ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

par Jean-Jacques CAFFIERI
selon ses articles hebdomadaires du quotidien Le Maine Libre

Recopie intégrale de l'article de la première semaine du mois.


- Année 2003 -
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- Index des patronymes étudiés en 2003-

AUBERT - AUBRY - BAUDUIN - BEAUDOIN - BECQUET - BERGEOT - BLANDIN - BLERAIS - BLEVAIS - BOUGARD - BRENET - BRILLANT - BURON - CALOYANNI - CAMBRAY - CASTRONOVO - CAZENAVE - CHAPLAIN - CHEVET - CHIQUET - COIGNARD - COUDRAY - DARDE - DASSE - DAUFRESNE - DELAREUX - DEPRET - DERAIN - DESFORGES - DESNEUX - DUBOIS - DUTEMPLE - EGON - ERNOU - HESNAULT, HENAULT, ESNAULT, ENO - EYHERACHAR - FOUCHARD - FOURNIER - FREITAS - GAUTIER - GAYET - GIROUX - GOBBE - GOUFFIER - GOUTIERE - GRINIE - GUENIVET - GUILLOTIN - GUYON - HALIN - HENRY - HOREAU - HUCHEDE - LAMOTTE - LANDEAU - LAPSOLU - LEBLAY - LECHAT - LEMEUNIER - LEPARC - LEPLU - LETAY - LUBINEAU - JANVIER - MALFETTES - MANCHON - MARAIS - MARMION - MASSOT - MERLAND - MONCEAU - OFFREDO - OGER - PASNON - PATON - PERCHER - PERRIER - PERROTEL - PICAULT - PICHON - PILLARD - PLEURY - PONTONNIER - PORTE - QUILLIVIC - RABINAND - RACOIS - RAISON - RAULT - RENAUDIER - RENOULT - RICHARD - RIDERAY - RIDRAY - ROBINEAU - ROUAULT - SAULNIER - SERGENT - SILLIERE - TISON - TRONCHET - VACHER - VAILLANT - VALIOT - VAUDECRANNE - VINSOT -




Edition ... Décembre 2003

DARDE
C'est un nom de personne d'origine germanique dont la racine francisée "daroth" désigne une lance, un javelot. Au Moyen-âge, la signification de ce mot a évolué et définit un arbalétrier. Dans nos régions ce patronyme est peu employé avec ce sens sous l'Ancien Régime.

DESFORGES
Le patronyme Forge a désigné au Moyen-âge le forgeron, l'exploitant d'une fonderie familiale. Le nom Desforges correspond â l'ensemble des membres de ce petit atelier. Dans le Maine, ce nom est connu à Noyen-sur-Sarthe en 1712, à Changé en 1751, à Brains-sur-Gée en 1766. En Anjou, il est peu porté à cette époque.

GOUTIERE
Dans ce nom, le préfixe "gout" correspond en ancien français à une source tandis que le suffixe "ière" est une déformation du mot "aria". L'ensemble désigne le terrain où l'eau de la source coule. Ce mot est devenu le surnom du propriétaire de ces lieux. Dans le Maine, on rencontre ce patronyme à Degré en 1687, à Domfront-en-Champagne en 1690. En Anjou, il est rare au XVIIe siècle.

LETAY
Le suffixe "tay" peut venir d'une forme altérée du mot de l'ancien français, theil ou teil. Au Moyen-âge, il désignait un espace planté de tilleuls. Il a pour racine le mot latin tilia. Dans nos régions, au XVIIIe siècle, ce patronyme est rare.

MANCHON
Ce mot en Normandie est dérivé de mancheron. Il désigne les poignées servant à diriger une charrue, d'où le sens du nom de métier, du laboureur. Dans l'ancien parler du Maine, il correspond à un petit terrier de lapin de garenne avec deux entrées. Il serait devenu le sobriquet d'un chasseur. Dans le Maine, ce patronyme est présent à Saint-Cosme-de-Vair en 1651. A cette époque, ce nom est rare en Anjou.

MASSOT
Il peut représenter en général un diminutif amical de Thomasson, ce dernier étant lui-même une forme abrégée de Thomas. C'est un nom de personne dont l'origine hébraïque désigne un jumeau. Dans l'ancien parler du Maine, il peut aussi correspondre â une galette de sarrasin et désigner ainsi un laboureur de terres ingrates et impropres à la culture du blé sans marnage. Dans cette province, il est présent à Rouessé-Vassé en 1623, au Grez en 1656, à Sainte-Croix( Le-Mans) en 1657. En Anjou, à Gené en 1630.

PERROTEL
Dans l'ancien parler du Maine, ce nom représente une variante amicale du matronyme Perrette. Ce dernier est un diminutif féminin du prénom Pierre. Dans le Perche, il est porté à Origny-le-Roux en 1803. Dans la province du Maine, il est plus rare. En Anjou, on le trouve à Gené en 1640.

RICHARD
C'est un nom de personne d'origine germanique dont les racines "ric et hard" désignent un homme puissant au caractère dur. Dans le Maine, ce nom est connu dans le Saosnois en 1614, à Notre-Dame-des-Champs en 1687, à Congé-sur-Orne en 1680, à Sainte-Jamme-sur-Sarthe en 1687, à Neuvy-en-Champagne en 1707. En Anjou, à Savennières en 1604, à Gené en 1617, au Lion-d'Angers en 1654, aux Ponts-de-Cé en 1681, à Bourg-l'Evéque en 1673, à Saint-Bartélémy-d'Anjou en 1662. Dans la région de Nantes, â Couffé en 1626, à Montrelais en 1810. Dans les Deux-Sévres à Nueil-sur-Argent en 1811.

VAILLANT
L'origine de ce nom est un adjectif de l'ancien français employé pour qualifier une personne au grand mérite. Dans le Maine, on rencontre ce nom à; Saint-Paul-le-Gaultier en 1666, à Mézières-sous-Ballon en 1723. En Anjou, il est présent à Avrillé en 1616, à Savennières en 1669, à Bécon-les-Granits en 1672.



Edition ... Novembre 2003

BURON
Dans le langage des Celtes Cénomaniens, ce nom serait une contraction du mot bouvron. Ce dernier est une transformation de beberon, le nom du castor. Il est pris dans le sens de l'ingénieur, du bâtisseur des eaux et des forêts. Plus tard, ce mot définit un lavoir construit de la main de l'homme en captant une source. Dans ces définitions, c'est l'homme qui domine et asservi la nature. Mais pour Chateaubriand, c'est un chalet de la montagne auvergnate, refuge des bergers. Ce nom est ici donné â un berger. En patois normand, ce nom désigne une maison. Il a pour racine dans le parler du vieil allemand "bur" avec la même signification. Ce patronyme peut donc être attribué â de nombreux personnages; seule la généalogie peut aider dans un choix. Dans le Maine, il est porté à La-Croixille (Mayenne) en 1665. En Anjou, à Combrée en 1670, à Bourg-l-Evéque en 1706, à Chazé-sur-Argos en 1713.

DESNEUX
Dans l'ancien parler du Maine, c'est une variante "des noés", les prairies des bords de rivière. Il est devenu par la suite le bordager de ces terrains. Mais en Alsace, ce nom correspond â des habitants nouvellement arrivés dans une région. La racine du suffixe "neux", dans le parler de l'allemand ancien "niwi"se traduit par l'adjectif : nouveau. Dans nos régions, il est rare avant la Révolution.

EGON
C'est une variante du nom de personne Aigon. Il est dérivé du mot aigo dont la racine gothique "aigan" se traduit par le verbe posséder. D'où un sobriquet appliqué â un propriétaire au Moyen-âge. Dans nos régions, ce patronyme est peu connu avant la Révolution.

GRINIE
Au XXe siècle, la majorité des personnes portant ce nom en France est originaire de la région de Lavaré dans la Sarthe. Dans l'ancien parler du Maine, le suffixe "nie" peut être une déformation vocale de la syllabe "gné". En toponymie, cette hypothèse rejoint la variante des noms de lieux dits Grinier et Grigné situés dans une même région sarthoise. Ce mot représente pour les autochtones un croûton de pain ou des boules de pâtes, une grignette, entourant une galette. Ce nom serait devenu le surnom d'un boulanger, d'un pâtissier. Dans le Maine, ce patronyme se rencontre dans le Saosnois en 1744. En Anjou, il est peu employé à cette époque.

LANDEAU
C'est un diminutif du nom d'une personne habitant un domaine. Sa racine germanique, le mot "land" désigne un pays, une région. Dans le Maine, on rencontre ce patronyme à Mézières-sous-Ballon en 1682, à Coulans-sur-Gée en 1692, à La-Quinte en 1696, à Saint-Gervais-en-Belin en 1700. En Anjou, ce nom est rare à cette période.

RABINAND
Dans le Maine, en toponymie, ce nom est une variante de Rabineau. Ce dernier nom est un diminutif de rabin dont la racine "rava" désigne une plante potagère, la rave. Ce nom serait un sobriquet amical d'un nom de métier: le maraîcher. Dans nos régions, ce nom est peu usité au XVIIIe siècle.

SILLIERE
Ce mot désigne le fil qui coud les paupières d'un faucon. Cet oiseau est employé pour la chasse. Ce patronyme correspond â un professionnel de cet art nécessaire aux besoins alimentaires de la population vivant au Moyen-âge. Dans le Maine, ce nom est porté à Saint-Jean-d'Assé en 1820. En Anjou, à Vern-d'Anjou en 1689.

TISON
Ce mot représente une pièce de bois de charpente pour la construction de maisons et de bâtiments. Il peut représenter le sobriquet de plusieurs noms de métier comme le bûcheron, le charpentier ou le scieur de long. Dans le Maine, ce patronyme se rencontre à Congé-sur-Orne en 1745, à Mézières-sous-Ballon en 1778. En Anjou, il est plus rare à cette période.



Edition ... Octobre 2003

BEAUDOIN
Le préfixe "beaud" est une variante en ancien français du mot baud désignant une personne joyeuse. Le suffixe "oin" est d'origine franque. Sa racine "oinus" correspond à un ami. Elle s'est ensuite stabilisé en français. L'ensemble correspond à un ami joyeux. Dans le Maine, il est connu à Savigné-l'Evéque en 1669, à Saint-Paul-le-Gaultier en 1719, à Conlie en 1784, à Noyen-sur-Sarthe en 1784. En Anjou, à Coron en 1687, à Mazé en 1696.

CAZENAVE
En langue d'Oc, le préfixe "caze" désigne une chaumière, une habitation agricole. Il a pour racine le mot latin, casa, la maison. Il est surtout porté dans les départements de l'Ariège et de la Gironde. Le suffixe "nave" correspond â une forme féodale de l'adjectif : neuve. Ce terme est surtout employé en Gironde. Ce patronyme est peu connu dans nos régions aux siècles derniers.

COUDRAY
Dans le parler ancien du Maine, en toponymie, il désigne un lieu planté de coudriers. C'est le nom commun du noisetier. Cette orthographe du mot coudray est fréquente dans le Centre-Ouest de la France; du Loiret à la Mayenne et du Maine et Loire au Calvados. C'est un arbre que l'on rencontrait fréquemment dans les abords des bordages Sarthois. Il est devenu le sobriquet d'un habitant de ces lieux. Dans le Maine, on le rencontre à Cures en 1634, à Evaillé en 1645, à Rahay en 1637, à Soulitré en 1691. à Yvré-l'Evéque en 1779. En Anjou, â Meigné en 1748.

ERNOU
Ce nom est une variante d'arnou, nom d'origine germanique. Le préfixe "ern" correspond â la force, quant au suffixe "ou", c'est une forme francisée du vieil allemand wulf, le loup. Au fil des siècles, il devient le sobriquet d'un homme fort comme un loup. Dans le Maine, on rencontre ce patronyme à Degré en 1728, à Fatines en 1683. En Anjou, à Behuard en 1693, à Géné en 1726.

GUENIVET
Nous avons ici une variation de l'orthographe du mot canivet. En Normandie, il désigne un petit couteau. Au fil des siècles, il devient â signifier un nom de métier, le marchand de canifs. Dans nos régions, ce patronyme est peu connu aux siécles derniers.

GUYON
C'est un nom de personne d'origine franque ayant pour racine "wido", mot désignant le bois. C'est un diminutif du nom et du prénom Guy. Dans le Maine, on rencontre ce patronyme à Loué en 1694, à Marçon en 1664, à Torcé-en-Charnie en 1720, à Sillé-le-Guillaume en 1710. En Anjou, à Marcé en 1677, à; Morannes en 1638, à Sainte-Christine en 1650.

HOREAU
Ce nom est une forme dérivée du mot hourel qui en ancien français désigne l'osier, l'arbrisseau servant à confectionner des paniers. Il est devenu ensuite le sobriquet d'un nom de métier, le vannier. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Courcité (Mayenne) en 1680, Au Mans en 1731, à Parigné-le-Polin en 1763. En Anjou, à Jumelles en 1806.

PORTE
Ce nom est porté par une personne résidant près d'une porte d'une ville. Il peut parfois correspondre au portier de la ville, mais aussi au péager d'un pont ou le responsable d'une porte marinière sur une rivière. Dans nos régions, il est porté rarement avant le XIXe siècle.

RAISON
Dans le sud-est de la France, ce nom est le sobriquet d'un raisonneur. Dans le parler ancien du Maine, il définit celui qui a une réponse à tout. Dans d'autres régions, il désigne celui qui a beaucoup d'arguments mais qui écoute aussi ses interlocuteurs. Au théâtre, ce mot incarne le comédien dont le langage est celui de la morale. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Mézangers en Mayenne dans les années 1640, à Loué en 1771. En Anjou, à Saint-Lambert-des-Levées en 1635.



Edition ... Septembre 2003

BECQUET
Comme patronyme normand, c'est un diminutif du nom Bec dont la racine noroise, danoise baek désigne un ruisseau. Dans ce cas, il s'agit d'un homme habitant près d'un cours d'eau. Quelques siècles plus tard, en ancien français, ce nom prend le sens d'une personne ayant la parole facile â la manière de l'eau qui s'écoule dans un ruisseau. Dans nos régions, ce patronyme est peu connu au XVIIIe siècle. Mais en Vendée, il est porté à Saint-Aubin-des-Ormeaux en 1664.

BLERAIS
Le préfixe "bler" a pour origine le mot gaulois "blaro", désignant la couleur grise. La terminaison comme ci dessus correspond â la propriété. Le patronyme définit un homme à la barbe grise. Dans nos régions, ce nom est rare avant la Révolution.

BLEVAIS
Le préfixe breton "blev" désigne la chevelure. Toujours en Bretagne, le suffixe "ais" est une adaptation de la terminaison latine "anicus" désignant une propriété. L'ensemble forme un patronyme se rapportant â un propriétaire ayant une chevelure importante. Il est peu répandu dans nos régions aux siècles derniers.

CHIQUET
Ce nom est un diminutif du mot chique (petit). Dans le Nord-ouest de la France, il est devenu le sobriquet d'un homme de petite taille. Dans nos régions, ce patronyme est rare aux siècles derniers.

DUBOIS
Ce nom désigne un habitant d'une maison située près d'un bois. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Degré en 1693, à Sillé-le-Guillaume en 1702, â Rouessé-Vassé en 1703, à; Saint-Victeur en 1686, Saint-Ouen-en-Champagne en 1725. En Anjou, â Villévéque en 1630, à Varennes-sur-Loire en 1686, à Brissarthe en 1680, à Pellouailles-les-Vignes en 1739.

GAUTIER
C'est un nom de personne d'origine germanique dont les racines "wald et hari" désignent un gouverneur militaire. Dans le Maine, ce patronyme est présent à Fatines en 1617, à Melleray en 1672, à Soulitré en 1673, à Vancé en 1685, à Sillé-le-Guillaume en 1703. En Anjou, â Chazé-sur-Argos en 1612, à Daumeray en 1612, à Mazé en 1627, à Brigné en 1650, à Trélazé en 1664, à Beaufort-en-Vallée en 1683.

LEPLU
Le préfixe, l'article "le" correspond â l'expression le fils de. Le suffixe, mot principal, "plu" dans l'ancien parler du Maine, est un adjectif variable se rapportant au nom Peillaud. Ce patronyme désigne une personne qui a des cheveux très longs. Mais en ancien français, il désigne l'aspect velu d'une personne. Dans le Maine, ce nom est porté sans l'article à Rouessé-Vassé en 1706, à Vimarcé (Mayenne) en 1675. En Anjou, il est plus rare à cette période.

MARAIS
C'est un nom fréquent dans l'Ouest de la France. Il a une origine scandinave, il vient du mot norois "mar" désignant un étang. C'est le langage des envahisseurs normands au Xe siècle. Ce patronyme est porté par un riverain d'une pièce d'eau. Dans le Maine, ce nom est connu dans le Saosnois en 1649, à Méziéres-sous-Ballon en 1735, â Villaines-sous-Lucé en 1750. En Anjou, à Rochefort-sur-Loire en 1629, à Savenniéres en 1664, au Lion-d'Angers en 1635.

RACOIS
C'est le nom d'une personne ayant des qualités pour apaiser des querelles. Il a pour racine en vieux français le verbe raccoiser signifiant apaiser, calmer. Saint-Simon l'emploie dans cette phrase " il crut devoir mettre cet intervalle de temps pour laisser raccoiser les humeurs … ". Dans nos régions ce patronyme est rare au XVIIIe siècle.



Edition ... Août 2003

COIGNARD
Ce nom a pour origine le mot coignet qui désigne en ancien français une petite cognée. Ce patronyme serait un sobriquet attribué à un bûcheron. Dans le Maine, on rencontre ce nom à Loué en 1651, à Chemiré-en-Charnie en 1707. En Anjou, à Vern-d'Anjou, à Angers en 1796.

DASSE
Ce nom correspond â une personne ayant habité un des villages sarthois et mayennais, d'Assé. L'origine latine de ce mot est accacius, nom d'un domaine. Dans le Maine, ce patronyme apparaît, en Mayenne, à Courcité dès 1619, à Izé en 1674, à Trans en 1690. A cette époque, on le rencontre moins souvent en Anjou.

MARMION
Dans l'ancien parler du Maine, ce nom désigne une personne qui marmonne, qui murmure, celui qui parle bas. Dans le Maine, en Mayenne, il est présent à Saint-Pierre-sur-Orthe en 1629, à Saint-Mars-du-Désert en 1778. En Anjou, il est moins fréquent dans ces années là.

MERLAND
C'est un nom de personne d'origine germanique dont les racines "mer et land" désignent une contrée célèbre, célébrité rejaillissant sur ses habitants. Dans le Maine, ce patronyme est présent à Rouessé-Fontaine en 1700. A la même époque, il est rare en Anjou.

PATON
Au XXe siècle, ce patronyme est surtout porté à l'Ile de la Réunion, dans la Meuse et en Seine-Maritime. Dans ces départements, son orthographe est une variante du nom Paston correspondant â un morceau de pâte, à une pâtisserie. Il est donc devenu le sobriquet d'un nom de métier, le pâtissier. Avant la Révolution, ce nom est rare dans nos régions.

PICAULT
C'est le sobriquet d'un nom de métier, de celui qui manie le pic d'un mineur ou d'un tailleur de pierres. Dans le Maine, ce patronyme est rare au XVIIIe siècle. En Anjou, on le rencontre â Savennières en 1600, à Chazé-sur-Argos en 1616, à Angers en 1630, à Epiré en 1633, au Lion-d'Angers en 1642, à Cantenay-Epinard en 1645.

PLEUVRY
En toponymie, le préfixe "pleu" est une variante dans les départements d'Ille-et-Vilaine du mot plou désignant une paroisse. Il a pour racine galloise "plwif". Le suffixe "vry" est une transformation gauloise du latin "acus" employé comme appellation d'un lieu particulier. Ce patronyme correspond à une famille originaire d'une paroisse de ces départements. Dans le Maine, il est présent à La Chapelle-Huon en 1588, à La Chapelle-Gaugain en 1724. A cette époque, il est rare en Anjou.

QUILLIVIC
C'est le nom de plusieurs lieux dits du Finistère. La racine bretonne "quilli" désigne un bocage, tandis que le suffixe "vic" vient du latin vicus. Il est attribué â un hameau. Ce patronyme est donné à une personne originaire de cette région. Aux siècles passés, il est presque inconnu dans nos régions.

TRONCHET
C'est un patronyme, mais aussi le nom d'une commune sarthoise. En toponymie, le suffixe "et" correspond au latin "etum" désignant un nom de lieu. L'ensemble du nom désigne un lieu planté d'arbres. Ce patronyme peut aussi correspondre à un sobriquet se rapportant à un bûcheron. Il peut aussi être celui des marchands de la ville belge du même nom se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle en passant par Notre-Dame-des-Champs, prés du village du Tronchet. Dans le Maine, il est présent à Fresnay-sur-Sarthe en 1639, à Mézières sous Ballon en 1698. En Anjou, il est rare à cette époque.

VAUDECRANNE
Le préfixe "vau" correspond au mot latin vallis désignant la vallée. Le suffixe "cranne" a pour origine le mot irlandais crann désignant un bois, d'où un habitant de ces lieux. Dans le Maine, il est présent à La Chapelle-Saint-Rémy en 1711. En Anjou, il n'est guère présent à cette époque.



Edition ... Juillet 2003

CHAPLAIN
C'est une forme contractée de chapelain, nom de métier, du prêtre chargé d'une chapelle située dans une église ou dans une cathédrale. Dans le Maine, ce patronyme est présent dans le Saosnois en 1634, à Rouessé-Fontaine en 1727, à Cherré en 1766. En Anjou, ce nom est peu connu avant la Révolution.

DERAIN
Ce nom a pour origine en ancien français le mot dererain désignant le dernier. Ce patronyme s'applique au dernier-né d'une famille. Il est peu connu dans nos régions aux siècles derniers.

DEPRET
En Picardie, ce nom est une forme dérivée de Després. Ce patronyme désigne un habitant d'une maison entourée de prairies. Avec cette orthographe, ce nom est peu fréquent dans nos régions au XVIIIe siècle.

GIROUX
Ce mot est une variante de Géroux, nom de personne d'origine germanique dont les racines en vieil allemand "gêr" et "wulf" sont traduites en français par lance et loup. Ce patronyme correspond à un chasseur de loups armé d'une lance. Dans le Maine, il est présent à Saint-Rigomer-Des-Bois en 1666. En Anjou, il est peu connu au XVIIIe siècle.

GUILLOTIN
C'est une variante dans l'Ouest de la France de Guillaume, nom de personne d'origine germanique ayant pour racines en vieil allemand "will" et "helm" traduisant la volonté d'un chef. Dans le Maine, ce nom est connu à Saint-Mars-Sous-Ballon en 1789. En Anjou, il est peu connu avant la Révolution.

MALFETTES
Le suffixe "fettes" n'a ni origines ni racines en français. Comme cela est souvent le cas en toponymie, le "f" peut être un "parasite" ou une dérive de l'orthographe. Le nom devient Malettes, mot dérivé de mallette, Ce patronyme, très fréquent, désigne au Moyen-âge le porteur des mallettes du seigneur ou du prince, autrement dit l'homme de confiance de ce dernier.

PILLARD
Ce nom est une variante du mot pilard. Il a pour origine un mot du Moyen-âge, pile, dans le sens d'un pilon ou d'un mortier servant à broyer diverses matières comme des céréales. Ce patronyme a servi de sobriquet aux meuniers. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Chérancé en 1636, à Dangeul en 1665, à Thoigné en 1669. En Anjou à Ecouflant en 1670 à, à Ancenis en 1779.

PRADIES
Ce nom a pour racine le mot pra qui est la racine occitane de la prairie. Le suffixe 'ies" a pour origine gauloise le suffixe "acose" qui précise un lieu déterminé. Ce patronyme désigne le propriétaire d'une prairie avec une situation exacte. Ce nom est rare dans nos régions aux siècles derniers.

RIDRAY
Dans la toponymie du Haut Maine, ce nom désigne plusieurs lieux dits aux environs de Livet-En –Saosnois. Il correspond au mot Ridier, un diminutif familier dans nos régions. Il a pour racines en vieil allemand "ritau", aller â cheval et "hari", armé. Il désigne donc un cavalier avec son arme. Dans le Maine, ce nom est porté à Dangeul en 1819, à Nouans en 1841. En Anjou, il est encore plus rare.

VACHER
Il désigne l'homme de confiance chargé de la conduite d'un troupeau de bovins. Ce mot a pour racine romaine le mot vaccinus indiquant tout ce qui a un rapport avec les vaches et le patronyme Vacher date de cette époque. Dans nos régions, il s'est fixé au Moyen-âge, époque où il n'a aucun sens péjoratif mais celui d'un homme très respectable. Dans le Maine, en Mayenne, à Voutré en 1649, dans la Sarthe, à Rouessé-Vassé en 1712. En Anjou, à Sainte-Gemmes-D'Andigné en 1684, à Champteussé-Sur-Baconne en 1684, à Grez-Neuville en 1726.



Edition ... Juin 2003

AUBRY
C'est un nom de personne d'origine germanique. Il représente la forme populaire du prénom de baptême Albéric. Il correspond à un homme puissant. Dans le Maine, il est porté à Saint-Vincent-Des-Prés en 1671, à Crissé en 1691, à Moncé-En-Belin en 1702. En Anjou, à Epiré en 1626, à Montigné-Les-Rairies en 1650, à Savennières en 1651, à Daumeray en 1660, à Angers en 1675.

EYHERACHAR
Ce nom est d'origine basque, Au XXe siècle, les naissances déclarées avec ce patronyme en France sont presque uniquement enregistrées dans le département des Pyrénées Atlantiques. Sa racine est une variante du mot basque eihera qui désigne un moulin. Le suffixe "char" pourrait être attribué à au chemin de ce lieu et le patronyme correspondrait au charretier de ce moulin. Sous l'Ancien Régime, ce patronyme est peu connu dans nos régions de l'Ouest.

HUCHEDE
C'est un patronyme de l'ancien parler du Maine. Phonétiquement, "huche-dé" a la même consonance que "juge-dé", le jugement de Dieu. C'est l'exclamation d'un homme qui en appelle à Dieu. Dans le Maine, en toponymie, ce nom de lieu existe dans le Saosnois. Ce patronyme est présent en Mayenne à Parne-Sur-Roc en 1695, à Château-Gontier en 1672, à Chemazé en 1720, à Bazouges en 1630. En Anjou, il est à Montpollin en 1774.

LEMEUNIER
Ce nom correspond à l'orthographe dans l'Ouest de la France du patronyme Meunier. Il représente le nom d'une profession. Dans le Maine, il est porté à Saint-Léonard-Des-Bois en 1683, à Saint-Mars-D'Outillé en 1689, à Pirmil en 1696, à Conlie en 1703. En Anjou, à Savennières en 1657, au Lion-d'Angers en 1683, à Morannes en 1619.

LEPARC
Ce nom est d'origine bretonne, de la région de Nantes. Dans cette contrée, il a pour racine le mot park désignant un champ. Il est devenu au fil des siècles le patronyme d'un gardien de parcs et de jardins. Dans nos r&eacuite;gions, il est peu connu dans le Maine et en Anjou.

MONCEAU
Avec cette orthographe, c'est le nom d'une commune de l'Aisne. Ce patronyme désignerait un homme natif de cet endroit. Son origine vient du mot bas latin "montecellum" correspondant à une colline. Cette définition élargirait la signification de ce nom. Dans le Maine, il est présent en Mayenne au en 1722. Dans l'Anjou, il est connu à Gené en 1642, à Angrie en 1678.

OFFREDO
C'est une forme Méditerranéenne et un dérivé de Auffray, ancien prénom de baptême, lui-même découlant du nom germain Adalfrid. Il a pour racines : "adal", noble et "frid", paix. Avec cette orthographe, ce patronyme est peu répandu avant le XIXe siècle dans nos régions.

PASNON
C'est une variante du mot penon désignant en ancien français l'étendard des chevaliers du Moyen-âge. Au cours des siècles, ce vocable est devenu le surnom du porteur de cette oriflamme. Dans nos régions, ce patronyme est peu répandu avant la Révolution.

VALIOT
Ce nom en toponymie désigne dans la Sarthe plusieurs dizaines exploitations agricoles. En tant que patronyme, il se rattache au mot "vallet". Il désigne, en ancien français, le jeune gentilhomme n'ayant pas encore été armé chevalier. Dans le Maine, on le rencontre à Domfront-En-Champagne en 1670, à Chemiré-En-Charnie en 1694. En Anjou, il est peu connu avant la Révolution. En France, au XXe siècle, la majorité des naissances ont lieu à Connerré.



Edition ... Mai 2003

BLANDIN
En toponymie, ce nom concerne des lieux dits dans le Maine à Coulombier, à Assé-Le-Boisne. Ce patronyme correspond à l'origine à un flatteur. Dans le Maine, en Mayenne, il est connu à Saint-Martin-De-Connée en 1642, à Congrier en 1650. En Anjou, il est peu connu avant la Révolution.

BOUGARD
Le préfixe " boug " est une transformation du nom de personne d'origine germanique Buggo dont la racine est buche, mot désignant un hêtre et le suffixe "ard" aussi d'origine germanique s'appliquant à un homme de forte corpulence. Ce patronyme relate les qualités de ce bois. Dans le Maine, ce patronyme est présent à Mulsanne en 1637, à Thoiré-Sur-Dinan en 1649, à Yvré-Le-Polin en 1713. En Anjou, à Sainte-Gemmes-Sur Loire en 1594, à Angers en 1652.

CASTRONOVO
Ce nom, avec sa consonance méditerranéenne, désigne le nouveau propriétaire d'un château, d'une place forte. Cet habitant peut parfois être un jeune marié. Sa racine latine castrum correspond â un camp. Ce patronyme est peu courant dans nos régions aux XVIIe et XVIIIe siècle.

DAUFRESNE
C'est une variante du nom Dufrêne. Il désigne l'habitant d'une propriété où les frênes prospèrent. Ces arbres sont précieux chez les anciens pour confectionner les attelages. Le préfixe "dau" vient du mot breton "daou" qui correspond au chiffre deux. On aurait donc le nom d'une personne vivant à coté de deux frênes. Ce patronyme est peu courant dans nos régions avant la Révolution.

DELAREUX
Dans le parler du Haut Maine, ce nom correspond en français â Delarue, l'homme qui habite une maison en bordure d'une rue. En toponymie, on rencontre des lieux-dits à ce nom dans la région de Château-Du-Loir. Dans le Maine, avec cette orthographe, ce patronyme est connu à Savigné-Sous-Le-Lude en 1744. En Anjou, à Chemillé en 1697.

DUTEMPLE
Ce patronyme désigne un membre de l'Ordre des Templiers résidant dans une commanderie au Moyen-âge. Il est connu dans le Loir et Cher, mais il presque inconnu dans nos régions avant la Révolution.

LUBINEAU
Ce nom est un diminutif de Lubin. Il est à la fois un prénom de baptême et un patronyme. Il a pour origine un ermite né à Poitiers, devenu abbé de Brou puis évêque de Chartres au VIe siècle. Il a donné son nom à de nombreux lieux-dits en Eure et Loir et dans l'Est de la Sarthe. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Vibraye en 1710, à La-Chapelle-Huon en 1726, à Valennes en 1762. Il est peu connu en Anjou avant la Révolution.

LEBLAY
Ce nom est une variante de Bleis dont l'origine est le mot breton bleiz , mot désignant un loup. Ce patronyme a pour origine un membre d'une compagnie de louveterie chargée de traquer les fauves dans les forêts. C'est l'époque où la France de nos ancêtres vit avec la peur omniprésente du loup. Ce nom est peu connu dans nos régions sous l'Ancien Régime.

RENAUDIER
La terminaison "ier" de ce nom désigne une maison au Moyen-âge. Elle individualise un homme parmi d'autres. Quant à Renaud, c'est le patronyme d'une personne d'origine germanique. Il a pour racines ragin et waldan, en français, le conseil et gouverner. Il s'agit donc d'un dirigeant avisé. Dans le Maine, on le rencontre en Mayenne, à Pommerieux en 1793. En Anjou, à Champteussé-Sur-Baconne en 1797.



Edition ... Avril 2003

BAUDUIN (famille du Nord)
Tout comme la variante Baudouin dans le Maine, ce nom de personne d'origine germanique, a pour racines bald et win, désignant un ami audacieux. Dans le Maine, ce patronyme Baudouin se rencontre à Moulins-le Carbonnel en 1647, à Savigné-l'Evéque en 1645. En Anjou, à Saint-Paul-du-Bois en 1804. Dans la région de Nantes, à Trans-sur-Erdre en 11730, à Couffé en 1758, à Teillé en 1790.

BRENET
Ce mot serait une variante de branée. Dans le parler ancien du Maine, il désigne une nourriture à base de son, un pain de son. Par extension il pourrait être le sobriquet d'un boulanger des pauvres. Ce patronyme est peu connu dans nos régions avant la Révolution.

BRILLANT
Ce nom a pour origine en ancien français le verbe brillier venant de bérille, le piége à oiseaux. D'où celui qui attrape des volatiles. Dans le Maine, on le rencontre à Sillé-le-Philippe en 1720.

FOURNIER
C'est un ancien nom du boulanger. Dans le Maine, il est présent dans le bélinois en 1643, à Parcé en 1665, à Avezé en 1675, à Etival en 1686, à Mansigné en 1689. En Anjou, à Savennières en 1628, à Chazeaux en 1694, à Saumur en 1683. Dans la région de Nantes, on le rencontre à Campbon en 1578, à Ancenis en 1598, à Crossac en 1600.

FREITAS
Ce nom originaire de l'Alsace ou de la Lorraine est une variante de Freitag et avec le suffixe "as", nous avons une notion de lieu précis. Sous l'Ancien Régime, ce patronyme est la traduction de vendredi. Il correspond à un enfant trouvé ce jour là. Il est peu connu dans nos régions.

GAYET
C'est un diminutif de Gai, nom d'origine germanique décrivant un homme qui est de bonne humeur. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Mont-Saint-Jean en 1635, à René en 1698, à Courgains en 1699. En Anjou, au Pin-des-Mauges en 1639, à Montjean-sur-Loire en 1688.

PERRIER
Il s'agit d'un nom de métier, de celui qui est carrier, le tailleur de pierres. Dans le Maine, il est présent à Parigné-l'Evéque en 1706, à Sillé-le-Guillaume en 1769. En Anjou à Gené en 1683. Dans la région de Nantes, à La-Chapelle-Saint-Sauveur en 1820.

PONTONNIER
C'est un nom de métier, de celui qui perçoit des droits de péage au passage d'un pont. Dans le Maine, il est porté à Chenu en 1700 et à Coulongé en 1740. En Anjou et dans la région de Nantes, il est plus rare aux siècles derniers.

RAULT
Ce nom est une variante de Raoul, prénom de baptême d'origine germanique dont la racine radwulf peut correspondre à la prudence du loup. Dans le Maine, il est présent en toponymie avec des noms de lieux, mais il est plus rare comme patronyme. En Anjou, on le rencontre à Maulévrier en 1747.

RIDERAY
Ce nom est d'origine germanique. Dans le vieux parler allemand, ses racines sont ritan (aller â cheval) et hari (armée). Il se rapporte à des cavaliers. Dans le Maine, en toponymie, des lieux portent ce nom près de la forêt de Perseigne; ce patronyme est présent à Dangeul en 1819 et à Nouans en 1841. En Anjou et dans la région de Nantes, il est peu connu au XVIIIe siècle.



Edition ... Mars 2003

CALOYANNI (d'origine grecque)
Un caloyer est à l'origine un moine grec de l'ordre de saint Basile vivant sur le mont Athos. L'austérité de leur mode de vie leur vaut de la part des pirates l'appellation d'envoyés de Dieu et l'absence de pillages. Par la suite, le terme de caloyer est porté par les moines du Moyen Orient. Pour plus de détails, lire "Voyage au Levant" écrit en 1553 par Pierre Belon, naturaliste du Maine. Avec le suffixe anni, pluriel du mot latin annus, Ce nom peut se traduire par un moine vénérable.

CAMBRAY
Ce patronyme a pour origine le nom toponymique de Cambrai, ville du département du Nord. Sa racine latine est camaracum. Son suffixe s'applique à une place forte, un poste militaire avec des remparts contre les invasions. Ce patronyme est peu courant dans nos régions.

CHEVET
Ce mot de l'ancien français (chevez) désigne la tête d'un lit où ordinairement un traversin est posé. D'où le nom du marchand de cette literie. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Courcelles-La-Forêt en 1727. En Anjou et dans la région de Nantes, il est peu connu avant la Révolution.

HESNAULT, Henault, Esnault, Eno.
Sous l'Ancien Régime, la rédaction des registres de baptêmes, mariages, sépultures était effectuée par les curés des paroisses ou leurs vicaires et parfois les sacristes. Tous n'avaient pas la même maîtrise de l'écriture. Ils ne se reportaient pas aux années antérieures mais ils utilisaient l'orthographe phonétique influencée par le langage de leurs ouailles. Après la Révolution, il en est de même avec l'état civil. Il faut attendre la délivrance des livrets de famille à Paris en 1877 et la loi du 4 avril 1884 appliquant cette mesure à toute la France pour que la tradition écrite s'établisse et que l'orthographe des patronymes soit fixée.

LAMOTTE
C'est une variante de motte qui peut désigner un ouvrage fortifié sur un tertre, sur une hauteur, d'où un habitant de ce lieu. Mais dans le vieux parler du Maine, ce mot est employé par les tanneurs. La motte était confectionnée en galette à partir du tan usagé et servait de combustible. De même, les agriculteurs désignent sous le nom de motte, le marc de pommes qu'ils pressent pour obtenir le cidre. On aurait donc un nom de métier. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Melleray en 1724. En Anjou, à Champteussé-Sur-Baconne en 1724, à Murs-Erigné en 1823. Dans la région de Nantes, il est peu porté.

JANVIER
La racine latine de ce nom est januarius, mot désignant un mois. Lui-même tire son origine de Janus, ancien roi d'Italie devenue le dieu des portes (d'entrée et de sortie) représenté par deux têtes. Il préside au passage de l'année suivante. Ce patronyme désignerait un homme ayant un pouvoir sur les événements. Dans le Maine, on le rencontre à Bessé-Sur-Braye en 1589, à Cérans en 1609, â Avoise en 1664, à Chemiré-Le-Gaudin en 1699. En Anjou, à Saulge-L'Hopital en 1642. Dans la région de Nantes, à Mésanger en 1628.

SERGENT
Avant la Révolution, c'est le sobriquet d'un nom de métier, l'huissier de justice. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Rouessé-Vassé en 1691, à Saint-Jean-d'Assé en 1687. En Anjou, à Savennieres en 1626, à Saint-Georges-Sur-Loire en 1702. Il est peu connu dans la région de Nantes au XVIIIe siècle.



Edition ... Février 2003

GOBBE
Ce nom vient d'un adjectif du vieux français désignant un homme orgueilleux. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Carelles et à Saint-Berthevin (Mayenne) en 1702 et en 1704. En Anjou, il est plus rare sous l'Ancien Régime. Dans la région de Nantes, il est présent à Louisfert en 1740.

GOUFFIER
Nom d'origine germanique ayant pour racines wulf et hari, traduits en français par loup et armée. Ce nom de famille apparaît dans notre région au temps des Mérovingiens. Il désigne un guerrier assez féroce. Dans le Maine, il est porté à Requeil en 1656 et en 1677. En Anjou, à Villévêque en 1679. Avant la Révolution, il est peu fréquent dans la région de Nantes.

HALIN
C'est une variante du nom Alin, diminutif d'Adalin. Celui-ci a pour origine franque le mot adal qui décrit un homme de caractère noble. Dans le Maine, en Anjou et dans la région de Nantes, il est presque inconnu sous l'Ancien Régime.

HENRY
Henri est un nom de baptême devenu un patronyme. Sa variante, Henry est un dérivé d'Hainric, empereur germanique du Xe siècle. Dans le Maine, une famille porte ce nom à Chemiré-Le-Gaudin en 1730, à Voutré (Mayenne) en 1699. En Anjou, à La Jumellière en 1701, à Armaillé en 1726 et à Challain-La-Potherie en 1707. Dans la région de Nantes, à Erbray en 1640 et à Saint-Julien-De-Vouvantes en 1730.

LAPSOLU
Ce nom est une variante de Labsolu. Il a pour origine en vieux français, le verbe assoudre, rendre quitte, d'où le nom absolution au sens religieux. On aurait ainsi un homme de qualité. Dans le Maine, en Anjou et dans la région de Nantes, ce patronyme est assez rare avant la Révolution.

LECHAT
Le préfixe le désigne souvent le fils de… , quant au mot chat, il correspond à un homme aux allures félines, souple. Mais le chat peut aussi être une forme altérée de chas. Ce mot définit une partie d'une maison, d'où un homme vivant en famille. Dans le Maine, ce patronyme est présent à Crissé en 1700, à Sillé-Le-Guillaume en 1667 et à Gesvres(Mayenne) en 1654. Dans toute cette région, l'habitat épars est souvent constitué de maisons accolées en "village". En Anjou, ce nom se rencontre à Jumelles en 1677, à Longué en 1640 et à Sainte-Gemmes-Sur-Loire en 1628. Dans la région de Nantes, à Saint-Julien-De-Vouvantes en 1712.

PERCHER
Ce nom est dérivé de perchier. Il désigne en vieux français un marchand de perches, longues gaules de bois. Dans le Maine, ce patronyme est connu à Daon (Mayenne) en 1673. En Anjou, à Vern-d'Anjou en 1675, à Gené en 1699 et à Ambillou-château en 1681. Dans la région de Nantes, il est rare sous l'Ancien Régime.

RENOULT
C'est une variante du nom Renaud, d'origine germanique. Il a pour racines: ragin traduit par conseil et waldan, en français, gouverner. Ce patronyme désigne donc un homme gouvernant avec beaucoup d'habileté. Dans le Maine, il est porté à Courgenard en 1665et à Théligny en 1670. En Anjou, à Saint-Rémy-des-Mauges en 1821, à Saint-Augustin-Des-Bois en 1695 et à Daumeray en 1698. Dans la Région de Nantes, il est plus rare avant la Révolution.



Edition ... Janvier 2003

AUBERT
D'origine germanique, ce nom a deux racines: adal et berht. Elles se traduisent par noble et brillant. Dans le Maine, ce patronyme est présent dans la région de Fresnay-sur-Sarthe en 1588, de Cérans en 1604, Mamers en 1662, La Bazoge en 1700. En Anjou, à Angrie en 1580, Sainte-Gemmes-sur-Loire en 1643, Mazé en 1630, Bocé en 1685.

BERGEOT
Il a pour origine le mot gaulois barica désignant un homme habitant sur une berge le long d'un cours d'eau. Dans le Maine, ce patronyme est présent au Breil-sur-Mérize en 1699, à Sillé-le-Philippe en 1721, à Bonnétable en 1720. En Anjou, il est peu connu avant la Révolution.

FOUCHARD
Ce nom de personne d'origine germanique a pour racines folc et hard désignant un peuple fort. Dans le Maine, ce patronyme est porté à Meurcé en 1670, à Beaufay en 1802. En Anjou, à Chalonnes-sur-Loire en 1691, à Montpollin en 1774.

OGER
C'est un nom d'origine germanique, recherchant la richesse. Dans le Maine, ce patronyme se rencontre à Sceaux-sur-Huisne en 1615, à Champfleur en 1672, à Ancinnes en 1695, à Coulongé en 1717. En Anjou, à Mazé en 1522, à Epiré en 1664, Botz-en-Mauges en 1655, à Saint-Florent-le-Vieil en 1690.

PICHON
Dans le parler du Maine, ce nom désigne un petit oiseau encore au nid; c'est un sobriquet désignant un joli garçon. Dans cette province, ce patronyme est présent à Chassillé en 1639, Saint-Corneille en 1707, Neuvillalais en 1697. En Anjou, à Jarzé en 1681, Moranne en 1638.

ROBINEAU
C'est le diminutif de robin, nom du mouton dans le Roman de Renart; Robin est une variante de Robert et c'est un nom d'origine germanique désignant un homme glorieux et brillant. Dans le Maine, ce patronyme est présent à Marçon en 1664, Pontlieue en 1638, Téloché en 1680. En Anjou, à Allonnes en 1655, à Andrezé en 1690, ontigné en 1670, Combrée en 1687.

ROUAULT
Nom d'origine germanique, il a pour racines, hrod et waldan, traduites en français par gloire et gouverner. Dans le Maine, ce patronyme est porté par une famille à Saint-Célerin en 1738. En Anjou, il est très fréquent à Saint-Georges-sur-Loire en 1613, à Gené en 1644, Savennieres en 1615, Sainte-Gemmes-sur-Loire en 1689.

SAULNIER
Ce nom désigne un paludier ou un marchand de sel. Dans le Maine, ce patronyme est présent à Cérans en 1520. En Anjou, à Tiercé et à Champteussé-sur-Baconne en 1615.

VINSOT
Ce nom est un dérivé familier de Vincent, c'est un patronyme latin venant du participe présent du verbe vincere, vaincre. Dans le Maine, une famille de ce nom est présente à Courcelles-la-Forêt en 1730. En Anjou, à Louvaines en 1672, au Lion-d'Angers en 1600.



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