme celle fabriquée dans la ville de Brême en Allemagne. Ce patronyme a cette ville pour origine. En Anjou, ce nom est connu à Loiré en 1673. A cette époque, il est très rare dans le Maine. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements des Deux Sèvres, de la Vendée et de la Vienne.

BRICARD
Le préfixe "bric" est une variante de "brig", mot gaulois désignant un lieu escarpé au sommet d'une colline. Le suffixe "ard", d'origine franque correspond à un habitant de ce lieu, un homme au caractère dur, volontaire. Il a pour racine germanique la syllabe "hart". Avant la Révolution, ce nom est rare dans le Maine. En Anjou, il est porté à Saint-Georges-sur-Loire en 1603, à Saint-Laurent-des-Autels en 1613, à Epiré en 1633, à Savennières en 1654, à Juigné-des-Moutiers en 1697, à Angers en 1744. Au XXe siècle, on le rencontre dans les départements de l'Aveyron, du Maine et Loire et du Nord.

GOANVIC
C'est un nom d'origine bretonne. Son suffixe "vic" pour les Vikings désigne une crique à l'abri des vents du large. Dans la même langue, le préfixe correspond à l'hiver. Au fil des siècles, ce mot est devenu un patronyme donné à l'habitant d'un lieu de séjour hivernal. Avant le XIXe siècle, ce nom est peu connu dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans le Finistère, l'Oise et le Var.

HECK
Ce nom des provinces d'Alsace et de Lorraine désigne une famille habitant une propriété entourée de haies. Sa racine dans le vieux parler allemand, "hag", correspond à une haie. Au cours des siècles derniers, ce patronyme est presque inconnu dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans les départements du Bas Rhin, du Haut Rhin et de la Moselle.

HURMAN
Le suffixe "man" est un dérivé du mot "mann" qui dans l'ancien parler germanique désigne un homme. Quant au préfixe "hur", il est donné à une personne à la chevelure abondante. Aux siècles derniers, ce patronyme est peu connu dans nos régions. Au XXe, il est porté dans les départements de la Haute Loire et du Morbihan.

JONEAU, JAUNEAU
Dans le parler ancien du Centre de la France, ce mot désigne une fleur, la jonquille, le faux narcisse de couleur jaune. Sa floraison annonce le printemps. Ce nom pourrait avoir été donné à un habitant des lieux où pousse ce végétal. Au cours des siècles sa signification a été étendue aux personnages ayant un teint jaunâtre. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Melleray en 1680, à Saint-Aubin-des-Coudrays en 1702, à Dollon en 1728, à Sainte-Sabine-sur-Longève en 1766. En Anjou, à Doué-la-Fontaine en 1734. Au XXe siècle, on le rencontre dans l'Eure et Loir, le Maine et Loire, la Sarthe.

MORANCE
Ce nom est sans doute une variante de Marencé dont l'origine latine est "maurus". Ce patronyme pourrait venir des mercenaires africains composant certaines troupes romaines. Dans le Maine, ce nom est porté à Saussay (Montfort), en 1694, à Laigné-en-Belin en 1748. En Anjou, à Brion en 1737. Au XXe Siècle, on le rencontre dans la Dordogne, dans le Maine et Loire et dans la Sarthe.

ROUL
C'est un patronyme d'origine germanique dont les racines "hrod et wulf" correspondent à un chasseur de loups de grande réputation. Aux siècles derniers, ce nom est rare dans le Maine et en Anjou. On le rencontre dans la région de Nantes à Saint-Vincent-des-Landes en 1702, au Grand-Auvergné en 1733. Au XXe, il est présent dans la Loire Atlantique.



Edition ... août 2004

BLIN
Ce patronyme est une déformation très fréquente dans le Maine. Il a pour origine le nom belinos. Il correspond à une divinité gauloise équivalente à Apollon chez les Romains. Dans le Maine, on le rencontre à Saint-Mars-la-Brière en 1671, à Spay en 1679, à Voivres en 1680, à Soulitré en1681, à Thorigné-sur-Dué en 1681, à Volnay en 1685, à Teloché en 1693. En Anjou, à La Tessoualle en 1739, à Montilliers en 1796. Dans la région de Nantes à Ancenis en 1744, à Herblon en 1849.

BOURREAU
En ancien français, ce nom a pour origine le mot bourrel qui désigne le harnachement d'un chevaL. Nous avons ici un nom de métier, le bourrelier qui fabrique des harnais. Dans le Maine, il est rarement porté au XVIIIe siècle. En Anjou, il est présent à Avrillé en 1650, à Loiré en 1798, à Bocé en 1838. Au XXe on le rencontre dans l'Indre et Loire, dans le Maine et Loire et dans les Deux Sèvres.

JOUBAULT
C'est un nom de personne d'origine germanique dont les racines "gaut et bald" représentent le nom du peuple Got et l'adjectif audacieux. Ce patronyme serait donc celui d'un combattant audacieux de cette tribu. Dans le Maine, ce patronyme est porté, en 1762, à Saussay, paroisse rattachée à la commune de Montfort. En Anjou, il est rarement porté à cette époque. Au XXe siècle, il est connu en Ille et Vilaine, dans le Maine et Loire et dans la Manche.

LICOIS
En toponymie, le suffixe "ois" est une déformation du suffixe romain "etum" définissant un lieu. Quant au préfixe "lic", il correspond en ancien français au mot lice. Il désigne un champ clos où les chevaliers s'affrontent au Moyen-âge. Ce surnom serait attribué à l'homme qui a la charge d'entretenir ce terrain. Dans le Maine, il est rare aux siècles derniers. En Anjou, il est présent à Mazé en 1619. aux Rosiers en 1700, à Beaufort-la-Vallée en 1706.

MURZEAU
Ce patronyme est assez rare en France. Il peut être une déformation d'un mot de l'ancien parler du Centre, muraut, meuraut. Il correspond à un tas de fruits amassé par des enfants pour leur consommation en cachette de leurs parents. Dans le Maine, ce nom est rare sous l'Ancien Régime. En Anjou, il est présent au Longeron en 1706; En Vendée, à Treize-Vents en 1725, aux Epesses en 1752. Au XXe siècle, il est connu dans le Maine et Loire, les Deux Sèvres et la Vendée.

PROVOST
Ce nom est une variante de Prévôt. Sa fréquence dans de nombreuses régions laisse supposer que ce patronyme est un sobriquet donné à des officiers et à des magistrats de diverses juridictions. Dans le Maine, on le rencontre à Fresnay-sur-Sarthe en 1631, à Mont-Saint-Jean en 1646, à Assé-le-Boisne en 1673, à Courgains en 1669, à Bourg-le-Roi en 1698, à Degré en 1720, à Courcival en 1726. En Anjou, à Gené en 1611, à Montreuil-sur-Maine en 1687, à Champteussé-en Baconne en 1689, à Soulaines-sur-Aubance en 1740, à Juigné-sur-Loire en 1766. Dans la région de Nantes à Mésanger en 1727.

VALONET
Au XXe siècle, ce patronyme est très rare en France, il est présent dans l'Eure et dans le Calvados. Ce nom est une variante de Vallonet. En toponymie, il désigne un vallon à l'époque des Francs. On rencontre deux hameaux Valone et Valoney dans le Calvados et dans l'Eure. En Normandie, il est devenu le patronyme d'un habitant de ces lieux. Aux siècles derniers, il est rare dans nos régions.

VIVION
Les deux syllabes "vivi" pourraient correspondre en toponymie à un vibier, petite pièce d'eau aménagée pour conserver le poisson après la pêche d'un étang. Le suffixe "on" est un dérivé, rencontré en Anjou, du mot celtique "magus" employé pour désigner un lieu précis. Ce patronyme au fil des siècles serait devenu un sobriquet pour une personne chargée de cette pêche particulière. Dans le Maine, ce patronyme est peu connu. En Anjou, il est présent au May-sur-Evre en 1709. Au XXe il est porté dans le Maine et Loire et dans les Deux Sèvres.



Edition ... juillet 2004

ARSSON, ARCON
Au XXe siècle, ce nom est connu dans les départements de l'Hérault et de l'Aveyron. Dans le parler méridional ancien, l'origine de ce mot est un rameau de vigne plié en arc lors de la taille. Cette méthode a pour but de réguler la croissance d'une vigne trop vigoureuse. Ce patronyme est devenu le sobriquet d'un vigneron. Par contre, dans le parler ancien du Maine, l'arçon représente le feuillard en fer cerclant un sabot fendu pour le consolider. Ce mot est devenu un sobriquet du sabotier. Dans le Maine, on le rencontre en Mayenne, à Chailland en 1695, à Montenay en 1717.

CREPEL
Ce nom est une variante du mot "cresp,crep". C'est un sobriquet qui désigne une personne aux cheveux frisés. Sa racine latine, crispus, désigne une chevelure crépue. Aux siècles derniers, ce patronyme est très rare dans nos régions. Au XXe on le rencontre dans les départements de la Loire Atlantique, du Nord et du Pas de Calais.

JEMIN
Ce nom serait une variante orthographique de Jamin, lui-même étant une forme contractée de Benjamin, prénom de la langue biblique. Il désigne le dernier fils, le plus jeune. Dans nos régions, ce patronyme est peu connu avant la Révolution. Au XXe siècle, on le rencontre dans l'lle et Vilaine, dans le Maine et Loire et dans la Mayenne.

LANGLET
C'est un diminutif du nom Anglet dont l'origine est le mot angle désignant une peuplade. Au XIe siècle, les partisans du roi anglais détrôné par la conquête scandinave, danoise émigre vers la Picardie sous la protection de leurs parents du duché de Normandie. Il est devenu le surnom des membres de cette tribu. Avant le XIXe siècle, ce nom est peu connu dans nos régions. Au XXe, il est porté par des familles habitant l'Aisne et la Somme.

LECOINTRE
En ancien français, c'est un sobriquet attribué à une personne au visage joli, agréable, gracieux. Il a pour origine le verbe contier, qui signifie parer. Dans le Maine, il est présent à Saint-Mars-sous-Ballon en 1671, à Mont-Saint-Jean en 1774, à Neuvillette-en-Charnie en 1775. En Anjou, à Gennes en 1813, à Faye-d'Anjou en 1872.

METIER, MESTIER, METHIER
Dans l'ancien parler français, ce mot représente la fonction de maître de maison auprès d'un ecclésiastique de rang élevé ou d'un noble. C'est à dire l'officier de la maison de ces personnages importants dans la société. Au cours des siècles écoulés, les différentes orthographes de ce patronyme sont rares dans nos régions. Au XXe, on les rencontre dans le Loiret et en Seine Maritime.

POIRIER
Ce nom représente un arbre entretenu dans un jardin potager. En effet, depuis la plus haute antiquité, le poirier est considéré comme un arbre familier de nos jardins, contrairement au pommier qui est une essence de nos bois. Ce nom est devenu le sobriquet donné à un arboriculteur et à un jardinier. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Cérans en 1599, à Commerveil en 1658, à Domfront-en-Champagne en 1669, à Grandchamp 1670, à Moncé-en-Saosnois en 1692, à Saint-Léonard-des-Bois en 1672. En Anjou, à Saint-Martin-du-Bois en 1610, à Villévêque en 1611, à Savennières en 1637, à Seiches-sur-le-Loir en 1645, à Loiré en 1634, à Vern-d'Anjou en 1669. Dans la Vienne, à Velleches en 1733. Dans la Région de Nantes, à Belligné en 1777, à La-Chapelle-Saint-Sauveur en 1833.

VIVIEN
C'est un ancien prénom de baptême popularisé au Moyen-âge en souvenir de l'évêque de Saintes, Vivianus. Il a pour racine le verbe latin "vivere", vivre. Dans le Maine, on le rencontre à Chahaignes en 1703, en Mayenne, à Daon en 1751. En Anjou, à Montrelais en 1694, à Longué en 1695. En Vendée, Saint-Paul-en-Pareds en 1745.



Edition ... juin 2004

AULAS
Ce patronyme correspond au nom d'une localité dans le département du Gard et donc à un habitant de cette région. Quant à son origine dans le sud de la France, en toponymie, nous relevons les noms de Saint-Aulais, de Saint-Aulaye, de Saint-Aulaire, de Saint-Aulazie. Aussi, nous pourrions avoir une variante orthographique de ce nom. La racine de ces appellations étant Sainte Eulalie, martyrisée à Barcelone sous Dioclétien au IVe siècle.

COULON
Dans l'ancien parler du Maine, ce mot est donné à un pigeon, sa racine étant le mot latin : colombus. C'est le surnom d'un éleveur de pigeons. Dans le Maine, on rencontre ce nom à Saint-Symphorien en 1628, au Grand-Lucé en 1634, à Crissé en 1655, à Saint-Mars-sous-Ballon en 1702, à Challes en 1707, à Saint-Célerin en 1719. En Anjou, à Mazé en 1657, à Saint-Laurent-de-la- Plaine en 1679, à Saint-Laurent-de-Mottay en 1688, à Sainte-Christine en 1711.

CRAHE
Le préfixe "cra" d'origine celtique, est un dérivé du mot "car" désignant dans cette langue, un rocher, une pierre. Le suffixe "hé" serait une contraction phonétique du mot latin iacum, se rapportant à un lieu dit. Il s'ensuit que ce nom correspondrait à un habitant d'une maison bâtie sur un rocher. Dans nos régions, il est porté rarement avant le XXe siècle. Aujourd'hui, il est porté dans le département de la Loire Atlantique.

GALLARD
Nous avons ici le patronyme d'une personne d'origine germanique. Les racines de ce mot "gal et hard" correspondent à un grand chanteur. Dans le Maine, il est peu courant aux siècles derniers. En Anjou, il est connu à Saint-Laurent-du-Mottay en 1610, à Angers en 1656, à Saint-Laurent-le-Vieil en 1680, à Botz-en-Mauges en 1700, à Chanzeaux en 1750.

LEROUX
C'est le surnom d'une personne ayant la chevelure rousse. L'article "le" correspond à la descendance d'une famille ayant ce surnom. Dans le Maine, ce patronyme est présent à Bessé-sur-Braye en 1612, à Ecommoy en 1644, à Saint-Pierre-du-Lorouer en 1654, à Courdemanche en 1672, à Chemiré-en-Charnie en 1708. En Anjou, à Juigné-sur-Loire en 1640, à Saint-Jean-des-Mauvrets en 1665, à Saint-Philbert-du-Peuple en 1668, à Saint-Georges-du-Bois en 1675, à Huillé en 1680, à Longué en 1723.

ORDRONNEAU
C'est un nom de personne d'origine germanique dont la racine dans le parler en vieil allemand "ordenaere" correspond au mot français ordonnateur, organisateur. Aux siècles derniers, ce patronyme est peu connu dans nos régions. Au XXe, on le rencontre dans la commune d'Indre dans le département de la Loire-Atlantique.

PRAUD
Il s'agit pour ce patronyme d'une contraction du nom Perraud, lui-même étant un dérivé familier du prénom Pierre. Ce dernier a pour origine le mot araméen "kepha" désignant un rocher sur lequel est construite une maison. Avant le XXe siècle, ce nom est rare dans nos régions. De nos jours, il est présent en Charente, en Loire Atlantique, en Vendée.

RENOUARD
C'est un ancien prénom de baptême d'origine germanique dont les racines "ragin et wardan" désignent en français une personne donnant de très bons conseils. Dans nos régions, ce patronyme est rare à toutes les époques. Dans le département d'Ille et Vilaine, il est présent à Goven en 1711. De nos jours, ce nom est présent en Mayenne et en Ille et Vilaine.

TROUADENE
C'est le nom d'une famille d'origine germanique. Le préfixe "trou" a pour racine, en vieil allemand, le mot "drud" désignant une force, une puissance. Le suffixe "adèène" pourrait se rapporter au prénom : Denis. L'ensemble serait attribué à un homme puissant se dénommant Denis. En France, ce patronyme est rare aux siècles derniers et au XXe.



Edition ... mai 2004

CHAUVIRE
En toponymie, le suffixe "é" correspond à la racine latine "acum" désignant un domaine. Les deux syllabes "chauvir" sont une déformation d'un nom de personne romaine, "calvisius". Dans le Maine, ce nom est peu courant avant la Révolution. En Anjou, il est porté à Angers en 1630, à Saint-Georges-sur-Loire en 1667.

GAZEAU
Suivant l'implantation géographique de ce nom, il pourrait être un dérivé de la locution "un gas de rivière", un gaze, l'assistant du compagnon, c'est à dire du batelier qui conduit des trains de bois sur les fleuves et les rivières. Dans le Centre de la France, il correspond à un homme bavard. Le choix est alors fonction des recherches généalogiques. Dans le Maine, ce patronyme est rare aux siècles derniers. En Anjou, il est connu à Chaudron-en-Mauges en 1670, à Cheviré-le-Rouge en 1680, à Saint-Laurent-deMottay en 1688, à Roussay en 1734. Dans la Région nantaise, à Mésanger en 1678.

HELBERT
C'est un nom de personne d'origine germanique; Sa racine "hail" dans le langage des Goths s'applique à un homme bien portant. Le suffixe "berht" ans le parler du vieil allemand correspond à une personne à l'esprit brillant. Dans le Maine, en Mayenne, ce patronyme est porté à Laigné en 1698, à Peuton en 1699, à Craon en 1753, à Athée en 1758. En Anjou, à cette époque, il apparaît très peu. Au XXe siècle, il est courant dans les départements de la Mayenne, de l'Oise et du Pas de Calais.

MARCHAND
Ce patronyme est le diminutif d'un nom de métier, le marchand. Dans le Maine, ce nom est connu à Fyé en 1615, à Saint-Aubin-des-Coudrays en 1692, à Étival-les-Le Mans en 1706, à Saint-Martin-des-Monts en 1719. En Anjou, à Charcé en 18659, à Sainte-Gemmes-sur-Loire en 1670, à Savennières en 1685, à Epiré en 1688, à BoucheMaine en 1723. Dans la Région nantaise, à Mésanger en 1591, à Rougé en 1672, à Trans-sur-Erdre en 1684.

MAUME
Le lecteur, porteur de ce nom se dit originaire de Montluçon. Dans ce cas, on élimine la définition bretonne de la première syllabe, "mau, mao" qui correspond au surnom d'un jeune garçon. On pourrait alors se rapporter à l'invasion musulmane du sud de la France au VIIIe siècle. Le patronyme est alors un sobriquet évolutif comme Maumet et Maoumet dont la racine est Mahomet. Dans nos régions, au siècle dernier, ce nom est peu connu. Au XXe siècle, il est porté dans l'Allier et en Côte d'Or.

NAZARET
Nous avons ici une variante du patronyme biblique Nazareth, correspondant à un village de la Terre Sainte en Galilée. Sa racine "nazare" désigne une gardienne. Ce nom pourrait avoir un rapport avec les Croisades du Moyen-âge. Il serait alors le surnom d'un croisé ayant séjourné dans ces lieux. Avant le XIXe siècle, ce nom est peu connu dans nos régions. Au XXe siècle, on le retrouve dans les départements de la Nièvre et de la Saône et Loire.

PASQUIER
En ancien français, ce mot correspond à un pâturage. Son sens a dérivé vers un surnom d'un éleveur de bétail. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Saint-Cosme-de-Vair en 1651, à Chantenay-Villedieu en 1675, à Jupilles en 1677, à Villaines-sous-Lucé en 1677. En Anjou, à Savennières en 1580, au Pin-en-Mauges en 1614, au Lion-d'Angers en 1621, à BoucheMaine en 1671, à Andigné en 1683, à Angers en 1693. En Vendée, à Treize-Vents en 1813.

ROBYN
C'est une variante régionale du nom "Robin". Il est employé au Moyen-âge dans le "Roman de Renart" pour désigner un mouton. Ce patronyme peut avoir été employé comme le sobriquet d'une personne calme mais volontaire. Avec cette orthographe, ce nom est très rare dans nos régions avant la fin du 19e siècle. Au XXe, il est connu dans les départements du Nord et du Pas de Calais.



Edition ... avril 2004

CERTEAUX
Ce nom peut être un dérivé de l'adjectif "certain". Il correspond à un sobriquet donné à un homme décidé, résolu. Dans le Maine et en Anjou, ce patronyme est rarement porté par des familles dans les siècles passés. Mais au XXe siècle, il est connu en Seine et Marne et dans le Nord. Dans ce dernier département, le nom Certeux en est une variante.

CHOUTEAU
Ce nom est un dérivé de Michout, lui-même étant une forme amicale du prénom Michel. Dans le Maine, on le rencontre à Montreuil-le-Henri en 1640, à Saint-Georges-de-la-Couée en 1645, à Saint-Pierre-du-Lorouer en 1675, à La-Chapelle-Gaugain en 1731. En Anjou, à Corzé en 1628, à Angers en 1661, à Vihiers en 1676, à Jallais en 1685.

FROMAGEAU
Ce patronyme est attribué à un producteur de fromages. Il est dérivé du nom de famille Fromage. Dans le Maine, il est exceptionnel avant la Révolution. En Anjou, il est porté à Chalonnes-sur-Loire en 1715 et en 1750, à Montjean-sur-Loire en 1737, à Thouarcé en 1795.

FUSEAU
Ce nom désigne un fabriquant de fuseaux, du latin fusus, un petit instrument servant à enrouler le fil que l'on file à la quenouille. Dans le Maine, il est peu connu au XVIIIe siècle. Mais en Anjou, il est porté à Brion en 1869. Dans la Vienne, à Beaumont en 1741; Dans les Deux Sèvres à Montigny en 1823.

GUERINEAU
C'est un diminutif du nom d'origine gothique, Guerin. Sa racine "waran" indique une protection. Ce patronyme est donc donné à un homme protégeant sa famille. Dans le Maine, on le rencontre à Berfay en 1689 et à Rahay en 1691. En Anjou, à Beaufort-en-Vallée en 1794 et en 1819. Au XXe siècle, il est présent dans les Deux Sèvres et dans la Vienne.

JARNIOU
Ce nom pourrait correspondre à une variante amicale du nom Jarrier. Lui-même est un dérivé orthographique de Gerniet et de son diminutif Gernioux. Ces deux dernières appellations sont des évolutions du patronyme Garnier. Celui-ci est d'origine germanique et a pour racines "wara et hari", correspondant à une protection armée. On aurait ainsi le sobriquet d'un garde. Dans le Maine et en Anjou, il est peu connu aux siècles derniers. Mais au XXee, il est porté par des familles de la Loire Atlantique.

PLISSON
C'est une variante contractée de Pellisson. Il s'applique à un nom de métier, à un fabriquant de pelisses, de fourrures. Dans l'ancienne province du Maine, il est présent dans l'Orne, à Tessé-Froulay en 1600. En Anjou, à Echemiré en 1647, àà Fougeré en 1691, àà Marcé en 1797, à Chemiré-le-Rouge en 1829.

MURAILLON
En toponymie, les syllabes "murail" correspondent à des murs d'enceinte d'une ville fortifiée. Quant au suffixe nordique "lon", il désigne un bocage. Ainsi, ce patronyme pourrait s'appliquer à un surnom d'un habitant d'une forteresse du bocage. Au XVIIIe siècle, dans le Maine et en Anjou, ce nom est presque inconnu avant la Révolution. Au xxe, il est porté par des familles habitant la Charente Maritime et la Vendée.

THIBOUT
Ce nom est une variante du patronyme Thibault. Il a une origine franque de l'époque des invasions de ces peuplades. Ses racines "theod et bald" désignent une famille appartenant à une tribu pleine d'audaces. Au XVIIIe siècle, ce nom est rarement porté dans le Maine et en Anjou. Au xxe, il est connu dans l'Eure et en Eure et Loir.



Edition ... mars 2004

BOUSSION
Tout comme le nom Boussereau, ce nom est une variante de Bossier, sobriquet attribué à un tonnelier. Sa racine en ancien français, "bosse" correspond à un tonneau. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Thoiré-sur-Dinan en 1633, à Pruillé-l'Eguillé en 1676, à Chahaignes en 1731, à Courdemanche en 1754. En Anjou, à Saint-Georges-sur-Loire en 1659, à Trémentines en 1672, à Coron en 1711. En Vendée, à Saint-Malo-du-Bois en 1746.

CHENE
Le patronyme Chéné est une variante du mot chênaie, représentant une plantation de chênes. Ce nom est sans doute le surnom donné à un gestionnaire forestier. Dans le Maine, avec cette orthographe, ce patronyme est peu connu au XVIIIe siècle. En Anjou, il est porté à Chaudron-en-Mauges en 1714, à Beaussé en 1721, à Beaupréau en 1840.

DESCHAMPS
Ce nom a pour origine latine le mot campus au sens d'une plaine. En ancien français, il a ensuite désigné une maison entourée de terres labourables, par opposition aux habitations forestières et aux maisons de vignes. Ainsi, il est devenu le surnom d'un laboureur. Dans le Maine, il est connu à Saint-Georges-le-Gaultier en 1608, Saint-Paul-le-Gaultier en 1641, à Parennes en 1690, à Moulins-le-Carbonnel en 1687, à Mansigné en 1690, à Contilly en 1734. En Anjou, à Allonnes en 1655.

ELYE
Il s'agit d'une altération orthographique du nom Elie. C'est le nom d'un prophète hébreu, devenu un prénom et un nom de famille. Dans nos régions, il pourrait avoir un rapport avec les croisades et les commanderies des templiers. Nous rencontrons également sous l'Ancien Régime, des prénoms bibliques dans la Religion Prétendue Réformée, A l'époque ce patronyme est rare dans nos régions.

GABORIAU
Dans l'Ouest, c'est une variante du nom Gabreau, lui-même dérivé du verbe français gaber, se moquer, plaisanter. C'est ce qui a formé le sobriquet d'une personne joviale. Dans le Maine, avant la Révolution, ce nom est peu connu. En Anjou, on le découvre à Tillières en 1695. En Vendée, il est présent à Saint-Malo-du-Bois en 1780, à Treize-Vents en 1810.

GALLIEN
Cet ancien prénom de baptême a deux origines possibles: l'empereur romain Gallienus, qui tire son nom du peuple gaulois, soumis par Rome, mais aussi Galien, médecin grec du IIe siècle, très réputé pour ses remèdes à base de plantes. Sa médecine est pratiquée au XVIe siècle en occident. Ses pratiques peuvent avoir donné ce surnom à des médecins. Dans nos régions, ce patronyme est rare au XVIIIe siècle, mais au XXe, il est porté par des familles des départements de l'Isère et de la Haute Loire.

D'ORCHYMONT
Ce nom est devenu très rare au XXe siècle, l'INSEE a relevé quelques naissances à Nouvion-sur-Meuse (Ardennes) et considère que, d'après ses fichiers, ce patronyme pourrait ê,tre en voie de disparition.

POUPOT
Nous avons ici une variante orthographique du nom Poupée, Il désigne une personne au regard juvénile. Sa racine latine "poupa" correspond à une jeune fille. Au XVIIIe siècle, ce patronyme est rare dans nos régions. Au XXe siècle, il est porté surtout dans la Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres.

ROMMEVAUX
Au Moyen-age, le préfixe "romme" désigne une personne qui est allé à Rome en pèlerinage. Le suffixe "veaux" est un dérivé du mot val, ce mot est l'appellation d'une maison dans une vallée. Nous avons ici le surnom d'un pèlerin de la vallée. Avant la Révolution, ce patronyme est rare dans nos régions. Au XXe siècle, il est plus connu dans les départements de l'Aube et des Vosges.



Edition ... février 2004

CISSE
Dans ce nom, le suffixe "é" provient sans doute de la transformation poitevine au XIVe siècle, de "acos", ce mot gallo-romain qui en toponymie désigne un domaine. Quant au préfixe "ciss", il vient du latin scisso, terme employé pour une séparation, une coupure. Au Moyen-âge, l'ensemble est devenu le surnom d'un homme de la terre ayant reçu de ses parents un domaine à la suite d'un partage. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Duneau en 1655, à Beillé en 1691, au Luart en 1723. En Anjou, à Brissarthe en 1609.

DOUCET
Ce nom évoque un personnage au caractère doux, bienveillant. Il devient le surnom d'un homme de conciliation. Au XVIIIe siècle, ce patronyme est rare dans le Maine et en Anjou. Par contre, on le rencontre à Saint-Maixent dans les Deux Sèvres en 1757.

GARZENA
Au XXe siècle, en France, ce nom est porté essentiellement à Marseille. Il pourrait s'agir d'un dérivé féminisé du mot de l'ancien français garzon et se rapportant à une jeune fille. Dans nos régions, il est très peu connu durant les siècles antérieurs.

GOISLOT
C'est une variante du nom angevin Goileau. Son origine celtique "galia " représente une force. Au fil des siècles, il est devenu le sobriquet attribué à un homme robuste, vigoureux. Dans le Maine, ce patronyme est peu connu. En Anjou, il est porté à Trémentines en 1795. Au XXe siècle, on le retrouve dans la Loire Atlantique et dans le Maine et Loire.

HOGUIN
Ce nom a pour racine en vieux langage norois "haugr" désignant une colline. Son suffixe d'origine franque "in" indique un petit cours d'eau. L'usage en fait un patronyme correspondant à un surnom des habitants de ces lieux. Dans le Maine, on rencontre ce nom aussi bien en toponymie que comme patronyme dans une région qui s'étend de Champagné au Luart. Ce nom de personne est connu à Saint-Mars-la-Brière en 1741, à Soulitré en 1772, au Breil-sur-Mérize en 1773. En Anjou, il est moins connu à cette époque.

JARRY
Ce nom, Jarry, est une variante du mot jarrige, terme employé dans le Limousin pour désigner un bois planté de chênes. Cette orthographe, jarrige, dans les départements de La Loire Atlantique, du Maine et Loire, des Deux Sèvres et de la Vendée, a évolué vers la forme Jarrie. Son origine, avant l'invasion romaine, vient de la Péninsule Ibérique. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Changé en 1613, à Sargé en 1656, au en 1668, Vallon-sur-Gée en 1669, à Rouez-en-Champagne en 1701. En Anjou, Saint-Quentin-les-Beaurepaires en 1667, à Grez-Neuville en 1711, à Saint-Georges-sur-Loire en 1729, à Champteussé-sur-Baconne en 1765.

QUEFFEULOU
C'est le dérivé du mot breton "quefelec". Ce dernier a pour origine dans l'ancien langage breton "cefel", le nom du courlis cendré. Il est devenu le sobriquet du chasseur de ce volatil. Aux siècles derniers, ce patronyme est peu connu dans nos régions, mais au XXe siècle, il est principalement porté à Plouzré, dans les Côtes d'Armor.

VEAUDECRENNE
Le préfixe de ce nom, veau est une forme dérivée du mot d'origine franque, le val. Il désigne une maison située dans un vallon. Quant au suffixe "crenne", c'est une variante du mot breton "cren "correspondant à un homme musclé et de taille moyenne. Ce patronyme désigne un homme habitant dans un endroit bien défini. Mais pour la lectrice de Nantes originaire de la Sarthe, une autre définition relevée par l'érudit Roger Verdier peut être intéressante. En se basant sur la toponymie en usage au temps des celtes cénomaniens, ce nom désigne une terre située entre deux collines composée d'argile à silex avec des blocs de grès épars. Cette appellation s'est ensuite appliquée comme sobriquet au laboureur de ces terrains. Dans le Maine, ce patronyme est connu à La-Chapelle-Saint-Rémy en 1711, à Saint-Hilaire-Le-Lierru en 1754.



Edition ... janvier 2004

DEMARBRE
C'est le surnom d'un nom de métier, le marbrier. Au XVIIIe et au XIXe siècle, ce patronyme est rare dans nos régions. Au XXe, il est surtout porté dans les départements de la Vienne et des Deux-Sèvres.

FEUILLET
Au XXe siècle, ce nom est particulièrement porté dans le département de l'Indre. Dans l'ancien parler du Berry, ce mot désigne une scie à deux manches employée pour scier de grosses pièces de bois. Il est devenu le surnom d'un homme exerçant le métier de bûcheron, de scieur de long. Il est porté rarement dans le Maine, mais en Anjou, à Loire en 1666.

FOUQUEREAU
C'est une variante de Foucher, nom de personne d'origine germanique. Ses racines "folc et hari" désignent un fantassin d'une armée populaire. Dans le Maine, ce patronyme est peu employé avant la Révolution. En Anjou, il est présent à Saint-Georges-du-Bois en 1764, à Noyant en 1789, à Lassé en 1796.

GUILLIER
C'est un nom de personne d'origine germanique. Ses racines "will et hari" désignent un militaire endurant et au caractère volontaire. Dans le Maine, on le rencontre à Courdemanche en 1666, à Jupilles en 1730, à Beaumont-Pied-de-Bœuf en 1732. En Anjou, à Savennières en 1614, à Saint-Germain-des-Près en 1655, au Bourg-d'Iré en 1723.

HERBRETEAU
C'est une variante familière dans la Bretagne du Sud du patronyme Herbert. Ce nom de personne d'origine germanique dont les racines "heri et berht" correspondent à un membre d'une armée illustre. Au XVIIIe siècle, ce nom est peu connu dans nos régions. Au XXe il est assez fréquent en Vendée.

MARCONNET
Il s'agit d'un diminutif de Marçon, un nom de personne d'origine germanique. La racine "marca" désigne une limite entre deux territoires. Au XXe siècle, il est surtout connu dans les départements de la Loire et de la Saône et Loire. Ce patronyme peut être rapproché du mot marchois qui dans cette région désigne un habitant d'une marche, un frontalier. Ce nom, aux siècles derniers est peu connu dans nos régions.

OSSANT
Ce nom est une variante d'Aussant, nom d'origine germanique dont les racines "adal et sind" désignent un noble voyageur. Dans le Maine, il est rare sous l'Ancien Régime. En Anjou, on le rencontre à Mouliherne en 1711, à Blou en 1759.

PIOTET
Au XXe siècle, en France, ce patronyme est surtout répandu dans le Puy de Dôme. Il s'agit d'un archaïsme du langage de cette région. Il correspond à une billotte, terme désignant un petit billot utilisé pour hacher finement de la viande. Ce mot est devenu un sobriquet pour un charcutier. Ce nom est rare dans nos régions. Mais il est porté dans les Deux Sèvres à Pougné-Hérisson en 1786.

POULARD
En Bretagne, c'est le sobriquet d'un marchand de volailles. Ce patronyme au XXe siècle est surtout porté dans le département de la Loire Atlantique.

TIRARD
C'est un diminutif du nom Erard connu en Champagne et en Wallonie. Ce patronyme a pour origine le prénom de baptême Pierre signifiant en hébreu un rocher. C'est le diminutif donné à un homme à la forte personnalité. Dans le Maine, il est rarement donné avant la Révolution. En Anjou, on le trouve à Mazé en 1631, à Venue en 1749.



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